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19/05/2011

Roman sans titre Duong Thu Huong

brassai400-2-2c98e.jpgBon, il n'est pas aussi beau que Terre des oublis, mais il faut savoir passer à autre chose que Terre des oublis, en plus, pas de beau titre, et pas d'histoire d'amour, comme ça, on est tranquille, ça ressemble pas. On a peur d'être décue, un jour, de ne pas retrouver la voix, le goût ...

Un de ses premiers livres, en fait, du coup, il n'y a que la guerre, ni héroïque, ni sordide, juste ce qu'elle a fait aux hommes, aux liens d'amitié, juste ce qu'elle a d'absurde et de risible (le commando perdu au milieu de la forêt, chargé de construire les cercueils des morts au combat et les hommes qui dorment dedans pour échapper aux tigres qui rôdent). Un ami qui devient fou mais ne retourne pas au village, ne veut pas cesser d'être soldat de la révolution, parce que ce serait perdre l'honneur  et qui finalement ..., une femme qui aurait pu être aimée et qui finalement ... une mère, le fantasme de la douceur perdue, trois amis d'enfance et leur petite histoire, jusqu'à une victoire, désenchantée, l'idéal est perdu, lui aussi, comme la mère, en échange, la guerre se termine, mais sans gloire ni chanson.

Le "dernier" Duong thu Huong paru, sans tambour ni trompette, un nouvel petit opus, une première plainte.

En plus, il n'a pas trop d'évocation de la nourriture vietnamienne, ça évite d'en avoir envie pendant trois jours ... Par rapport à Terre des oublis, c'est un gain de temps, d'argent et de salive ...

Athalie

 

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