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04/12/2009

La reine des lectrices, A. Bennet

0052-0241_du-nain-francisco_lezcano.jpgUne pause après les grandes fresques et autres coletages avec l' histoire tragique du monde comme il va. Une idée drôle et une écriture légère. La reine d'Angleterre devient, par hasard, une lectrice assidue et de plus en plus pertinente. Quelques désordres s'en suivent, plutôt amusants mais anecdotiques. Une fable sur la culture et le pouvoir aussi. Quelques coups de griffes sur les mondanités royales et littéraires au passage. Court et drôle.
Par contre, ce livre ne semble pas être une ode à la lecture, ni une illustration du pouvoir subversif des livres, contrairement à ce qu'annonce le quatrième. Il me semble qu'il va plutôt vers l'inquiétude que la lecture crée. Cette impression qu'on est dans un monde infini, qu'on ne pourra jamais épuiser. Les livres se multiplient, sans compter tout ceux déjà écrits, ce n'est pas un ensemble fini, que l'on peut compter, dénombrer et clore. Il me semble qu'au delà de l'humour, le livre parle aussi de cela.
D'où ce goût que l'on peut avoir en tant que lecteur, de l'organisation de sa bibliothèque (c'est un ensemble classifiable, lui), de constituer des listes de lectures à venir (j'en ai fait des séries régulièrement mises à jour pendant des années, titres barrés une fois lus, titres plusieurs fois recopiés sur de nouvelles listes parce que toujours pas lus...) et du soin de tenir son blog de lectrice à jour .....
Dans La reine des lectrices, l'impuissance de pouvoir tout lire mène le personnage à l'écriture, plus active .... je ne sais si cette théorie serait validée par les illustres critiques structuralistes qui m'ont fait adepte de "l'écriture en tant que machine à analyser", mais le pied de nez final du personnage à son entourage renvoie finalement au rapport de l'écriture au pouvoir. Et c'est plutôt finement joué ....

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