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29/06/2011

Vendetta Ellory

gomorra3.jpgTroisième Ellory "noté" ici, à croire que j'ai des auteurs fétiches .... "Vendetta", moi, je le mettrai entre "Seul le silence", en un pour l'instant, malgré une intrigue quasi inexistante et une fin pas palpitante, un très bon bouquin ( Je sais, c'est pas logique. Mais mon homme vient de le finir et il est d'accord avec moi, comme quoi on est super raccord dans nos in-cohérences ...), et "Les anonymes" en trois.

"Vendetta", ça se lit comme un thriller et une saga sur la mafia, en alternance. Y'a un héros de chaque côté, un du côté du bien, et un, donc, du côté du mal. Pour l'alternance, c'est bien, ça équilibre le rythme de la lecture, ça rassure. Du côté du bien, un obscur agent du FBI ( il n'en est pas vraiment d'ailleurs, mais on va dire, pour simplifier, parce que autrement, il faudrait que je me lève pour aller chercher le bouquin et là, j'ai la flemme), et du côté du mal, un tueur de la "Cosa nostra", mais cubain, ce qui a son importance, que je ne dirai pas, évidemment.

Suite à un enlèvement et des concours de circonstances plus ou moins improbables (pas grave), les deux se retrouvent enfermés pendant une semaine et quelque. Le Bien doit écouter le Mal lui raconter sa vie, toute sa vie, et c'est pas agréable à entendre (mais à lire si, y a plein de pages bien sanglantes ...) mais c'est la condition pour résoudre le problème du début (l'enlèvement). Le Bien subit donc l'autobiographie du Mal, qui en profite pour retarder la révélation finale en retraçant une certaine histoire du crime et de la souterraine politique ... passionnant, en fait. Le Bien, il est aussi un peu impatient parce que amoché, violemment alcoolique, obsédé par son boulot, quitté par sa femme et sa fille qu'il aime, et que elles, elles l'aiment aussi, sauf qu'il a un tant soit peu exagéré, qu'il pourrait se faire pardonner mais qu'il faudrait pour cela que le Mal se dépêche un peu. Ce que l'autre n'a pas envie de faire et nous non plus.

Il n'y a qu'au bout d'un moment que ça a commencé à me démanger les entournures, parce que le Mal, il se met à exprimer des sentiments humains, voire nobles, on commence à le comprendre, plus ou moins ... et moi, je n'ai pas envie de sympathiser, même en fiction, avec un tueur de la mafia. La mafia, on sait bien que ce n'est pas le Parrain, la fidélité à la parole donnée, aux valeurs de la famille et tout le romantisme de Little Italie ...

Mis à pas ce petit bémol, "Vendetta" se dévore, sauf la fin qui est naze, mais bon là aussi, c'est normal dans le genre, et puis on lira le quatrième, pour voir.

Athalie

 

 

Le jour où Nina Simone a cessé de chanter Darina Al-Joundi, Mohamed Kamici

Hezbollah_missile_type.jpgSéance de rattrapage, à l'écrit, cette fois, j'ai déjà loupé l'oral : un truc incohérent  et décousu, aussi incohérent et décousu qu'un mezzé râté. Sauf que le mezze, il ne l'était pas lui, moi, si. On pourrait même dire, mais je laisse les copines A seules juges, que j'ai rarement fait aussi foutraque...

Je vais tenter de rendre compte de cette (ancienne) lecture, avec plus de claireté (moins, j'aurais du mal, mais je n'ai pas pris d'apéro, cette fois, je pars confiante ...)

Donc, un bouquin en forme de coup de poing (ce qui pourrait, en plus de l'apéro,  aussi, expliquer l'oral pitoyable), ramassé, dense, intense, plutôt que belle plume et effets stylistiques. C'est quelque chose entre le cri d'une descente aux enfers,  le témoignage d'une intimité qui se déballe. (Je vous rassure, c'est pas du Angot quand même ...). Brutalité d'un texte qui dit ce que la guerre fait aux filles, aux hommes aussi, mais surtout aux jeunes filles, puisque la narratrice en est une au début. A la fin,  plutôt une poupée cassée, explosée.

Elle a été élevée au Liban, est née juste avant que la guerre n'éclate, elle dit rapidement ce Liban multiforme et surprenant, cosmopolite et brillant d'intellectuels et de poètes, mélange de communautés rapidement armées par d' autres puissances et dont les illusions n'étaient qu'illusions.

Son père est ainsi, dans illusion aussi,  d'une bonne cause dans cette guerre, où il se révelera ne pas y en avoir. Cultivé, agnostique, séducteur, il fascine la petite fille, modèle illusoire là aussi, car ce qu'il va lui donner, le goût de la liberté, va l'amener à la perdre et à devoir tricher, finalement. Rapport au père mais aussi à la guerre, quand tout se mélange, les cadavres, les bombes, la faillite des politiques , l'alcool, la fête, la drogue, le sexe et puis, le goût de la guerre, finalement, de la violence. La violence comme dépendance et addiction.

Ce que j'ai trouvé de plus fort dans ce texte, c'est ça : la guerre détruit soit, mais aussi elle donne une structure, et cette structure devient normale. Celle de la paix, la narratrice ne la connait pas, alors tous les excès de la guerre deviennent sa vérité, son existence. Elle ne les remet plus en cause et ils lui manquent, même, lorsqu'ils doivent disparaitre, parce que la paix revient et que tout est fini.

