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28/07/2011

Meurtres entre soeurs W. Marsh

cds50.jpgUne autre lecture quelque peu anodine, mais point sans un certain charme à l'anglaise, un certain suranné, un côté mug de thé avec des roses roses dessus, un thé de Noël, un peu épicé et bien sucré, avec des buches dans le feu et un chat persan sur les genoux ( ce me change des cochons). Mais ce n'est pas la saison, enfin, normalement ...

J'attendais quelque chose du type Le divin secret des petites yaya (bouquin que j'avais adoré mais lu il y trop longtemps pour que j'en retrouve la saveur, même tenace, et qui était plutôt celle du gin amer que du thé sucré ) Quoique du gin, il y en a aussi dans Meutres entre soeurs, mais il fait plutôt sourire. En fait ce serait peut-être plus une flagrance d' "Arsenic et vieilles dentelles".

L'histoire commence dans les années d'après deuxième guerre mondiale, d'abord un veuf et une veuve, qui s'unissent, chacun solitaire avec une fille chacun, puis qui deviennent Mo et Pa, figures fantôches, dont les deux petites capricieuses tirent les ficelles, très facilement. Puis arrive Rosie, la seule commune de Mo et Pa, leur princesse, la aussitôt détestée des demi, qui vont s'unir pour l'empêcher de vivre. Sauf que la vraie nuisance, c'est la petite, qui dès le berceau va s'arranger pour la leur pourrir leur vie, et en grandissant, elle va sacrément bien y arriver, n'hésitant devant aucune trahison, aucune vengeance, plus pourrie et cynique comme soeur, y'a pas, même en demi, celles de Cendrillon, à côté, c'est des  mollasses... Pourtant, tout cela reste si léger qu' on n'y croit pas deux secondes, faut dire qu'il n'y a pas idée d'être aussi naïves que les deux anciennes stratéges de la manipulation qui se laissent avoir comme deux godiches télécommandées par une sorte de poupée mécanique aux plans clairs comme de l'eau du puits.

ça se laisse lire, parce qu'il y a, en plus de l'odeur de thé, celle des petites tartelettes qu'on peut manger avec. Sauf que la tartelette peut être fourbe ...

Athalie

 

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