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02/07/2011

Les fleurs de lune Jetta Carleton

fleur_de_lune.jpgJe ne savais plus quoi lire et c'était avant "Etonnants Voyageurs", donc je rechignais à entamer le potentiel des découvertes, et ne souhaitais guère dilapider, dans tous les sens du terme, le capital à investir dans du papier qu'on tourne en gardant les yeux dessus et en ayant la tête ailleurs. (Ce qui veut dire que l'on ne REGARDE même pas ce que l'on achète ...)

Donc, recours à d'autres sources pour avoir une idée ou deux pas trop nazes. En l'absence de conseils des copines ou de mes collègues grandes lectrices, deux moyens possibles et récurrents : les blogs de lectrices (dont je me méfie à cause des trop grandes tentations) ou la sélection des librairies.

Les fleurs de lune, ce fut donc la sélection des librairies. A priori, avis favorable, quoique le bouquin était aussi estampillé " sélection du Prix des Lecteurs", dont je me méfie comme de la promotion des éditions du livre de poche, vu que les lecteurs d'une seule maison d'édition, c'est pas fiable, et que je ne les connais pas, en plus. Pas comme les A. Donc erreur possible.

Finalement, pas une erreur, pas une découverte. Classique sans plomber le poncif (ou juste ce qui est supportable) Il faut quand aimer le thème "histoire de famille avec secret caché se déroulant dans l'Amérique profonde des années 50". Moi, je suis fan, donc ça fausse.

Les fleurs de lune, ce sont des fleurs qui s'ouvrent quelques instants à la tombée de la nuit, spectacle rare et précieux, du moins pour la famille à secret caché dont il est question. Ce sont, je le suppose, symboliquement, aussi les quatre filles de Matthew et Callie Soame, dont on suit tour à tour les secrets de vie, en alternant les points de vue, évidemment, classique et pas déroutant, j'ai dit, on suit. (Le premier chapitre a quand même un goût de pépin de pommes au pays de Oui-Oui : on fait des confitures toutes ensemble, on se baigne toutes ensemble dans la rivière ... Papa est quand même quelque peu absent, mais bon, comme on sait qu'il y a un secret , on s'attend, on suit.)

Les quatre fille ont chacune leur destin , leur récit, leurs tentatives de sortir du carcan moraliste de cette époque-là, de cette société-là. Pas plus, pas moins. Plus ou moins féministes ou révoltées. Pas plus pas moins. Le carcan s'ouvre petit à petit, mais reste un carcan, quelque chose par rapport à quoi on est jugée, jaugée, conventions sociales, familiales, religieuses. Et, finalement, ce que j'ai trouvé de plus interressant, c'est les deux récits des parents qui encadrent quasiment ceux de leurs filles : le père à double face et la mère à fond secret, alors que tout paraissait si limpide de son côté à elle et si trouble, de son côté à lui.

Lecture balisée, soit, mais moi, j'ai suivi jusqu'au bout le chemin de lectrice que l'on m'avait tracé.

Athalie

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