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13/06/2011

Mauvaise pente K. Ridgway

mauvaise pente.jpgRoman désolant sur des vies désolées.... La couverture devrait être totalement grise, remarquez, elle l'est plutôt, mais il y du vert, un vert qui fait gris, déjà. C'est plat, comme livre, vous me direz, tous les livres le sont, plats, oui, mais celui-là, il est aussi plat à l'intérieur, platement triste. L'héroïne est comme délavée, elle doit porter du vieux bleu marine assorti à du liberty moche (parce qu'il peut y avoir du liberty joli, la preuve, la dernière tunique que je me suis achetée) et des chaussures sans âge. Comme un papier peint oublié des années cinquante, ou un truc poussièreux dont on n'a pas envie d'enlever la poussière, parce que ce doit pas être plus joli, sans. Le fils est pas mieux, il est d'un gay triste.

C'est l'histoire d'une femme battue, violentée, par un mari alcolique et sans remords de l'être, et un jour, elle se décide à l'écraser en lui roulant dessus avec sa voiture. Elle y arrive sans trop de problèmes (faut dire qu'il était un peu assassin aussi, ça l'a aidé, sa femme). On se demande un peu pourquoi ça lui prend comme ça d'éliminer son tortionnaire de longue date, mais bon, ce doit être pour commencer le bouquin par un pic dramatique ... Après, elle part de chez elle, normal, sauf qu'elle a un peu mal nettoyé la voiture après le meurtre, qu'elle le sait et pourtant qu'elle ne nettoie pas mieux, à la place, elle fait sa valise. Soit. Et part chez son fils, chassé de la maison paternelle des années auparavant par le tristre sire maintenant liquidé.

Parce que le fils est gay, mais plat et triste aussi, dans sa petite maison de gay triste parce que son copain, qui a l'air plus rigolo, n'est pas là (on le comprend). Ils ne font pas grand chose, ce qui attriste la maman et elle s'en va donc seule un peu plus loin et se fait arrêter, ce qui était prévisible. C'est même le fils qui l'a dénoncée parce que ce que tuer son père, il ne trouve pas ça bien.

Ce qui laisse un tant soit peu perplexe ... platement perplexe puisque plutôt contente d'en avoir fini, de la fausse pente. En plus, ce n'est parce que l'histoire se déroule en Irlande, qu'il fallait faire pleuvoir tout le temps. On a l'impression d'être mouillé.

Athalie

PS : il parait qu'on en a fait un film, moi, j'irai pas.

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