Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/08/2011

L'affaire Jane Eyre Jasper Fforde

dim11.jpgDeux FF comme totalement déjanté, complètement foutraque et fortement plaisant !!!! A réserver pour un trou entre pavés nostalgiques (ou pas) ; "saga familliale et lourds secrets" et pavés " le monde comme il devrait être et nature humaine comme elle n'est pas".

Ici l'Angleterre des années 1980 prend des airs de science fiction et de monde parallèle, mais parallèle à quoi, c'est pas clair ... sauf que la littérature y est la valeur suprême, que les vaisseaux spatiaux sont des dirigeables, y'a pas de martiens, mais les héros de fiction peuvent se matérialiser, mais dans quel espace ??? Pas clair non plus. Mais il y a des bons et des méchants. Le bon, c'est Thursday Next, jeune enquêtrice, sorte de détective littéraire appartenant au corps de police qui doit préserver les manuscrits et histoires originelles en débusquant les tentatives de faux et les trafiquants de versions non conformes aux chef d'oeuvres littéraires, une sorte de répression des fraudes pour objets de grande valeur à la marque déposée que sont les Dickens et autre Wordsworth (sorte de Chanel ou de Vuitton, en quelque sorte, par chez nous). Le méchant, c'est Achéron Hadès. Il a volé soit disant le manuscrit d'un Dickens, mais en fait, c'est pour mieux trafiquer la fin de Jane Eyre. Le Brontë est en danger, à moins qu'une énorme rançon ne soit versée ... Auquel cas, il laisserait (peut-être) tranquilles Jane et Rochester. Faut dire que dans ce monde là, le lecteur (bien ou mal intentionné) peut (sous certaines conditions quand même) rentrer dans les intervales de la fiction, dans les moments pas racontés par l'auteur entre deux scènes et changer deux ou trois petits trucs qui vont faire se détricoter les mailles prévues à l'envers à l'endroit. Ou l'inverse. En plus, si l'original est modifié, c'est toutes les éditions qui se modifient en même temps, et définitivement si l'original est détruit ... D'où l'urgence, évidemment ! (je ne sais pas si je n'ai pas perdu deux troix A. en cours de lecture moi, par contre).

La course contre la montre est trépidante, surréaliste, insuivable, drôle, sans compter que d'autres trucs s'emmêlent sans arrêt : Shakespeare a des troubles identitaires, un père fantôme déboule quand ça lui chante, le dodo est calineur mais un peu encombrant, les amoureux aussi, ou pas, ça dépend lesquels ... On perd le fil, on en retrouve un autre, en fait, coup de bol, c'était le même. A la fin, je me suis retrouvée sur mes pattes mais Rochester avait pris un coup de chaud et Jane s'était un peu cramé la jupette. La fiction se dédouble encore, vrai jeu de miroir où apparaissent et disparaissent des pions-personnages, à en donner le tournis au lapin d'Alice.

Du coup, j'ai lu Jane Eyre, le vrai, enfin, logiquement. Ben, c'est drôlement bien aussi.

Athalie

Commentaires

AVIS: le dernier Carole Martinez est sorti ...en train de finir le dernier Irving et ayant bêtement commencé un polar qui suinte comme je les aime, je donne plus tard des nouvelles du roman de notre amie Carole.

Écrit par : Agnès B | 17/08/2011

Les commentaires sont fermés.