14.05.2012
Zarbie les yeux verts Joyce Carol Oates
Zarbie les yeux verts a un beau papa, une belle maison, une mignonne petite soeur et un grand frère peu attentif, mais normal. Zarbie les yeux verts est le double "révolté" intérieur de Frankie, l'ado narratrice qui vit dans une grande et belle maison entourée de sa famille géniale. C'est ce que dit et impose le papa génial, à coup de torsions de bras s'il le faut, tout est génial, surtout lui et sa réussite, on fête ses super nouvelles de super promotion à coup de super repas en faisant des super sourires à la télévision ( dans les deux sens, quand il est dedans et quand on le regarde dedans). Faut dire qu'il est un super présentateur sportif, avec une super carrière et que tout le monde l'aime et qu'il encore beau et encore jeune ... Alors quand super papa dit que maman est méchante parce qu'elle veut faire de la poterie peinarde dans son "monde à elle", un bungalow minuscule mais avec des volets bleus et des tournesols peints dessus, dans un village aux pentes douces et aux voisins chaleureux, et bien papa a forcément raison. Sauf que, pas bête l'ado narratrice, il y a des signes que la façade de super papa, elle est quand même lézardée par la racine.
Bon, y'a tromperie sur la marchandise, c'est un roman pour ado, bien fait, mais pour ado. Parce que c'est un peu simpliste tout cela : côté "père de télévision" : grande maison modernissisme mais en verre et froide comme tout de l'âme, les conventions sociales et le despotisme latent, du côté de la "maman rangée qui tente la femme libérée" : le bungalow chaleureux, la vie de bohème, (mais sage quand même), l'amour sincère et sans façade.
On peut passer sans complexe et sans acné.
Athalie
PS : je viens de vérifier, c'est effectivement un livre publié au départ dans une collection pour ado (la preuve en illustration), je veux bien rester jeune, mais cela aurait été mieux de pas le publier en douce en folio pour grand. Tant pis, je le passerai à ma fille quand les boutons germeront.
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10.05.2012
La brocante Nakano Kawakami Hiromi
La littérature nipponne envahit mon horizon de lectrice-blogueuse, j'en vois partout. La vague japonaise ne me léchouille point trop le bout des pieds vu que mes rares tentatives d'immersion se sont souvent soldées par des marées d'ennui ( sauf pour Kafka sur le rivage, je l'avoue). Cependant, comme je peux varier d'avis, face à l'enthousiasme d'une amie, me voilà avec La brocante Nakano entre les pattes. On aurait pu faire pire, même si ma conviction n'est pas débordante.
Nakano est le drôle de petit patron, ni despote, ni généreux, ni compatissant, ni vraiment attentif, d'une brocante à l'écart des mouvements citadins trépidants, au fond d'un quartier vague. Sont posés là les fruits de ses récoltes, de ses débarrassages de grenier : des objets anonymes, uniquement des "utilitaires de l'ère Showa" ( des survivants de, si j'ai bien compris, la "mode" décorative des années d'après guerre nipponne). C'est un bric à brac, un peu comme ses histoires de rien, ses trois femmes, sa maîtresse, la belle Sarako qui ne crie pas au lit et écrit des trucs érotiques trop compliqués pour lui.
Dans ce petit monde, il y a peu d'habitants : Nakano " règne" sur deux employés. Il a aussi une soeur. La première employée est sa vendeuse, Hitomi, c'est son regard que l'on prend sur la brocante et ceux qui en poussent parfois la porte : quelques vendeurs, des acheteurs du quartier, la soeur, le patron donc, elle et l'aide déménageur. Ils se posent là, au milieu de la vaisselle dépareillée, entre une affiche publicitaire géante vantant les mérites d'une machine à coudre d'un autre âge et un poële encore un peu en état de marche. Hitomi semble immobile dans ce temps-là, ce petit temps de la brocante, suspendue à un autre immobile, l'autre employé de Nakano, l'aide déménageur, Takéo. L'aime-t-elle ? on ne sait ... L'aime-t-il ? On ne sait ... Dès fois, ils lâchent des phrases, dès fois non, dès fois on peut penser que, et puis non. Ce qui fait que quand l'histoire s'esquisse, on a eu le temps de voir venir. De fois en fois, le temps s'écoule. La soeur passe, repasse, reste, ressort, revient, son amant disparait, revient. C'est tout de l'ordinaire, du pas dit, du pas vécu et pourtant si.