C'est peut-être trop une littérature des "tripes", et en général, j'aime pas trop ça, moi, qu'on me déballe en hurlant son intérieur, cause c'est souvent tout pourri et pas beau à voir, merci, mais là j'avais trouvé que la parole sonnait juste, ça m'avait même fait un peur, en fait ...

Ceci écrit sans apéro ni mezzé, c'est moins drôle, mais peut-être un peu moins foutraque, du moins, je l'espère ...

 

Athalie 

 

 

 

28/06/2011

Monologue de la carte bleue(2)

carte-metal-famille-nombreuse-4.jpgAlors c'est reparti...
La petite, elle en a deux . elle croit la pauvre que ça la rend plus riche , que ça va moins se voir, mais moi je sais qu'elle planque tous ses relevés même pas ouverts dans sa commande sous les culottes en dentelle orange....Elle s'invente des histoires:'' Moi , j'ai trois filles, une petite-fille, un mari qui adore les chemises à fleurs et roses par dessus le marché, une copine qu'a passé commande !'' Bref, elle s'autosuggère qu'elle va au charbon ( trois heures de route avec l'autre folle, la fêlée qui se prend pour un régulateur de vitesse et celle qui conduit qu'arrête pas de causer et qui loupe toutes les sorties et vas y qu' j'te rajoute un quart d'heure au compteur...) Pour les AUTRES tellement qu'elle est une bonne mère, une super copine, une épouse parfaite, une mamie trop top. Bon on sait tous qu'il y a pas pire qu'un aveugle qui ne veut rien entendre...
Et elles arrivent enfin ( bon faut quand même que la blonde... (c'est pas des légendes) arrive à faire son créneau et encore un petit quart d'heure de grignoté comme son sandwich  d'ailleurs avalé par le GPS...)
remarque elle s'en fout car elle parvient encore à rentrer dans le 36 du coup.
Bref, elles arrivent enfin; comme d'hab, ça chope tout et n'importe quoi! surtout les deux autres il faut bien le dire ) ça se met à moitié à poil entre deux rayons ça empile les pulls noirs ça essaie vaguement un fut de garçon boucher qu'elle trouve trop classe mais que les deux autres écoeurés et vertes de jalousie lui ordonnent de remettre en rayon. Bon elle dit rien car du coin de son petit oeil vif et audacieux elle a déjà repéré( en 42 mais ça va lui donner cette allure androgyne que la nature lui impose de cultiver... ) LE blouson de sa vie , celui qu'elle a déjà vu dans ses rêves un peu bourrée, celui dont elle aurait voulu tout savoir  sans jamais avoir osé le demander.
je passe rapidement sur le fait que la sociopathe , celle qui aurait voulu devenir radar ait acheté le même:
De mémoire de soldeuses, ça ne  s'était presque  jamais vu !!!! ( sauf une petite chose noire il y a quelques années mais elles étaient encore en phase d'observation : '' Whaouw on est trop belles comme ça toutes les trois habillées pareil. vivement la Banche !!!!!!( re parenthèses, au fait plus de Banche décision uni latérale qui en dit long sur le fonctionnement démocratique de notre beau pays...))
   L'affront paraissait insurmontable. mais c'était sans connaître les infinies ressources de mon ingénieuse  et non moins espiègle maîtresse qui le dimanche venu ( la vengeance s'est mangé très chaude ce jour là...) fit subir à la livrophage une telle humiliation ( 8/7;9/8;12/10) qu'il me semble difficile d'imaginer qu'elles puissent envisager de se retrouver dans le même ciné ou dans le même café du port un jour ...

Fin de l'épisode.

A. B.

25/06/2011

Monologue de la carte bleue(1)

0711%2011_00_2007%202Cloned%20goats_De%20Vuyst%20Belgium,%20est=1000%20Euro%20sold=950%20Euro.jpgNon, j'y crois pas, elle ne va pas ENCORE s'acheter un pantacourt en jean ... ! Les deux autres le lui disent, un tant soit peu plus lucides quand même :"Ben ouais mais ils sont pas pareils, pas tout à fait, y'en a un qu'est plus foncé ... Tu sais, c'est celui que je t'ai racheté à la braderie" ... Ben, pour une fois qu'elle se souvient de quelque chose ! Ah, les marques, elle ne mélange pas les noms ni les étiquettes, même les marques de peinture, C'est pas pour comme les films et les titres de bouquin, pas fichue d'en retenir un nouveau ... Mais c'est pas vrai, pas la veste ! Elle a vu le prix au moins !!! En plus, c'est la même que celle de sa copine, aucun goût toute seule, faut toujours qu'elle demande " Et ça, ça va ? " "Et ça ?" ... Elle ne peut pas innover, non ? tenter du rouge, du jaune, sortir du noir :"Oui, mais le noir, ça va avec le noir"... Indécrottable.

 Et sa propre fille, des trucs violets,  violet rose délavés, le genre de trucs lozèriens, la branchitude des chèvres ... Pas plus de neurones la Athalie, sauf que les chèvres, elles s'habillent pas. Pas bêtes. (d'ailleurs les chèvres aiment-elles le rose violet délavé ? pas sûre, on ne sait pas).

