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08/05/2011

Les anonymes RJ Ellory

imagesCAHU691W.jpgUn Américain tout rouge sur la terrasse de "l'univers", qui ressemble à un anglais et boit comme un irlandais ???? et auteur de romans policiers : Ellory à "Etonnants voyageurs" ....

J'avais beaucoup aimé Seul le silence : thriller plutôt classique, tueur en série de petites filles (miammm ...) sur fond d'Amérique profonde, plouc, raciste et violente de stupidité comme j'adore m'imaginer les fameux bas-fonds ruraux du pays de la toute puissance moralisatrice. (on a les fantasmes qu'on veut bien avoir ...). Des petites faiblesses vers le milieu de l'intrigue et un goût de too much catasphophes, mais bon, vraiment bien.

Les anonymes, c'est autre chose, d'abord, on y comprend rien, ensuite, on ne comprend pas grand chose, puis, rapidement, on décide que ce n'est pas très grave, finalement. On a le tueur en série ( de femmes mûres, moins suintant, tant pis !), le détective brillant mais seul, qui carbure au boulot, au café mais pas clope, à l'humanité déchirée, au looser qu'il aurait pu être, et son fidèle second, image inversée de lui même : le mec normal avec enfants qui ne se prend pas trop la tête, lui, une idylle naisante avec un médecin légiste (trop top la nana des experts ...) etc, etc ... Je ne fais pas faire tous les poncifs du genre non plus.

Ce qui est super bien, c'est que ça va à toute vitesse, alors qu'il ne se passe vraiment pas grand chose en fait, tout bien considéré, mais on en a l'impression, on court après les phrases pour savoir, enfin, ce que la CIA et les "contras" du Niacaragua ont à faire là dedans, pourquoi l'inspecteur a rompu avec sa copine, pourquoi les identités des victimes sont fausses, pourquoi les étiquettes, pourquoi la lavande, qu'est-ce qui vient faire là le mec qui cause en italiques, comment les deux narrations vont se rejoindre ... Comment ça va se rabibocher tout ce fatras ???? On court, on arrive tout essouflé à la fin, la bouche ouverte (surtout que moi, c'est avec clopes !), on cherche de l'air, on tourne les dernières pages. Et hop ! c'est fini. Belle course, mais il est où le lièvre qui était devant ? Pas grave, on a dû le perdre entre deux "lignes".

Il doit en prendre un peu le Ellory pour courir aussi vite. Le problème, c'est un peu quand même de savoir vers où ....

Ainsi, Seul le silence aurait mérité une note à lui tout seul.

Athalie

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