Lectrice qui cherche de la trépidation sentimentale, passe donc ton chemin, inutile de fouiller davantage dans ce bric à brac, ni joyeux, ni jouissif, plutôt gris et terne, d'objets, parfois vendus, parfois achetés, de personnages, comme une famille d'occasion recomposée, dans ce microcosme sans ordre ni necessité d'être là, ils semblent en aussi posés en attendant qu'il leur arrive quelque chose d'autre. Ce n'est pourtant pas ennuyeux, juste ciselé dans un presse papier ébréché en forme de grenouille.
Athalie
19:42 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : la brocante nakano, kawakami hiromi, romans japonais, romans
07.05.2012
Les anges de New York R.J Ellory
Traduction du billet d'Anonymous par Athalie ( traduction libre de droits) : " C'est quoi cette putain d'enquête avec ce putain d'inspecteur dans cette putain de ville qui avait des putains de saints ... ? "
Ce en quoi Anonymous exagère quelque peu parce que si les saints sont bel et bien vérolés, il n'y a qu'une prospituée réelle dans cette histoire, elle est même plutôt sympa, même si pas souvent là, et de toute façon, elle s'appelle Eve, ce qui doit être un clin d'oeil appuyé ou je ne m'y connais pas en références bibliques. Et Franck Parish, l'inspecteur, le héros, il a bien besoin d'une âme charitable pour s'étancher vu qu'il se trouve dans une sorte d'impasse, un petit enfer qu'il s'est fait avec les dents. Divorcé, sa femme le déteste encore, un grand fils auquel il n'a pas parlé depuis déjà un certain temps, sans qu'il sache vraiment pourquoi,, une grande fille qu'il bichonne tellement que l'amour paternel vire au harcèlement, et une culpabilité qui vire à l'obsession, sans compter la mort de son dernier coéquipier, son alcoolisme persistant, la moitié de sa paie en moins et plus de permis de conduire. Il est collé de près par sa hiérarchie qui lui a collé une psy, d'office et obligatoire. Ce qui fait beaucoup pour un seul homme, même si il l'a bien cherché son carcan.
On comprend aussi que sa dépendance principale, c'est son boulot, l'honneur de son boulot, même si cet honneur se passe de la légalité, sur la tangente des règles et des cadres, un gars pas droit mais pour le droit.
Une nouvelle enquête commence, un corps d'une jeune fille de seize ans, pas violée, en apparence, ( ben oui, faut des stades dans l'horreur ...), mais aux ongles bien vernis et aux cheveux coupés, pas comme elle devrait être : une puis deux, puis trois, puis ... et même si notre enquêteur plombé trouve rapidement le lien et tente de tisser la toile, les fils sont si tenus que l'enquête n'avance pas et ça le mine et le plombe encore plus. Sans compter l'autre mine, la souterraine, le père et sa toile d'araignée à lui, l'intime, et l'officielle. L'officielle : John Parish faisait parti des "Saints de New-York", et il a nettoyé la ville de la pègre et la mafia, il est mort au champ d'honneur, couvert de médailles et de gloire sanctifiée. L'intime : John Parish est un immonde salaud corrompu. Comme Franck est sommé par sa hiérarchie de suivre une psychanalyse en interne, le lectuer oscille entre les les deux lectures, l'épique et l'incertaine.
La construction du roman est dans la plus classique de celle des romans d'Ellory que j'ai lus jusqu'ici, un coup d'enquête dans le présent, un coup d'enquête dans le passé, et on recommence, sauf que comme l'enquête sur les meurtres avance doucement, et que la psychanalyse aussi, au bout d'un moment, on n'avance plus tellement ni sur un des terrains, ni sur l'autre, on piétine, et de redites en redites, le côté inspecteur au bout du rouleau mais tellement humain, lasse. Une petite déception donc, mais qui ne m'empêchera pas de me jeter sur le prochain du même auteur.
