Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/06/2011

Vendetta Ellory

gomorra3.jpgTroisième Ellory "noté" ici, à croire que j'ai des auteurs fétiches .... "Vendetta", moi, je le mettrai entre "Seul le silence", en un pour l'instant, malgré une intrigue quasi inexistante et une fin pas palpitante, un très bon bouquin ( Je sais, c'est pas logique. Mais mon homme vient de le finir et il est d'accord avec moi, comme quoi on est super raccord dans nos in-cohérences ...), et "Les anonymes" en trois.

"Vendetta", ça se lit comme un thriller et une saga sur la mafia, en alternance. Y'a un héros de chaque côté, un du côté du bien, et un, donc, du côté du mal. Pour l'alternance, c'est bien, ça équilibre le rythme de la lecture, ça rassure. Du côté du bien, un obscur agent du FBI ( il n'en est pas vraiment d'ailleurs, mais on va dire, pour simplifier, parce que autrement, il faudrait que je me lève pour aller chercher le bouquin et là, j'ai la flemme), et du côté du mal, un tueur de la "Cosa nostra", mais cubain, ce qui a son importance, que je ne dirai pas, évidemment.

Suite à un enlèvement et des concours de circonstances plus ou moins improbables (pas grave), les deux se retrouvent enfermés pendant une semaine et quelque. Le Bien doit écouter le Mal lui raconter sa vie, toute sa vie, et c'est pas agréable à entendre (mais à lire si, y a plein de pages bien sanglantes ...) mais c'est la condition pour résoudre le problème du début (l'enlèvement). Le Bien subit donc l'autobiographie du Mal, qui en profite pour retarder la révélation finale en retraçant une certaine histoire du crime et de la souterraine politique ... passionnant, en fait. Le Bien, il est aussi un peu impatient parce que amoché, violemment alcoolique, obsédé par son boulot, quitté par sa femme et sa fille qu'il aime, et que elles, elles l'aiment aussi, sauf qu'il a un tant soit peu exagéré, qu'il pourrait se faire pardonner mais qu'il faudrait pour cela que le Mal se dépêche un peu. Ce que l'autre n'a pas envie de faire et nous non plus.

Il n'y a qu'au bout d'un moment que ça a commencé à me démanger les entournures, parce que le Mal, il se met à exprimer des sentiments humains, voire nobles, on commence à le comprendre, plus ou moins ... et moi, je n'ai pas envie de sympathiser, même en fiction, avec un tueur de la mafia. La mafia, on sait bien que ce n'est pas le Parrain, la fidélité à la parole donnée, aux valeurs de la famille et tout le romantisme de Little Italie ...

Mis à pas ce petit bémol, "Vendetta" se dévore, sauf la fin qui est naze, mais bon là aussi, c'est normal dans le genre, et puis on lira le quatrième, pour voir.

Athalie

 

 

Commentaires

Pas d'accord. C'est justement parce que le "mal" est aussi humain que ce polar devient interessant. Sinon ce ne serait qu'une nouvelle histoire de la mafia. .. et ca, c'est pénible.

Écrit par : anne | 30/06/2011

Chère A,
C'était un petit bémol qui m'a pris en cours de route, par surprise, j'ai vraiment aimé ce bouquin, par ailleurs. Car OK avec toi, une histoire de la mafia aurait été bien moins bien écrite. On aurait d'ailleurs pu parler du style, parfaitement efficace , ou des pages sur la Nouvelle Orléans et Cuba, les lieux, les odeurs, le goût de terre et de sang, le rapport au père, à la mère ... Y'a vraiment plein de trucs dans ce livre.

Écrit par : Athalie | 03/07/2011

Moi, j'ai été déçu après Seul le silence que j'avais aimé. J'ai pas du tout adhéré à cette histoire du mafieux qui se raconte longuement, avec complaisance et qui trouve que ça fait mal ce qu'il a fait subir aux autres, quand ça lui arrive à lui. La fin est complètement invraisemblable, plaquée comme un cataplasme sur une jambe de bois.
Il sembleraient que les filles aiment les mafieux!
A chacun sa sensibilité ;-)

Écrit par : Ray | 07/08/2012

Bonsoir Ray !
Les filles je ne sais pas, mais moi, je n'aime pas spécialement les mafieux, en ce moment, j'aurais même un penchant certain vers un certain cow-boy, dont je crois vous avez parlé aussi ... Et sur ce roman, je vois qu'en gros nous partageons les mêmes bémols : la fin calamiteuse et la complaisance dans le récit du mafieux, ce qui m'a dérangée également. Pour autant, j'ai trouvé que par moments, l'écriture était si envahissante, que je me suis laissée prendre dans ses filets !

Écrit par : Athalie | 07/08/2012

Les commentaires sont fermés.