Heureusement, pas une seule chemise à la taille de son homme (il n'aime pas les chemises, c'est pas qu'il lui a pas dit, c'est qu'elle, elle aime les chemises, surtout celles que son homme n'aimerait pas porter, à fleurs. Pourquoi, on sait pas.)

Le fils ne s'en sort pas trop mal, il va récupérer la ceinture IKKS (sauf qu'il s'en fiche et de la ceinture et de IKKS, lui). Trop petite pour elle, la ceinture, et marron.

Elle avait pas vu. Pourquoi, on sait pas non plus.

Athalie

PS : à vous les filles ... et pour la lozérienne, c'est pas moi, c'est les autres ...

 

23/06/2011

Mardochée Kébir-Mustapha Ammi

220px-Rabbi_Mordechai_1870s.jpgJe vais faire une note plus claire que d'habitude avec un plan en deux parties : résumé puis opinion. Pas d'intro, ni de conclusion, du simple.

Résumé : Mardochée est un pauvre juif marocain, de vieille souche juive et marocaine, qui a connu de belles aventures (mais il ne nous les raconte pas, c'est bête ...). A la place il raconte ses difficultés à faire vivre sa famille, son départ pour Alger et ses difficultés pour y faire vivre sa famille (je me répète parce que lui aussi, c'est un résumé, alors, je suis l'ordre). C'est cependant un homme érudit, et aussi un homme aux abois. C'est pour ces deux raisons que le bibliothécaire de la ville, le recommande comme guide à Charles de Foucauld, qui veut explorer le Maroc pour faire connaître ce pays aux Français et donc ainsi préparer la colonisation. Mardochée raconte ce périple jusqu'à leur retour, un an plus tard, à Alger. (C'est un résumé, alors c'est court, normal, et on peut raconter la fin parce que que on sait dès le départ qu'il va revenir, et que c'est historique, on peut vérifier sur Wikipédia)

Opinion :  C'est là où ça se corse ...parce que je n'ai pas tout compris ... Quand j'ai entendu l'auteur expliquer ce qu'il avait voulu faire, j'ai trouvé l'idée pas mal du tout (évidemment, sinon, je ne l'aurais pas acheté, le livre), l'idée de raconter le périple de Foucault mais du point de vue de son guide, homme oublié de l'histoire, alors que l'autre, il a été canonisé, quand même, ( ce qui donne quand même envie de le voir se faire désinguer), donner une voix à l'anonyme, ça me plaisait bien. Donc, Mardochée est le narrateur, un narrateur qui se dit rongé par le remords d'avoir aidé à la destruction de son peuple, en ne comprenant pas tout de suite le véritable but du voyage. On peut le comprendre. Seulement, il nous le dit dès le départ, alors après, évidemment, il se répète, et vu qu'il nous dit aussi tout de suite qu'il n'a compris qu'après, nous on le sait tout de suite et du coup, on s'ennuie un peu ....Vu que les péripéties s'enchainent, mais que c'est toujours un peu les mêmes ; les brigands, les espions, et comment ils s'en sortent, les trahisons, les dénonciations et comment ils s'en sortent ... c'est fou le nombre de trucs qui servent à rien dans ce bouquin, parfois deux embuscades et deux sauvetages en deux pages, pour recommencer la page suivante, ça finit par lasser son lecteur qui reste en rade dans une oasis, parce que si c'est pour recommencer la même chose à l'oasis suivante, autant rester dans la première. Pas sans intérêt,mais décevant, pour résumer. 

21/06/2011

Dans les coulisses du musée Kate Atkinson

imagesCAISFYN0.jpgDans les coulisses du musée, il y a vraiment plein, plein de trucs tout foutraques et de traviole, de guingois, et ça brasse les personnages et les époques au point que, des fois, on se perd un peu dedans, et brasse les sentiments aussi, au point qu'on les retrouve, mais au détour, par hasard, juste dans le petit coin de la page.

Les amours sont des désamours, les soeurs disparaissent, les mères aussi parfois ; des photos vont et viennent, anciennes et menteuses, un médaillon passe de main en main, trace d'un temps qui n'était pas mieux, en fait ...Les mariages s'enchaînent et les morts se succèdent, cocasses ou pas, la tristesse est rattrapée dans la vision d'un sapin de Noël qui est resté un peu trop longtemps se dessécher, avec les boules de verre toujours accrochées, dans un fer à repasser oublié, dans un grand placard aux objets trouvés.

Le manque d'amour enfante des filles qui luttent contre les monstres de dessous les lits et les vampires des escaliers, qui aiment Edvis Presley, puis les Beatles, se coiffent les cheveux à la Joan Baez, finalement, des garçons aux cheveux blonds, bouclés comme des anges et des yeux myosotis, du même myosotis que le décor des tasses de café et qui disparaissent ...

Ce sont des histoires, des scènes de comédie, vaudevilles quotidiens où une ménagère pourrait bien s'enfuir avec le perroquet mais finalement non, où un mariage pourrait se dérouler normalement et finalement non, où un voyage en Ecosse pourrait être des vacances et finalement, non (mais ça, on s'en doutait dès le départ ...), où des jumelles pourraient bien avoir quelque chose d'extraterrestre et finalement oui, un peu ...