Athalie
PS : les anciens du même auteur : Seul le silence, Vendetta, Les anonymes
20:15 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : les anges de new-york, r.j. ellory, romans policier, romans anglais
03.05.2012
Le coeur glacé Almudena Grandes
Ah ! une bonne tranche de pavé de roman historique comme on les aime.... Cela faisait longtemps que le coeur m'en disait, il pèse son poids mais son poids en vaut la peine, sans peine, on entre dans cette histoire-là. On ouvre la porte de l'appartement parisien de la famille Fernandez, ( au jeu des sept familles, je voudrais les grands parents : républicains exilés), en se laissant guider par la petite main de Raquel, la petite fille, mi-française, mi-espagnole, le jour de la mort de Franco ( en fait le roman ne commence pas vraiment comme cela, mais, c'est parce que j'ai adoré ce moment, une sorte de fête triste, comme si le mort détesté était mort trop tard pour que ce moment soit vraiment une délivrance, voire un soulagement ...), et l'on sent les odeurs d'aubergines grillées et d'ail. Les Fernandez vivent à Paris, comme d'autres espagnols, une petite communauté, parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement, ces anciens combattants de leur guerre et de leur Espagne perdue, solidement accrochée au coeur et non à la raison. parce que le grand père l'a dit et redit qu'il ne retournera jamais dans son pays qui n'est plus son pays, dans son Madrid qui n'est plus son Madrid, pays de fascistes, Madrid de fascistes. Mais voilà Franco est mort ... La route n'est pas libre, mais le retour est possible. Grands parents, parents, et Raquel y retournent donc.
C'est un livre qui parle de cette parole là, celle de deux générations, celle des grands parents et celle des petits enfants, entre les deux, on touche pas trop. Mais le grand père Fernandez va donner quelques clefs à Raquel, la seule qui veut bien savoir, voudrait savoir plus, mais trop de non dits et trop de volontés d'oublis éludent ses questions, et les réponses, aussi.
A Madrid, il y a, il y avait, les Fernandez, mais il y a, il y avait les Carrion, la famille fasciste, les vainqueurs, les salauds, évidemment entre les deux, on s'est croisé, on va se recroiser et règler des comptes, forcément. Va et vient passé, présent, va et vient méchants, gentils, double régal pour la lectrice amoureuse de destins croisés et surtout d'Espagne.
Première couche de plaisir : la guerre d'espagne côté républicain, les coeurs généreux et fiers. Deuxième couche : le retour d'exil, les balades dans les rues du vieux Madrid que le grand père Fernandez fait goûter à Raquel, friandises de souvenirs, petits déjeuner dans les cafés, tapas et petits verres à l'ombre des ruelles tortueuses et des souvenirs qui ont gardé vie.Troisième couche : l'Espagne aujourd'hui, quand Raphaël Carrion, descendant du beau, du fringant, du puissant, du solaire, du mystérieux, du pas clair du tout, Julio Carrion, croise et entrecroise son passé et se le prend dans la figure. D'où vient ce père, d'où vient sa grand-mère à lui, de quel village, de quelles compromissions, de quelles trahisons a été faite la fortune familliale ?
Il y a deux tomes, et ce n'est que le premier, et pour l'instant, du côté des républicains, c'est un sans faute (Ouf !!!). Bon, bref, j'ai adoré, tous les ingrédients de la saga historique bien menée (malgré quelques longueurs quand ... tombe amoureux de .... et que il va découvrir que .... sauf que nous ça fait un moment que l'on a compris que ....), plus un bon gros doigt bien pointé sur l'accueil que la France (républicaine ...) a fait à ses combattants que l'exil avait rendu pathétiques dans les camps de la frontière, gardés et parqués comme des coupables.
Ben ouais, en plus, c'est humaniste comme livre !
Athalie
Source de l'illustration : Camp provisoire près d'Amélie-les-Bains. Source : Collection Rodriguez (fonds Chauvin). Juan, Album souvenirs de l'exil républicain espagnol en France, p.97
Amélie-les-Bains
Centre de rassemblement puis centre d'accueil pour Espagnols et membres des Brigades internationales, ouvert en février 1939.
