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07/05/2011

Le voyage de l'éléphant Saramango

voyageelephant.jpgUn petit livre qui n'a l'air de rien, mais alors de rien du tout. Pas le genre de truc que j'aurais acheté normalement, si il n'avait été sur la table "coups de coeur" de la librairie "Dialogue" de Brest. Oui, je sais qu'il y en a qui vont ricaner, genre, elle ne part en vacances que pour faire les librairies, celle-là ... Sait-elle qu'il y a aussi des abbayes ? Ben oui, je sais, mais pas dans le finistère nord. Ou alors ; ils les ont bien cachées. En plus, à Brest, les cisterciens, ils sont un peu mourrus ... (un r ou deux ?)

Sur cette table, il y avait plein de livres que j'avais déjà lus et aimés, donc, j'ai pris ceux que je n'avais pas encore lus. Pas tous, quand même, mon homme me surveillait du coin de ses beaux yeux, et mon fils lorgnait du coin de ses encore plus beaux yeux vers le rayon jeunesse, et ma fille, qui ne savait pas encore lire, avait quand même la ferme intention de se faire offrir quelque chose dans cette boutique ...

Handicap de départ quand même, l'auteur est un portugais (et moi, le fado ....) , deuxième handicap, il a eu le pris Nobel (et moi, le prix Nobel ...) et malgré tout cela, il a beaucoup de charme ce petit livre-ovni : c'est l'histoire d'un éléphant qui va voyager de Lisbonne à Vienne, au XVI siècle, à peu près, c'est aussi (et surtout) l'histoire de son cormac, petit bonhomme plein de sagesse qui n'a rien demandé et dans l'ombre des grands enjeux, fait son chemin de petit bonhomme qui n'avait rien, mais alors rien, à faire là. C'est plein de douces disgressions sur les pigeons voyageurs et l'art de faire des miracles, ou du commerce avec les miracles, de dire la brutalité des croyances et leur relativité, de regarder l'art de conter, un peu comme à la Diderot, en laissant le lecteur divaguer mais en sachant le reprendre au bord des gués.

Il y a plein d'histoires, qui se croisent sans y toucher, l'air de ne pas être là, celle de la reine qui aimait l'éléphant, celle du roi qui décide de l'identité des hommes, celle du militaire qui finit mieux qu'on ne pourrait le croire, celle des chars à boeuf qui ne conduisent pas forcément quelque part. C'est drôle, ironique, distancié et finalement, très plaisant ...

Athalie

 

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