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27/05/2011

Hyacinthe et Rose F. Morel

hyacinthe_et_rose_400.jpgJ'ai mis du temps à la lire en entier, cette chose atypique, entre recueil de souvenirs et album illustré. Un album illustré pour adultes, pas une bande dessinée, pas un roman, pas une autobiographie. Un grand format, comme pour les enfants. Dès fois, que des images, grandes, belles, des fleurs qui envahissent la page, prennent toute la place dans les yeux, s'incurvent, et on reste devant, révassant, comme devant les herbiers que l'on a fait en sixième et retrouvé plusieurs années plus tard, quand on part de la maison pour aller à la fac et que l'on revient pour le week-end, que l'on pousse le fatras des feuilles de cours du lycée et que l'on retrouve l'enfance. Sauf que les herbiers, ils sont tout fanés et pas les fleurs de Martin Jarrie. Au contraire.

Hyacinthe et Rose, ce sont les grands parents de François Morel. Ce sont les Deschiens de sa tendresse. des petits moments de rien, d'une époque qui est passée, de souvenirs qui restent, disparates, de bric et de broc, de bouts de ficelle, il est communiste, elle aime les blouses en nylon, ils ne s'entendent sur rien mais ils aiment tous les deux les fleurs, Hyacinthe traine dès fois au bistrot, va à la messe, mais en trainant des pieds, conduit une diane, le monde de la modernité s'est arrêté là. Et Rose, bien sûr, ne conduit pas, porte des fleurs en cachette à la sacristie, aime les toiles cirées (et j'imagine le formica), fait des pommes de terre rissolées et manger son petit fils amoureux.

Hier soir, au lieu de picorer dans les textes, je les ai lus à suivre et suis ensuite aller regarder mes fleurs pousser. Elles n'étaient pas aussi belles que dans mon souvenir. Mais les fleurs du jardin de mes grands-parents, elles, étaient splendides. Et pourtant depuis longtemps disparues.

Athalie

 

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