18:17 Publié dans Livres, livres Aleslire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le coeur glacé, almudena grandes, romans espagne, romans historiques
02.05.2012
Saints of New York R.J. Ellory
Hell! What am I supposed to say about that fucking story? Well that guy, Frank Parrish, from the NYPD is sure in deeeeeep trouble right from the beginning. To start with, his last partner Mike was killed and we don't really know why the fuck he was. Of course, Frank is divorced, has two kids and spends most of his free time hitting the bottle. Franck sees a shrink everyday because he's a liability to the NYPD. Needless to say, Franck's dad was a cop too, one of the best: a Saint of New York. He thinks the cops are doing their job, but nobody cares. Sounds like we heard the story so many times, doesn't it?
STEREOTYPED BULLSHIT?
Well, I wouldn't say so. Why? you may ask. Because the fucker knows how to tell a story. Not because he did creative writing studies like so many do now in the States (besides, Ellory's a fucking Brit) but because of of his skill to fathom the darkness of Joe Blog and write about it, like it is. Saints of New York is more ... let's say, blunt, than his previous books, not darker. The reader gets hooked right from the beginning and the end of the story, how's that for a change, is not anticlimactic. Just started reading his latest one: Bad Signs. 'tell you about it soon, in French. This was just a private joke.
Anonymous
00:13 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saints of new york, r.j ellory, romans américains, romans policiers
01.05.2012
Ben si, ça a un rapport avec un livre ...
19:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.04.2012
Bifteck Martin Provost
Il était une fois un bébé boucher, baptisé platement André. Il n'a pas ni chateau, ni coursier blanc mais des parents, propriétaires d'une boucherie, à Plomeur, en Bretagne, Bretagne qui semble profonde. Prédestiné successeur de ce royaume étriqué, son premier mot sera "Bifteck", ses lectures du soir se contenteront d'un os à moelle à ronger, son alphabet à la liste des noms des morceaux d'animaux tranchés et découpés, qui en deviennent parfois poétiques. Il n'est même pas beau, cheveux gras et corps adipeux, quand il est content, il se tâte les entrecôtes. La bidoche comme passion, ça sent pas le prince charmant. Et pourtant ... L'acorte Jeannine Le Meur, comme un aimant attiré, va être la première à profiter et à gouter de ses talents jusque là ignorés : il fait " chanter la viande" et vibrer d'extase celle de sa conquête involontaire. La langue de Jeanine ne va pas en rester là et soucieuse du bien être de ses congénères, dont les maris sont partis à la guerre, elle répand la nouvelle merveille. c'est alors que la queue se fait devant la boutique pour tâter de la bestiole sous couvert de ravitaillement ( j'ai oublié de dire que cela se passe pendant la première guerre mondiale ...) : il y en a tellement que l'élue sait qu'elle est l'élue lorsque le morceau de choix, l'araignée, lui échoit.
Evidemment, toutes ses copulations mirifiques ( et derrière la cathédrale) ne sont pas sans conséquences ... Et comme les six mains et une princesse au petit pois, arrive l'élément perturbateur. Les maris au front reviennent du front et l'amant va devenir papa-bifteck et entrainer ses petits dans une étrange odyssée,bien loin de la boucherie et des femmes à la chair blanche.
Un conte, une fable, une affabulation, un Rosa Candida mais à la sauce bien mineure, pas sanguine, mais moins lumineuse, sans roseraie mais avec île. Ce n'est pas le même étrange charme mais pourtant le même fil de ce que l'amour paternel fait aux grands enfants. C'est drôle et distancié au début, et puis on finit on finit par s'égarer dans une sorte de remake de Vendredi ou les limbes du pacifique, plutôt pas appétissant et dans le pied de nez final, j'avais perdu l'entrain.
Athalie
19:15 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bifteck, martin provost, romans français
26.04.2012
Manifeste pour l'édition et la librairie indépendantes Colette Lambrichs

http://www.ladifference.fr/Edito,1867.html#lettre1867
Lorsque le débat pour ou contre le livre électronique avait fait rage chez les A., je m'en étais tenue à une position peu tranchée. Comme j'aime bien les joujoux informatiques, même si je confonds toujours sans souci les iphone et epad, et ne sais m'en servir, tout juste si j'arrive à envoyer un texto de dix mots en moins de dix minutes, mais bon, je trouve ces "petites boites" marrantes, étranges, mais marrantes. les "liseuses" électroniques, alors oui, pourquoi pas avais-je dit (en gros), elles ne tueront pas le livre, le roman, pour des lectures utilitaires, pourquoi pas, faut varier, même si moi, je ne vois pas renoncer au plaisir de tourner des pages en vrai, qui sentent et qui ont du granulé, ni à celui de passer en revue leur reliure plus ou moins jaunies et fatiguées, comme pour refeuilleter les pages passées, et avec elles, des souffles d'autre chose ....
