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12/08/2011

Chocolat amer Laura Esquivel

chocolat-amer-laura-esquivel-L-ZT7pgd.jpgComme un goût de déjà dégusté, déjà consommé, même si c'est bon, cela ne surprend en rien. Bien dommage, un ressucé réchauffé de réalisme magique à la mode sud américaine, c'est mijoté mais peu relevé, même en intercalant de joyeuses odeurs poivrées et en mélangeant les sucrés salés, pour moi, cela n'a pas pris.

Tous les ingrédients attendus sont utilisés : une famille de filles, une mère acâriatre, un désir de fuite et de révolte, une obéissance à sa destinée, la révolution mexicaine, chaud chaud bouillant les sens, l'amour impossible né d'un seul regard torride, le sacrifice de soi, la puissance du don aux aliments mêlés, et attention aux fées qui se nichent au fond des marmites.

Tita est au centre du roman, avec Pedro, celui qu'elle ne peut épouser et pourtant qu'elle doit côtoyer tous les jours. C'est la plus jeune, elle est née dans une inondation de larmes, au milieu des oignons. Courroux de la mère et destin bouclé, dans cette famille, la plus jeune doit rester célibataire pour s'occuper de la mère jusqu'au bout, et la mère Héléna, faut se la coltiner !!! En attendant sa disparition, pour cause de naissance malencontreuse et d'amour interdit, la Tita, elle est exilée dans la cuisine, avec la vieille bonne indienne, mére de substition et Pygmalion en chef de l'art de la tambouille à double tranchant. L' affreuse mère veille au grain, mais les effluves passent les portes et Tita apprend à cuisiner, et à faire consommer, de drôles de recettes, qui au gré de ses humeurs et sensations amoureuses peuvent se rélèver aux conséquences aléatoires voire regrettables. Se méfier surtout des cailles aux pétales de roses qui vont entraîner Gertrudis, la seconde, vers des chemins de perdition et Rosaura, malgré une forme d'abstinence ... carrèment sans gout au départ, mais point sans odeur à la fin, n'aura finalement que ce qu'elle mérite.

On cuisine beaucoup dans ce livre, on mange souvent, presque sans faim, on malaxe odeurs, coups de théâtre et coups du sort, mais sans trop d'appétit.

Peut se lire ; mais il faut alors oublier Cent ans de solitude, ce qui n'est quand même pas évident.

Athalie

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