Valse même pas mélancolique, un joli moment de lecture.

Merci à Agnès de m'avoir fait découvrir cet auteur (entre autres) ....

Athalie

PS : un résumé "normal"

Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, Ruby Lennox commence à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et elle raconte son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne, on remonte dans le passé, dans l'arbre généalogique de la famille. Moyenne et ordinaire, sans l'être.

19/06/2011

Le goût des pépins de pomme Katarina Hagena

936fdef3oc-playtime.jpgY'a des lectrices qui sont piègeuses ... j'ai connais une, on pourrait faire un concours, mais pire, je ne connais pas ... elle ne lit pas, elle dévore, elle ne vous parle pas d'un livre, elle vous fait saliver et croustiller sous la dent un festin de mots à venir ... Du coup, vous avez toujours l'impression d'être passées à côté du dernier chef d'oeuvre inconnu et frustrées et bavantes d'envie, après vous courez vers le premier point de vente venu..., carte de fidélité en main (retrouver vite faite la bonne, je veux dire celle correspondant au point de vente où vous vous trouvez, n'étant pas toujours chose facile, surtout en salivant ...).

C'est ainsi, qu'il y a déjà un certain temps, (parce que maintenant, je me méfie de ma diseuse de belles aventures ..), je me suis retrouvée avec Le goût des pépins de pommes dans les mains....

Le titre est joli, la couverture aussi, d'ailleurs, et il y a (au départ, du moins) pas mal de choses que j'ai trouvées aussi jolies dedans. Et pour faire métaphore facile, un goût de pépins de pommes, un goût d'enfance et de jardin d'enfance, un goût de fleurs fleuries et puis fanées (je vous épargne les confitures, mais y'a aussi) un goût de verre de vin, le soir, bu après un jour de soleil, les fesses sur le perron en ciment de la maison, encore chaud, puis tiède. (pas le vin, il reste frais, sinon, ce n'est pas romanesque, ça devient réel, ce qui est moins drôle). La maison, pour moi, c'est la seule vraie héroïne du roman. Iris, la narratrice vient d'en hériter, elle ne s'y attendait pas, a sa vie ailleurs et ne sait qu'en faire (des deux, d'ailleurs), et, en attendant de se décider, elle reste quelque temps, s'occupe du jardin ... cette maison, celle de Bertha, la grand-mère, elle transporte ses ombres, cette grand-mère d'abord, fragile comme une figure qui s'effrite, une mémoire qui tremble, celles des trois soeurs, chemins un peu brisés, dont celui de la soeur rousse, celle qui aimait trop les pommiers. Leurs vêtements laissés là, sont comme des petits fantômes dont Iris se déguise pour aller (entre autre) en vélo, se baigner dans un lac aux eaux trop fraiches.

Et c'est là que ça commence à sentir le roussi, le sombre secret de famille, un plat mijoté et déjà consommé, et puis l'histoire d'amour entre Iris et un lointain camarade d'enfance, au départ, une sorte de lourdaud campagnard quelque peu collant, puis prenant de l'ampleur, romantique chevalier servant. On glisse vers la plus convenue des eaux de rose pâlichone,(du jardin de la grand-mère ou pas ...)  surtout dans les dialogues de ces deux amoureux qui ne le savent pas encore mais qui, tout en le sachant, mais en ne le sachant pas ...

Du coup, ça contamine un peu les restes : " Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l'océan de l'oubli." Soit. " J'en déduisis que l'oubli n'est pas seulement une forme de souvenir, mais que le souvenir est aussi une forme de l'oubli". Resoit.

Remétaphore trop facile, (mais ne serait-ce pas plutôt une synecdoque ...?), un goût de réchauffé ..

Athalie

 

17/06/2011

Le diner Herman Koch

le-diner.jpgAujourd'hui, pour changer quand même, une lecture récente, toute fraîche même, comme le homard qu'on voit sur la couverture du livre ( mais je crois que frais, ce n'est pas rouge un homard ???), comme le magnet qui est sur mon frigidaire, parce que oui, en achetant le livre, vous avez droit à un magnet, encore mieux que la carte de fidélité .. Enfin, à Virgin, je ne sais pas si ils le donnent, mais au salon du livre d'"étonnants voyageurs", si. Ce qui fait que j'ai peut-être un collecteur sur mon frigidaire, qui en rougit de plaisir, je le sens) ...

Le roman commence comme une étude sociologique, sur le politiquement correct, pense-t-on, et c'est déjà assez réjouissant, et ça se termine comme un roman noir, il commence à se lire avec un sourire distant, voire supérieur, et il se termine avec une vague envie de vomir ...

Le livre est découpé selon les étapes d'un repas entre deux frères et leurs femmes dans un restaurant bobo, total bio et total énervant : apéro, plat, dessert, digestif (mais ils ne mangent pas de homard ... ) Le narrateur est le frère d'un  homme politique célébre, en passe même de devenir le premier ministre des Pays Bas, et lui le narrateur, ça l'énerve, voire ça l'expère, cette célébrité assumée, pour lui imméritée et injustement révérée. Paul, le narrateur, donc, lui, il estime avoir réussi sa vie, avoir une famille vraiment heureuse, pas qu'une façade pour les média. L'écriture est alors une loupe qui scrute le minuscule psychologique, une loupe des sentiments, comme dans un aquarium (d'où le homard peut-être ...)

