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04/08/2011

L'élu C. Potok

potok.jpgLa A. cachottière avait encore un as dans sa manche, la voilà qui pourra faire sa maligne. Je me demande quand même comment elle joue au poker ...

L'élu : sur la quatrième, c'est dit "une histoire d'amitié" entre deux adolescents juifs, soit. Ce ne serait que cela, on serait un peu dans la bibliothèque verte ou chez L'école des loisirs, collection " Découverte de l'autre et pratique de la tolérance", voire "citoyenneté et respect des croyances" ...

Moi, mais ce n'est que moi, évidemment, (je ne voudrais pas que le quatrième me réponde en un commentaire virulent), j'ai trouvé que le récit tourne autour de ce que la tradition et les croyances , et ici, la religion, peuvent faire aux enfants et à leur père, comme une question de choix et de don, comment on peut être honnête et piégé, sincère et injuste.

ça commence par un match de base-ball, je ne comprenais rien, je survolais le score en attendant que le match se termine, puis, le match devient duel, presque inquiétant, je ne voyais pas trop comment, mais du coup, j'ai plongé dans le bouquin, comme un règlement de compte qui leur échappe aux deux ados, Reuven et Danny, qui ne se connaissaient pas, mais, qu'une sorte de pulsion meurtrière va pourtant unir ... (je sais, c'est bizarre.)

Tous les deux sont juifs, seulement, ils n'appartiennent pas à la même communauté, l'un pense posséder la certitude de la pureté, de la loi, de l'élection, l'autre semble s'en moquer, sauf que le premier doit être rabbin, alors que le second le veut, le premier est obligé, le second le choisit. ça devrait être l'inverse, mais alors, il n'y aurait pas de roman. La pureté, l'obéissance aux règles, à la tradition, aux lois des pères, au poids de l'histoire d'une persécution qui légitime, et oblige, au respect de ce qui doit être, pour continuer.

Les deux pères sont pratiquants, mais l'un tendance "moderniste", celui de Reuven, il parle à son fils et le conseille, l'autre, le père de "l'élu", Danny, est le rabbin d'une communauté hassidim. Il lui parle du Talmud, ou plutôt ils se parlent à travers le Talmud, notamment le soir du shabbat, sorte de mélange de foire à la parole illuminée et d'interrogation publique, entre sadisme et tendresse : le fils doit succéder au père, il doit être à sa hauteur, quitte à s'affronter, en se taisant ... C'est une étrange logique, mais qu'on finit par comprendre, comprendre entre autre qu'ils ne peuvent faire autrement. Du moins, que pour le père de Danny, c'est la seule voie possible. L'élu, Danny, ne veut pas l'être, résistant et résigné, pourtant. Etrange, dis-je, loin de notre (ma ?) vision des choses où le lien à la religion ne définit pas notre identité, ce qui pour les juifs, évidemment, est au contraire une question qui ne peut que se poser, un piège qui s'ouvre ou pas, une borne, une jauge ...

Enfin, je crois ...

Athalie

 

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