Du coup, quand j'ai lu les quinze petites pages de ce manisfeste, je me suis dit que j'étais décidemment une bonne vieille naïve, et du coup, j'ai un peu froid dans le dos. Je crois que je vais clouter des étagères partout dans la maison, louer un garage supplémentaire, voire la maison de la voisine et faire des provisions de vrais livres pour ( au moins) les cinquantes prochaines années. Autre solution, moins réaliste, me faire une pancarte " Non au livre électronique" et faire un seat-ing sur mon trottoir.
Athalie
19:25 Publié dans Livres, Vie quotidienne des A | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : manifeste pour l'édition et la librairie indépendantes, colette lambrichs, manifeste, lecture, combat
25.04.2012
La salle de bain du Titanic Véronique Ovaldé
"Tous ceux qui n'ont pas de nombril sont des martiens". Deux enfants sur une plage en été scrutent les ventres des vacanciers : Jules, neuf ans et Vienna, six. Quelques étés plus tard, sur la même plage, elle, elle, ne quitte plus sa serviette, assise près de sa mère qu'un cancer oblige à porter perruque, et Jules,lui, n'a plus de consistance. Parce que cet été-là, elle n'a pas trouvé de martiens, non, mais deux orques se sont échouées sur la plage et qu'un matin de cet été -là, la petite fille blonde, blonde sable, dont le père s'est assoupi un moment, va aller un peu trop loin et pas toute seule dans les dunes.
J'ai échoué sur ce livre-là, entre autre, mais principalement parce que la petite fille blonde qui est allé trop loin dans les dunes toute seule, et qui ne va rien dire à son papa assoupi, aurait mérité un traitement littéraire moins par dessus la jambe. J'ai échoué parce qu'après le premier chapitre, je n'ai plus vu l'intérêt du second, ni du troisième (encore moins du troisième en fait, mais comme il n'y en a que trois, ça fait quand même deux en trop, enfin, à mon petit avis).
Selon A.B., qui avait mis son veto sur cette lecture, Véronique Ovaldé s'est égarée dans la pub pour Citroën, ( Renault, Twingo ... pas retenu le nom du truc qui roule et qui ne vogue pas, ça c'est sûr). Le Titanic s'est échoué aussi, ce qui n'est pas une raison pour surfer sur la vague de la commémoration. Je ne sais pas si cela a un rapport, ni cela vaut vraiment la peine de se poser la question, tellement le charme, volatile, de cette lecture anecdotique ne passe pas les premières pages. Passons donc notre chemin et voguons vers d'autres moyens de locomotion littéraires.
Athalie
Du même auteur sur le même blog : Des vies d'oiseaux
PS : ce qui ne remet pas en cause, le beau principe de l'échange des A. Je finis de digérer Bifteck (offert par A.B).
REPS : A.B. avait raison

18:18 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la salle de bain du titanic, véronique ovaldé, romans français
24.04.2012
Biftecks à la moëolle (vrai ou faux)
Faites bouillir de l'eau ; salez-la ; ajoutez l'os à moelle dans cette eau bouillante ; baissez le feu et laissez pocher (cuire à petit frémissement) pendant 5 minutes; retirez la casserole du feu et laissez l'os dans l'eau.
1 - Hacher les échalottes était l'activité préférée des incas astèques.
2 - L'os à moelle est le plat préféré de monsieur Jules.
3 - "Battre le beurre pendant qu'il est encore chaud" est la devise de la comtesse de la ricotta.
4 - Esclarmonde a laissé le passe-plat au chaud.
5 - La cuccina n'a rien d'un plat de service.
6 - Quand le guga est cuit, retirez-le du feu.
7 - A l'aide d'un couteau fin, on peut découper un homard ou des petites filles.
8 - Nappez les steacks dans des assiettes chaudes ne veut rien dire.
9 - Laisser réduire à feu moyen peut se faire sur une plage.
10 - L'os à moelle se gratte jusqu'à l'os.
Athalie
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