Critique amusante et doucement ironique des moeurs et travers de notre temps, pense-t-on ... oui, mais petit à petit ça bascule grave. D'accord, depuis le départ, on sait que les deux couples sont réunis pour parler de leurs enfants, qu'il y a un secret, que le secret est grave ( c'est marqué sur le quatrième, donc, je n'ai rien dit ...), on attend le drame, la révélation ... d'abord en Dordogne, tableau désolant d'un microscome un peu ragoûtant et quelque peu pitoyable, mais non, ce n'est pas encore là, on continue à glisser ... Moi, je n'ai pas pu m'arrêter de descendre avant le vrai nauséabond, des salauds (je ne dit pas qui ...) prêts à s'aveugler pour la pire des causes, le bonheur. Le bonheur prêt à s'accommoder de tout, de la banalité du mal, au nom d'un amour perverti ( je ne peux rien dire, c'est frustant, ce truc ...)

Ce n'est peut-être pas de la grande littérature, mais que c'est percutant ! Par contre, si quelque'une A. trouve l'explication pour le homard ...

Athalie

PS : un commentaire plus récent que le mien :

http://bookin-ingannmic.blogspot.fr/search/label/Romans

16/06/2011

Testament à l'anglaise Jonathan Coe

Encore un en langue anglaise (j'avais écrit "encore un anglais", ça sonnait mieux comme attaque, mais c'était pas vrai, par rapport à Auster, je veux dire ...), encore un jubilatoire, (sauf que là, c'est parce qu'on aime les détester les personnages, pas qu'on aime les aimer, mais ça fait le lien, aussi), encore un que sûrement beaucoup ont déjà lu.

MEISTE~1.JPGOn peut ne pas aimer la fin (mon homme, par exemple, a émis quelques réserves) : artificielle, soit, incohérente, soit, un pastiche revendiqué d'une Agatha Christie qui aurait trop bu de thé aux alouettes, ou toute autre substance particulièrement explosive, soit. Moi, j'ai adoré, quand la satire sociale se déjante, et bien fait pour eux à tous ces salauds, et que ça saigne, et qu'on se venge, nous les lecteurs, qu'on les crucifie et les égorge. ça fait du bien, par procuration, d'avoir du sang de pourris sur les lignes ...

Le principe narratif est simple : Mickaël Owen est un écrivain raté, à peine raté en fait, puisqu'il n'écrit rien. Il végète, fait sa plante verte solitaire devant sa télé ... quand le vase Mingh lui tombe dessus dans la personne de Tahiba Winshaw, vieille folle incertaine, du moins décrétée telle par les membres de sa puissante famille depuis qu'un certain frère est mort quelque peu étrangement ... Tribu puissante, que les Winshaw, arbre aux branches obscures qui se déploient largement sur toute l'Angleterre, voire sur le monde capitaliste dans toute sa splendeur déjà éclose : Roddy, branche artistique, un parfait dégueulasse, même pas haut en couleur, Hilary, cactus médiatique, arriviste bling bling, le genre à écraser la bluette, Thomas et son frère Henry, rameaux jumeaux et venimeux qui étendent un système politico-financier terriblement efficace dans son cynisme abouti, le rouleau compresseur qui fait fi des marguerites et des petites fleurs des champs qui regardaient encore passer les jaguars de l'économie tatchérienne en croyant que c'était juste des gros chats .... et la dernière prédatrice, Dorothy, s'engraisse conscieusement en distillant dans notre mère nature tous les poisons qui viendront mourir dans nos assiettes, et nous avec.

Un roman construit comme une machine de guerre, aussi bien romanesque que politique. Jubilatoire, redis-je ... Même si de son côté, Mickaël  ...  même si rire de notre monde qui va de traviole alors qu'on voit bien qu'il va de traviole ... Farce satirique, oui, quoique ... peinture acerbe et acérée de notre société, oui, quoique ... Jubilatoire, quoique finalement ...

Athalie

 PS : à lire du même auteur : Bienvenu au club, Le cercle ferméLa pluie, avant qu'elle ne tombe, La vie très privée de Mr Sim

15/06/2011

Brooklin follies P. Auster

guimauve.jpg"Il ne faut jamais sous estimer le pouvoir des livres" (Paul Auster dans l'avant dernier chapitre de Brooklin follies, justement). Ni d'un manège pour enfants (ça c'est de moi, par contre) et parfois, ils se ressemblent.

En général, je n'aime pas P. Auster. Pour être plus juste, je ne sais pas si c'était pour faire mon interessante rebelle et contre tout, ou si c'était vraient sincère, mais à la grande période du Léviathan partout, non seulement je ne l'avais pas lu, je crois même ne pas avoir dépasser la dixième page, mais j'en disais même beaucoup de mal. Trop, pour à peine 10 pages vaguement lues. Je le reconnais, pour les A qui s'en souviendraient encore. Surtout la A lozérienne qui aimait Paul Auster, mais elle, elle l'avait lu.

Et puis, un jour, quelque peu lointain maintenant, mon homme m'a dit : " Tu devrais lire Brooklin follies". Il avait raison.

