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09/12/2009

Totem du loup, Jiang Rong

le totem du loup.jpgVite fait, cet article en forme d'avertissement ou de hurlement pour faire joke nulle.
Ne vous faites pas avoir comme moi par le désoeuvrement d'une journée grisâtre de fin d'hiver où non seulement "on n'a plus rien se mettre", mais en plus "plus rien à lire". Les deux conjugués, cela peut faire des ravages. La preuve. "Prix des lecteurs", c'est marqué dessus (de quels lecteurs, ça on sait pas, d'ailleurs) mais bon, c'est jour grisâtre de fin d'hiver, on n'a rien trouvé à se mettre sous la lampe sur les rayonnages de poches (et je rappelle qu"on a plus rien à lire" malgré les dix ouvrages en attente autour du lit). Donc, acte impulsif d'achat d'un bouquin. Le titre est pas mal. C'est un pavé. C'est pas du français. Le quatrième est allèchant. Si ça se trouve, on est passé à côté du dernier truc génial et on va pouvoir frimer:"Ouais, dès qu'il est sorti en poche, je suis tombée dessus, génial !" (C'est déjà arrivé, Prince des marées comme exemple illustrissime) Passez au loin, lecteurs et lectrices avertis mais lecteurs et lectrices quand même, donc jamais à l'abri d'une fin de journée grisâtre de fin d'hiver où "l'on a plus rien à lire".
Le totem du loup
fait 634 pages. Et pendant 634 pages, il est visiblement question d'un mec qui vit dans la steppe entouré de loups alors qu'il a peur des loups. Enfin, je crois, parce que je n'ai pas dépassé la page 111 (je le sais, il y a la marque de la page 111 cornée.) Je pense que je n'ai jamais lu autant de pages avec le mot "loup"' . Je me disais que ça allait décoller, que les loups, le mec qui a peur des loups, mais qui vit au milieu des loups, qui apprend à connaître les loups ..... il allait faire autre chose que vivre au milieu des loups alors qu'il avait peur des loups, que les loups, c'était pas le tout ! J'ai vérifié vite fait, sur les autres pages, et jusqu'à la fin, y'a toujours autant de "loups", que du coup

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Athalie

04/12/2009

La reine des lectrices, A. Bennet

0052-0241_du-nain-francisco_lezcano.jpgUne pause après les grandes fresques et autres coletages avec l' histoire tragique du monde comme il va. Une idée drôle et une écriture légère. La reine d'Angleterre devient, par hasard, une lectrice assidue et de plus en plus pertinente. Quelques désordres s'en suivent, plutôt amusants mais anecdotiques. Une fable sur la culture et le pouvoir aussi. Quelques coups de griffes sur les mondanités royales et littéraires au passage. Court et drôle.
Par contre, ce livre ne semble pas être une ode à la lecture, ni une illustration du pouvoir subversif des livres, contrairement à ce qu'annonce le quatrième. Il me semble qu'il va plutôt vers l'inquiétude que la lecture crée. Cette impression qu'on est dans un monde infini, qu'on ne pourra jamais épuiser. Les livres se multiplient, sans compter tout ceux déjà écrits, ce n'est pas un ensemble fini, que l'on peut compter, dénombrer et clore. Il me semble qu'au delà de l'humour, le livre parle aussi de cela.
D'où ce goût que l'on peut avoir en tant que lecteur, de l'organisation de sa bibliothèque (c'est un ensemble classifiable, lui), de constituer des listes de lectures à venir (j'en ai fait des séries régulièrement mises à jour pendant des années, titres barrés une fois lus, titres plusieurs fois recopiés sur de nouvelles listes parce que toujours pas lus...) et du soin de tenir son blog de lectrice à jour .....
Dans La reine des lectrices, l'impuissance de pouvoir tout lire mène le personnage à l'écriture, plus active .... je ne sais si cette théorie serait validée par les illustres critiques structuralistes qui m'ont fait adepte de "l'écriture en tant que machine à analyser", mais le pied de nez final du personnage à son entourage renvoie finalement au rapport de l'écriture au pouvoir. Et c'est plutôt finement joué ....