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02/12/2008

La chorale des maîtres boucher Louise Erdrich

Louise Erdrich est sans doute l'écrivain des amerindiens. Moi, je n'y connais rien aux amerindiens d'Amérique, enfin, pas plus que tout le monde en Europe 

image_12000985.jpg : l'injustice en tout cas, souvent très belle en littérature. Pour ne penser qu'à Dalva de Harisson. La tragédie historique donnerait-elle lieu à des chefs d'oeuvre littéraires ? ça se saurait. ça ne marche pas pour la Shoah, par exemple.ice terrible qui leur a été faite, et qui perdure sûrement, du fond de mon ignorance. Le paradoxe, c'est que la littérature sur leur misère est, dans ce que j'ai lu

Je n'ai lu que trois livres de Louise Erdrich. Le premier ne parle pas d'indiens. La chorale des maîtres bouchers raconte une immigration, celle d'un ancien soldat allemand de la première guerre mondiale dans l'Amérique de tous les possibles, celle du rêve encore intact et des chercheurs d'or, cet univers mythique des westerns glorieux. Dans ce livre, c'est plutôt La ruée vers l'or de Chaplin, pas encore Les temps modernes. Le personnage de l'ancien soldat, il est aussi boucher, il finira par faire son trou, son coin de petite réussite à lui dans un trou oublié de cette glorieuse Amérique, un coin perdu, justement. Pas tout seul, mais entouré de figures de femmes toutes plus fortes les unes que les autres, et de paumés, tous plus paumés les uns que les autres. Un bel envers du décor.
Ce livre, c'est encore une histoire de lectrice à "Etonnants voyageurs". Louise Erdich y était invitée, mais elle n'était pas là. (En fait, au fil des années, on se rendra compte qu'elle est toujours invitée et ne vient jamais : une fois, elle a sa fille à marier, l'autre son fils à soigner .... presque une joke du festival, faut dire qu'elle en a huit des enfants, ça fait encore plein d'idées pour ne pas venir ! )
Comme elle n'était donc pas là, donc, sur le plateau des invités, il n'y avait que son éditeur. Et il a lu la dernière page. Seulement la dernière page. Jamais une dernière page ne m'aura touchée à ce point. Dès fois, je la relis encore, seulement la dernière, et la magie fontionne encore.

Sur ce blog, du même auteur, Love médecine . A lire absolument, "La malédiction des colombes", pas de note ici, mais plein ailleurs ... A recommander aussi "Ce qui a dévoré nos coeurs", pas de notes ici non plus, mais d'autres ailleurs aussi ...