" Un livre sur le désir d'aimer" dit la présentation de l'éditeur. Ben oui, dans ce livre là, faut pas la bouder sa joie d'aimer, aimer les personnages, Nathan, Tom, Lucy et tous les autres, y'en a plein à aimer, faut profiter. Et puis Brooklin aussi qui devient un village à taille humaine, sans grandes avenues, ni voitures qui klaxonnent, ni drogues, ni dealers, ni violences (je ne sais pas si Brooklin est comme ça, non seulement, je n'aimais pas Paul Auster, mais en plus je n'ai strictement aucune attirance pour New-York, mais pas le brin d'un début d'intérêt, même après cette lecture réjouissante ...) C'est comme le Vermont, on aime tout, la pelouse, la soupe au cresson, les haricots, c'est tout vert, même pas de neige ... (parce qu'un moment les personnages vont dans le Vermont, faut dire, et ça, je le sais, il fait froid, normalement dans le Vermont).

C'est un livre qui tient chaud, il y a de la bluette et de la guimauve, c'est vert donc,  et rose, rose-violet, tout doux.

Nathan, le personnage principal, est au départ un vieux grincheux, atteint d'un cancer et ancien vendeur d'assurance vie. Il vient à Brooklin pour finir, solitaire, une vie peu remplie et tristounette. Et puis, le manège se met en route, d'abord parce qu'il tombe amoureux d'une jeune serveuse et puis parce qu'il y a Tom qui arrive, le dépressif qui aime les livres, et puis Lucy, sa nièce qui ne parle plus sans que l'on sache pourquoi. Et puis le destin qui tourne, le coeur qui repart ... les bras cassés qui se réparent, plus ou moins, entre burlesque idéaliste et tendresse apaisée. On n'a pas envie qu'il leur arrive d'autres accidents, d'autres cognages de la vie ; on se sort des sectes, de la pauvreté, de la solitude ... on se prend à y croire, et si nous aussi, un jour ça nous faisait ça, une paix, un berceau, comme si c'était facile et qu'il suffisait de le vouloir pour aimer et, enfin, laisser aller, enfin, le monde comme il devrait aller.

C'est peut-être un peu long, un peu mièvre, un un peu trop rose, violet et violet et rose, mais après tout, on n'est pas toujours obligé d'espérer "une fin silencieuse à une vie triste et ridicule" (paroles de Nathan au début du premier chapitre)

Athalie

PS : cette note pour A. B. (entre autres) en rattrapage pour celui sur Blues pour Elise ... Vu que Brooklin Follies, les A l'ont déjà lu.

 

13/06/2011

Blues pour Elise Léonora Miano

26351643_jpeg_preview_large.jpgMoi, et je suis loin d'être la seule, j'aime bien Léonora Miano. D'abord, elle a écrit de superbes textes dont Contours du jour qui vient, angoissants et âpres comme des coups de poing cauchemardesques, le genre qui vous colle dans vos draps, les yeux au plafond dans le noir, vu qu'il est deux heures du matin et que vous ne pouvez pas rallumer la lumière que vous venez d'étendre après avoir fini le livre à cause de l'homme qui dort à côté de vous et qui va finir par râler si vous continuez à faire n'importe quoi au milieu de la nuit.... Ensuite, parce ce qu'elle a une voix extraordinaire, qu'elle est sacrement belle et qu'elle dit des trucs avec lesquels je suis d'accord (en étant toujours loin d'être la seule) sur l'Afrique et la violence faite à ce continent, entre autre colères et virulences stylistiques.

Mais là, Léonora Miano s'est adoucie et c'est bien dommage, retrouver de la colère éviterait une certaine fadeur ... Il est sûrement drôlement juste de vouloir montrer que les françaises de couleur ont des blessures d'enfance et des amours contrariés comme les françaises blanches, qu'être noires ce n'est pas seulement être sans papier et vivre dans la misère, qu'on peut être noires et avoir des problèmes "normaux" ( donc d'enfance et d'amour ...) l'intention, oui, on adhère, à priori, mais l'intention ne faisant pas le bon livre, à la lecture, j'ai moins suivi.

"Les bigger than life" : Asaska, Estelle, Elise, Shade, Malaïka sont des femmes, noires, françaises, qui ont fait des études, ont un travail et pas de problème de carte de séjour, ni d'intégration : un groupe de bonnes copines, solidaires et tout, qui jouent du portable, se donnent rendez-vous dans des bistrots et cherchent le "bon" mec, parfois le trouvent ou l'ont trouvé ... So what ? A lire des histoires banales de femmes noires, soit, mais banales, comme des blanches, moi, j'ai fini par me demander quel était l'intérêt du bouquin, pas de l'intention, mais de ce que je lisais. Je ne doute pas que les femmes noires aient les mêmes soucis que les femmes blanches, je doute juste de l'intérêt de le lire, pas de le dire, mais d'en faire un roman. Blanches et noires, c'est pareil, ben oui, et alors ?

Sauf que, quand même, même si elles ont un air de préfabriqué ces femmes quelque peu "barbies girls" : il y a la voix de Bijou dans dans son taxi phone et un moment de "vrai" très drôle dans la tactique de la séduction et dans sa langue, il y a la scène dans le salon de coiffure où se pose une autre question, pour moi incongrue : garder les cheveux crépus est-il un acte politique ou doit-on s'en contre fiche ? j'avoue que je n'avais jamais réalisé que se faire couper les cheveux (ou non) puisse être un acte politique. Le dialogue avec ma coiffeuse s'aventure rarement sur ce terrain. Il faut dire que la longueur ou la couleur de mes mèches ne m'engage à pas grand chose, sauf à être plus ou moins bien coupée. Pas elles. Et encore, je n'avais jamais pensé à Obama comme modèle encombrant d'un noir devenant un homme blanc réussi.

