Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/09/2009

La batarde d'Istambul d'Elif Shafak

 

img036.jpg

Les loukoums et le génocide ....La batarde d'Istambul d'Elif Shafak mêle les deux, aussi étonnant que cela puisse paraître ; l'excessive douceur d'une famille de femmes comme livrées à elles-même dans le navire de la maison familliale aux façades douceureuses et trompeuses, parce que à la fin, ça croque sous la dent, comme une amande que l'on avait oubliée être au milieu d'un loukoum. Elles ne semblent jamais sortir, sauf une, la révoltée .... Sinon, les tantes, les soeurs, elles sont comme des berniques, des bigorneaux, bien acrochées au même rocher, sans, semble-t-il, d'autres liens que ce rocher commun.
Le génocide arménien, ces femmes en sont la trace, sans même le savoir d'ailleurs jusqu'à ce l'arrivée d'une exilée qui veut reprendre sa place dans l'histroire familliale et l'Histoire, change la donne.
Doucement, le roman va aller vers sa fin, comme une construction où les morceaux de la pyramide (de loukoums, toujours ....) vont trouver leur place.
Pas de la grande littérature, mais un livre qui se dévoile solide petit à petit. La violence est douce, pire peut-être que si elle éclatait vraiment. Un livre de traitres douceurs.

Athalie

Les commentaires sont fermés.