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13/07/2011

Les derniers jours de Stephan Zweig Laurent Sekick

vangogh-ennui.jpgStéphan Sweig, je le connais peu, voire pas. Je me souviens de n'avoir rien compris à ce qui est considéré comme son chef d'oeuvre, Le joueur d'échec, et d'avoir eu de l'intérêt pour sa Marie Stuart. Mais bon, cela ne veut rien dire, il y a bien des fous de Joyce, ce que mes petits neurones ne peuvent envisager, et de certains qui pensent que La recherche du temps perdu est trop longue, (c'est vrai qu'avant de le retrouver, cela demande un certain temps), mais c'est pas long, c'est juste trop beau pour être plus court. Sans compter des gens qui ne pensent pas comme moi que Le combat ordinaire ou Le chat du rabbin sont des oeuvres majeures et que La route tient de la masturbation intellectuelle .... Donc, pas de préjugés. On peut écrire un bon livre sur un "auteur symbolique de la fin d'un  siècle finissant". On peut même le lire.

Donc, j'ai commencé avec un certain enthousiasme, l'idée de cette biographie restreinte et sans suprise, je me demandais bien ce que l'on pouvait en faire, puisque la fin est connu et le suspens nul. L'auteur  ne pas faire que Zweig ne se suicide pas, au Brésil, avec sa femme, en exil, en fuite. Et puis quelques jours, je me disais que ça allait me reposer du voyage au long de Dans la main du diable. Je me mise dans mon transat pas fin de siècle pour naviquer quelque peu dans d'autres eaux, calmes.

Juste quelques jours et seulement deux personnages, Sweig et sa femme, Lotte, un seul lieu, Pétropolis au Brésil ( quelques retours arrière quand même, la regrettée Vienne, Londres embrumée et New-York, vite expédiée), pas de quoi se perdre. Les quelques jours se suivent, dans l'ensemble et puis rapidement atones, se suivent toujours mais se ressemblent. Zweig est à la fois désespéré et écoeuré, de la victoire du nazisme, de lui même, de sa lacheté, de ceux qui ont décidé de lutter même en de l'exil, de ses dents qui tombent, du carnaval de Rio... On compatit et on comprend pour le nazisme, évidemment, puis, comme tout est sur le même plan, on se lasse. On s'ennuie un peu, la compassion ayant des limites en littérature. En plus, ils ne sont que deux, et le personnage de Lotte, sa femme, qui est désespérée aussi, mais surtout inconsistante, genre flan gélatineux qui tremble d'amour passif. Zeig n'a pas l'air d'en faire une grande consommation d'ailleurs. Ce que l'on comprend, elle fait pas envie.

Un petit livre, une longue note, pour une anecdote.

Athalie

Commentaires

La route de Cormac Mac Carthy est une oeuvre majeure ! Qui dit l'homme quand il ne subsiste plus rien d'humain au monde... Toute blo(a)gueuse assimilant la lecture de ce roman âpre minéral et sec à de la masturbation intellectuelle est de toute évidence une grande admiratrice du sirupeux dégoulinant grotesque ''Angélique , Marquise des anges'' alors il faut lui pardonner car elle ne sait pas ce qu'elle lit...
A +
Agnès B
Ath: il y a un plein sac de fringues qui attend Loulou ...

Écrit par : Agnès B | 14/07/2011

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