Et je ne sais pas si je lirai la suite puisque suite il y a aura, mais cela n'enlève de toute façon rien du tout à la profondeur de la voix d'une femme noire et alors ...

Athalie

PS : oui, je sais, ça fait un peu lyrique comme fin, et je n'aime pas le lyrisme, mais vous me rectifirez.....

Mauvaise pente K. Ridgway

mauvaise pente.jpgRoman désolant sur des vies désolées.... La couverture devrait être totalement grise, remarquez, elle l'est plutôt, mais il y du vert, un vert qui fait gris, déjà. C'est plat, comme livre, vous me direz, tous les livres le sont, plats, oui, mais celui-là, il est aussi plat à l'intérieur, platement triste. L'héroïne est comme délavée, elle doit porter du vieux bleu marine assorti à du liberty moche (parce qu'il peut y avoir du liberty joli, la preuve, la dernière tunique que je me suis achetée) et des chaussures sans âge. Comme un papier peint oublié des années cinquante, ou un truc poussièreux dont on n'a pas envie d'enlever la poussière, parce que ce doit pas être plus joli, sans. Le fils est pas mieux, il est d'un gay triste.

C'est l'histoire d'une femme battue, violentée, par un mari alcolique et sans remords de l'être, et un jour, elle se décide à l'écraser en lui roulant dessus avec sa voiture. Elle y arrive sans trop de problèmes (faut dire qu'il était un peu assassin aussi, ça l'a aidé, sa femme). On se demande un peu pourquoi ça lui prend comme ça d'éliminer son tortionnaire de longue date, mais bon, ce doit être pour commencer le bouquin par un pic dramatique ... Après, elle part de chez elle, normal, sauf qu'elle a un peu mal nettoyé la voiture après le meurtre, qu'elle le sait et pourtant qu'elle ne nettoie pas mieux, à la place, elle fait sa valise. Soit. Et part chez son fils, chassé de la maison paternelle des années auparavant par le tristre sire maintenant liquidé.

Parce que le fils est gay, mais plat et triste aussi, dans sa petite maison de gay triste parce que son copain, qui a l'air plus rigolo, n'est pas là (on le comprend). Ils ne font pas grand chose, ce qui attriste la maman et elle s'en va donc seule un peu plus loin et se fait arrêter, ce qui était prévisible. C'est même le fils qui l'a dénoncée parce que ce que tuer son père, il ne trouve pas ça bien.

Ce qui laisse un tant soit peu perplexe ... platement perplexe puisque plutôt contente d'en avoir fini, de la fausse pente. En plus, ce n'est parce que l'histoire se déroule en Irlande, qu'il fallait faire pleuvoir tout le temps. On a l'impression d'être mouillé.

Athalie

PS : il parait qu'on en a fait un film, moi, j'irai pas.

Etonnants voyageurs 2011

EtonnantsVoyageurs2011.jpgCela fait un grand trou avec la note sur le même évènement dans les archives, mais avis aux A qui voudraient combler le temps passé, détailler la mise en place progressive de nos petits moments communs, des rencontres et souvenir des dernières éditions, moi j'ai déjà du mal avec celle-là, avec tous les nouveaux noms d'auteurs dont il va falloir se souvenir ... et pas trop mélanger, les noms d'animateurs qui viennent s'en mêler, en plus, et les pseudos des A. au complet, plus ou moins maintenant (mais toute A. nouvelle est la bienvenue), les nouveaux titres à garder dans l'ordre, ça va pas être de la tarte ...

Cette édition fut donc, entre autre, placée sous le signe de l'organisation, mais aussi de la continuation. Quelques nouveautés : on a réservé le resto du samedi, le même que d'hab, mais avec un jour d'avance, et commandé une bouteille de blanc à l'apéro, au lieu de cinq ou six verres, sur la même terrasse que d'hab. Bon, c'est le serveur qui a eu l'idée, mais on l'aurait eu l'année prochaine, donc cela ne compte pas. Il y a toujours les tenantes du menu à 12 et celles du menu à 16, mais un homme de plus à la table. (on ne sait d'ailleurs si il reviendra). Une A s'est presque décidée à réserver à l'hôtel comme tout le monde, mais ce sera (peut-être ...) pour l'année prochaine aussi. L'Atalys ne saura mieux se nommer. (Evidemment, pour la A de Lozère, c'est plus dur à suivre.)

Pour le moment, bref compte rendu, seulement des achats perso : Sukkwan Island de David Van sur recommandation de la A dite "l'érudite" , Jours d'Alexandrie de Dimitris Stéfanakis, Mardochée de Kébir Mustapha Amni, Le plaisir ne saurait attendre de Tishani Doshi, Blues pour Elise de Léonora Miano (qui ne dira plus à Agnès qu'elle adore son prénom parce que c'était celui de sa nourrice, vu qu'elle le dit tout les ans, enfin, c'est ce qu'elle a dit cette année, on verra l'année prochaine, aussi ...), Le dîner de Herman Koch, Istambul était un conte de Mario Levi et Dans la main du diable de Anne Marie Garat. Une jolie rencontre, d'ailleurs, à raconter, un de ces jours ...

