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17/06/2011

Le diner Herman Koch

le-diner.jpgAujourd'hui, pour changer quand même, une lecture récente, toute fraîche même, comme le homard qu'on voit sur la couverture du livre ( mais je crois que frais, ce n'est pas rouge un homard ???), comme le magnet qui est sur mon frigidaire, parce que oui, en achetant le livre, vous avez droit à un magnet, encore mieux que la carte de fidélité .. Enfin, à Virgin, je ne sais pas si ils le donnent, mais au salon du livre d'"étonnants voyageurs", si. Ce qui fait que j'ai peut-être un collecteur sur mon frigidaire, qui en rougit de plaisir, je le sens) ...

Le roman commence comme une étude sociologique, sur le politiquement correct, pense-t-on, et c'est déjà assez réjouissant, et ça se termine comme un roman noir, il commence à se lire avec un sourire distant, voire supérieur, et il se termine avec une vague envie de vomir ...

Le livre est découpé selon les étapes d'un repas entre deux frères et leurs femmes dans un restaurant bobo, total bio et total énervant : apéro, plat, dessert, digestif (mais ils ne mangent pas de homard ... ) Le narrateur est le frère d'un  homme politique célébre, en passe même de devenir le premier ministre des Pays Bas, et lui le narrateur, ça l'énerve, voire ça l'expère, cette célébrité assumée, pour lui imméritée et injustement révérée. Paul, le narrateur, donc, lui, il estime avoir réussi sa vie, avoir une famille vraiment heureuse, pas qu'une façade pour les média. L'écriture est alors une loupe qui scrute le minuscule psychologique, une loupe des sentiments, comme dans un aquarium (d'où le homard peut-être ...)

Critique amusante et doucement ironique des moeurs et travers de notre temps, pense-t-on ... oui, mais petit à petit ça bascule grave. D'accord, depuis le départ, on sait que les deux couples sont réunis pour parler de leurs enfants, qu'il y a un secret, que le secret est grave ( c'est marqué sur le quatrième, donc, je n'ai rien dit ...), on attend le drame, la révélation ... d'abord en Dordogne, tableau désolant d'un microscome un peu ragoûtant et quelque peu pitoyable, mais non, ce n'est pas encore là, on continue à glisser ... Moi, je n'ai pas pu m'arrêter de descendre avant le vrai nauséabond, des salauds (je ne dit pas qui ...) prêts à s'aveugler pour la pire des causes, le bonheur. Le bonheur prêt à s'accommoder de tout, de la banalité du mal, au nom d'un amour perverti ( je ne peux rien dire, c'est frustant, ce truc ...)

Ce n'est peut-être pas de la grande littérature, mais que c'est percutant ! Par contre, si quelque'une A. trouve l'explication pour le homard ...

Athalie

PS : un commentaire plus récent que le mien :

http://bookin-ingannmic.blogspot.fr/search/label/Romans

Commentaires

Le homard c' est en rapport avec l'analyse de F Dolto selon laquelle l'adolescent serait comme un homard qui mue

Écrit par : zenined | 13/03/2012

Bonjour,
Et merci pour cette précision, je n'y avais pas pensé ...

Écrit par : Athalie | 13/03/2012

Les commentaires sont fermés.