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27/07/2011

La terre des mensonges Anne B. Ragde

1ggpiq.jpgVu que ce bouquin est en présentation sur toutes les gondoles des supers et "recommandé par vos libraires", que je me suis faite avoir par le quatrième et les premières pages, je chronique juste pour avertir qu'on peut facilement s'en passer et perdre son temps à autre chose, regarder sa pelouse pousser, la pluie tomber, le linge à repasser s'amonceler ... à moins d'être passionné par l'élevage porçin en Norvège, évidemment. Auquel cas, il doit être d'une lecture fascinante (du moins, je le suppose).

Au départ, il n'y a pas trop de cochons, ce qui fait que c'est trompeur. Les toutes premières pages résonnent un peu à la Wasmo, une attente fébrile érotisante qui fleure bon l'étreinte dans le foin. Puis, un suicide bien troussé, inquiétant, violent, et toujours pas de cochons, mais un croquemort, passionné par son métier, absorbé même dedans, englouti dans une torpeur mentale qui s'annonce bien psy ... Vu que le quatrième annonce une sombre histoire de famille et un huis clos sanglant, ça colle, c'est un peu long, mais on veut bien admettre qu'il faut présenter les protagonistes, le décor du drame annoncé qui ne saurait tarder, classique. Puis, le deuxième frère, quelque peu frapadingue aussi : lui, son truc, c'est les vitrines, c'est son métier et sa passion les bidules qui brillent, les bibelots qui clinquent, obsédé jusqu'au sapin de Noël. Homosexuel jusqu'à la caricature ... ( On est pas obligé d'être homo pour aimer les préciosités débiles qui servent à rien et encombrent les étagères et passer son temps à les bouger d'un millimètre ou deux pour voir si ça fait mieux, j'en sais quelque chose ....). C'est encore un peu long, mais bon, faut bien attendre le troisième frère, ça va peut-être se décoincer, on attend le secret, le huis clos et qui attendait qui pour faire des choses bien chaudes dans le foin, on voit le suicide prendre du plomb dans l'aile de la fiction, par contre.

Là où j'ai commencé à sérieusement sentir le filoutage de la quatrième, c'est au troisième frère, parce que lui, son truc, c'est son élévage de cochons, on apprend aussi qu'avant, il avait des vaches, et qu'avec les vaches, il avait moins de travail parce que là ses truies sont en train d'accoucher, et qu'il y en a une qui a du mal, alors, il faut qu'il s'en occupe jour et nuit .... Alors quand la mère se met à calencher, le père à baver, la petite fille inconnue à faire le ménage là dedans, et que l'autre, il est toujours avec ses petits cochons, moi, je suis retournée regarder ma pelouse pousser, la pluie tomber. Ce qui est quand même plus passionnant. En tout cas, pendant ce temps-là, le tas de linge à repasser n' a pas diminué. Ce qui aurait été étonnant.

Athalie

 

 

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