Athalie

 

 

09/06/2011

Naissance d'un pont Maylis de Kérangal

Bon, vu que "Etonnants voyageurs" arrive, il va falloir que je liquide mes lectures de l'année, moi. images.jpg

Retour en septembre, avec la sempiternelle rentrée littéraire, les "must avoir-lus" vite fait, mais que en fait on n'a pas le temps, vu que la rentrée, c'est surtout les "must à faire" vite fait (inscriptions des enfants à des activités diverses et variés, retrouver des chaussures normales pour aller bosser et quitter les tongs rose "petit bateau" ... se rendre compte que le bureau est dans le même état qu'on l'avait laissé, et que non, on n'a pas trié les papiers qu'on devait classer dans les classeurs, achetés à cet effet (des nouveaux, parce que les anciens, n'on arrivait pas à classer dedans, alors peut-être qu'avec des nouveaux ... ben, non.)(C'est bien la multiplication des parenthèses, mais là, je suis un peu paumée dedans en fait.)

Donc, les dernières sorties, j'avais commencé à Banon, pour celles et ceux (le A pouvant être masculin, la preuve, mon homme), qui suivent les notes, même pas chronologiques, c'est comme les parenthèses. Mais en septembre, j'ai quand même trouvé le temps de lire celui-là, dans nouveautés "goncourables". A priori, comme déjà dit, les ponts, ça ne me dit pas grand chose. Et bien, j'ai fini par m'y interesser, pas à la construction évidemment, de toute façon, ce n'est pas le sujet, enfin, pas techniquement parlant, je veux dire qu'on n'apprend pas à construire un pont, en plus avec mon vertige, c'est hors de question.

La construction qui est interessante, c'est plutôt celle du roman. Elle n'a rien de révolutionnaire (contrairement au pont fictif, romanesque qui l'est, lui.) mais les narrations croisées sont bien faites. De l'ouvrier à l'ingénieur, en passant par le décideur, le projet du récit suit celui des fonctions des personnages dans le projet : Summer Diamantis, la femme qui aime le béton, Verlaine, le voltigeur, Sanche, le meneur d'homme ........Un côté kaléidoscope et "force qui va" comme dirait le père Totor. Il ya un monde là dedans, une image de la démesure du monde qui est en train de se construire ailleurs au nom de la modernité. Cela se passe dans une Californie imaginaire, mais cela pourrait être en Chine, en Asie, là où semble se jouer quelque chose comme une ambition un peu folle et mégalo, oublieuse d'un truc bizarre finalement, l'homme. C'est  peu démonstratif, en fait, c'est moi qui rajoute. Bien sûr, il y a les indiens en contre point, un autre monde, la tradition qui disparait... 

Toute l'énergie passe aussi dans le style, par moment surfait, mais dynamique, presque mimétique d'avec les travaux qui avancent, les drames qui ont lieu, de ceux qui pourraient avoir lieu. Un poil "roman à l'eau de rose" sur la fin, mais c'est tant mieux, parce que finalement on n'aimerait pas que cela se finisse mal, en fait.

Athalie

Pour lire un avis contraire, mais qui est mieux dit que le mien :

http://blog.matoo.net/index.php/archives/2011/01/21/naiss...

01/06/2011

le scandale Modigliani Ken Follet

modigliani.jpgPour une fois, je vais faire une note sur un livre que je n'ai pas encore fini. Mais ce n'est pas très génant, ce pourquoi je le fais quand même. Je suis ainsi sûre, entre autre, de ne pas dévoiler le nom du coupable. De toute façon, je pense que je l'aurais oublié la dernière page tournée. Et même avant.

"Du plaisir qu'il y a parfois à lire un mauvais livre" pourrait aussi être le titre de cette note. Parce que c'est pas bon, Le scandale Modigliani, mais pas bon du tout, pas mauvais au point d'être énervant, juste pas bon. Mais, quand on le sait d'avance, ce peut être aussi des moments "à les lire", ces livres bientôt oubliés. tout le monde en a, on les garde quand même. ça délasse un livre qui ne retiendra pas votre mémoire, plein de poncifs et clichés, de fils fluo à force d'être blancs, surtout avant la perspective de quatre jours à pouvoir lire autre chose vu que c'est grand week-end, ça compte aussi le contexte de la lecture d'un mauvais livre. La Banche de Jacut, notamment, est pas mal aussi. Mais en fin d'été, parce que au début, on a hâte de pouvoir s'avaler un bon vieux pavé, acheté depuis longtemps et mis de côté exprès pour.

En plus, là, j'avais plus rien à lire, pas de conseil des A ou autres ... Le vide. Un alibi culturel, y'a Modigliani dans le titre, au pire j'apprendrai des choses sur lui. Ben non, en fait. Sur le marché de l'art ... ben non, en fait aussi ... sur l'Italie, ben, l'Italie ... non plus.

Donc, un livre sur rien et une note sur pas grand chose. Promis, je ne vous donne pas la suite demain.

Athalie

PS : pour l'illustration, je sais, c'est nul ... mais c'est pour aller avec