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05/09/2011

L'origine de la violence Fabrice Humbert

Entre Un secret de Grimbert et hhHh de Binet, c'est-à-dire à la fois une romanesque histoire d'un amour impossible, jusque là bien enterré, et une tentative d'écrire l'histoire hideuse avec les points d'interrogation qui vont avec et la trame qui transparait. Ce n'est pourtant pas aussi systématique que dans hhHh et moins fleur bleuette que dans Un secret (y'a pas Cécile de France, non plus, faut dire).

Le narrateur est prof (lycée franco allemand en plein centre de Paris, mais il a conscience de son privilège et il a fait un peu de ZEP avant, d'ailleurs il a trouvé la ZEP plus difficile, le finaud, mais quand même la ZEP, ça le rend plus "normal"....) Lors d'une visite de Buchenwald, il voit (hasard, hasard ...) une photo : un médecin nazi repertorié et un détenu inconnu. Détenu qui a la particularité de porter un étrange regard sur son tortionnaire mais surtout celle de ressembler fortement à son propre père, figure d'ailleurs peu paternelle, une sorte de proue dans le brouillard, à part des autres composants d'une famille grande bourgoise, le genre terres et traditions. ( comme les voisins de A.O., mais en pire parce qu'avec de plus grandes maisons, et donc plus d'enfants et toujours sans game boy, ce qui n'est pas le sujet du roman, du tout, mais c'est juste un aparté pour la A. qui ne savoure pas à leur juste titre mes digressions sans qui pourtant ... )

Le statut de ce père fantomatique, plus la photo, vont conduire le narrateur à détricoter le fil : un fil, pas toujours blanc, mais cousu plutôt solidement, même si c'est parfois à gros points. Celui qui m'a le plus gênée aux entournures, c'est celui fait entre une violence intime et personnelle, celle que le le narrateur ne peut que laisser sortir parfois ( peu quand même, cause bonne éducation et par conséquent retenue de rigueur, coincée et de bon ton, ( et non, je ne ferai pas une autre digression sur les voisins de A.O. Il n'y avait qu'à être là quand "Tout ce qu'il peut y avoir à voler est dans la voiture" ou "Tu sais,papillons-autres-animaux-knokke-belgique-1737024189-588304.jpg ma soeur, je crois qu'elle a un problème d'infériorité vis-à-vis de moi, je ne sais pas pourquoi...") et pourtant, ça me démange) et la violence que l'histoire humaine a faite à l'humain interné.

La violence des bourreaux serait transmissible à la descendance des victimes ? ça fait un peu mélange des genres, le lien entre Shoah et "Un jour j'ai cassé la figure à un type qui m'a embêté en voiture"

Mais bon, je tatillosine sûrement.

Athalie

PS : l'illustration c'est pour papilloniser

 

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