Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/07/2011

Eureka street Mac Liam Wilson

 

belfast.gif

Il y a des collègues grandes lectrices et des A. cachotrices. " C'est comme dans Eureka street". "Ben, dans quoi ?" " Ben dans Eureka street ! " "C'est quoi Euréka street ?" "Ben, c'est un bouquin génial, tu connais pas ? Ben, comment ça se fait ?" Ben , comment ça se fait ? ça se fait qu'on ne m'a rien dit, qu'on a gardé Eureka street pour soi toute seule, que je suis la seule au MONDE à ne pas connaître Eureka street et que je vais faire la gueule (deux secondes, durée maximale envisageable) 

Et ben, j'ai lu Euréka street. Et j'ai refait la tronche, toujours deux secondes, parce que je l'avais déjà fini. Elle avait raison, la cachotrice, c'est un génial de petit bouquin, le genre qui redonne la pêche à une lectrice engourdie, qui met du soleil (irlandais, il faut le lire pour le croire) dans le ciel hivernal (breton, il faut être une douce réveuse pour le croire aussi). Il donne même envie d'aller à Belfast, et quelle lectrice bretonne pourrait avoir envie d'aller en Irlande en plein hiver ? Il en fait une ville littéraire, belle et forte, un des personnages les plus attachants du roman, qui pourtant n'en manque pas.

Dans la petite ruelle d'Euréka vit Chukie, gros, pas beau et pauvre, avec sa mère, image même de la banalité, pauvre aussi et pas belle non plus, mais maigre, par contre (ce qui n'a strictement aucune importance, quoique ... ). Grâce à une superbe arnaque légale, bâtie sur du vent libéral, auquel il ne comprend pas grand chose, sur fond de pacification et de mondialisation forcenée et inconséquente, ce paumé invisible va devenir un millionaire naïf et amoureux, la ménagère se révéler à des plaisirs, comment dire ... résurrectionnels (mais peut-être pas très catholiques) ?

Et tout est comme ça, et pourtant ça sonne vrai et juste : la réalité politique de l'Irlande du nord, les derniers attentats, oui, ils y sont aussi, l'omniprésence de l'importance de l'appartenance religieuse, les obligations de choix à ceux qui en ont marre et aussi à ceux qui ne veulent pas lâcher, sinon, quelle lutte ? Jake, qui ne veut pas de ce poids historique, juste tomber amoureux, et Aoirghe qui, elle, y trouve sa raison de vivre et pourtant ....

Ce pourrait être grave, c'est drôle, même lorsque (comme moi), on se mélange les pinceaux dans les enjeux politiques, qui manifeste contre qui, pourquoi il faut parler (ou non) gaélique .... on est du côté de l'histoire qui fait du bonheur : Chuckie, toujours, qui avance sans le savoir vers sa rédemption de loser triste en héros romanesque, de Jake, de ses histoires d'amour bancales et égarées.

Sortir de ce qui a été une vraie tragédie, sans même sembler en parler. Très fort !

Athalie

Commentaires

Si c'est pour lire des articles sur des romans lus depuis des lustres aussi bons soient-ils ( Euréka street est le seul roman dont j'ai lu les dernières lignes précipitamment afin de m'assurer qu'aucun mal n'était fait aux personnages sous peine d'aller péter la gueule à l'auteur... ), c'est pas la peine....
Pourquoi pas un article pendant qu'on y est sur le livre de Dina de Wassmo , Panique à Porterhouse de ???? ou L''élu de Chaim Potok !!!!!!!!
QUE VA T ON LIRE CET ETE ? est la question à laquelle j'aimerais que ce blog prenne (enfin) la peine de répondre.
PS: soirée St Jacut ce soir?

Écrit par : Agnès B | 07/07/2011

A. cachotrice, tu n'avais donc pas encore tout dit ... parce que tu ne m'as jamais causé ni de "Panique à Porterhouse" ni de "L'élu" !!!! T'as fini de sortir des lièvres de ton chapeau à plume, ça rajoute à ma liste de l'été !

Écrit par : Atalie | 07/07/2011

Les commentaires sont fermés.