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27/09/2011

Antoine et Isabelle Vincent Borel

ROBERT~1.JPG" Il n'y a jamais eu de chambre à gaz à Mauthausen, affirma posément Florian.", la première phrase de ce roman  m'interloqua à plusieurs titres dont celui de sa place dans une histoire qui devait se dérouler, logiquement, vu le quatrième, en Espagne, avant la guerre civile. Je ne vois pas non plus ce que fait là un premier chapitre incongru, en Jamaïque, au milieu d'une fête décadante d'une sorte de boboïude médiatique problématique, sauf à brouiller les références, le dernier non plus, dans l'avion qui part ou qui revient où l'on fait pipi sur le monde, on ne sait pas. Entre les deux, c'est plus cohérent, c'est croisé touffu des fois, quelque peu didactique. 

Dans l'Espagne misérable de la fin de la monarchie, en un temps lointain, mais pas tant, deux familles vont tenter de s'arracher de la misère rurale. Une du sud, et l'autre du nord, elles convergent vers Barcelone. La misère devient urbaine. L'injustice demeure, plus celle des latifondias andalouses, celle des petites ruelles sombres, de la promiscuité des bruits, des corps, des maladies, de l'entraindre de rien, une lutte pas grandiose, juste pour le lendemain garder une tête hors de l'eau. Deux figures émergent, deux dont sait (vu le titre) qu'ils vont bien finir par se rejoindre, le Antonio et la Isabel. Ceux qui ne rejoindront pas cette histoire, c'est les Gillet, grande famille bourgeoise aux valeurs sûres, patriacat bien pensant et profit bien pensé, dont l'histoire s'entremêle à celle des pauvres, sans jamais les toucher, ni les voir. La guerre civile arrive, d'un côté, la seconde guerre et la collaboration de l'autre, inévitablement.

L'auteur veut nous caser de l'histoire, pour qu'on comprenne. C'est louable, mais du coup, on en perd les personnages de vue, on les retrouve, après, mais on a perdu le fil des sentiments. Il finissent par faire un peu de la figuration, supports papier de la grande Histoire, pour dire la petite. Petite ou grande, touchante, étonnante, mal calibrée, déséquilibrée, avec des scènes bien léchées, parfois, ce qui rattrape.

On finit par comprendre pourquoi Mauthensen, au départ, mais pas la Jamaïque.

Athalie

26/09/2011

Les souvenirs de Foekinos

pavillon.jpgAlors, là, moi, c'est bon, j'arrête les goncourables et consorts, je ne frise pas l'overdose, j'ai dépassé la coulpe, je tends le cou au sacrifice, je freine l'hémorragie de mes neurones, je me rends, je passe les deux mains et je ferme le bouquin, définitivement, à la moitié. Je l'avais laissé en l'état, il y a quelques jours, pour faire quelques autres choses, et j'ai voulu, quand même, y revenir. Pas pu. ( Ce que va apprécier A.O. vu que je ne risque pas, du coup, de dire la fin. Ce qu'elle m'accuse injustement de faire ici.) L'ennui a eut raison de ma bonne volonté, de ma conscience de lectrice, pourtant capable de plus de jusqu'auboutisme.

Le grand-père qui meurt, c'est triste. La grand-mère qui reste, c'est triste pour elle, c'est dur pour ses fils de la mettre en maison de retraite, pour elle aussi, vu qu'elle n'avait pas envie (mais QUI pourrait avoir ENVIE de ça !!!) et quand on vient lui rendre visite, c'est triste aussi parce que les autres petits vieux, ils sont pas en bon état et les tableaux sur les murs, ils sont tristes. Et puis après, je ne sais pas, mais je suppose que ça continue à être dur et tristre et que les chapitres se coincent toujours dans les portes ouvertes.

"Littérature pavillionnaire" en a dit E. Chevillard, ( excellentissisme Les absences du capitaine Cook et jubilatoire L'oeuvre posthume de Thomas Pilastère ). Alors déjà que j'y habite, dans un pavillon castor des années cinquante, que j'y ai passé toute mon enfance, avec les chromos au mur, les tapisseries à galons, la baignoire sabot, le jardin de devant, avec les fleurs, le jardin de derrière, avec le potager ... j'en ai des souvenirs, moi aussi, pas forcément tristes, mais je ne les raconte pas. D'abord, je ne saurai pas, et puis, cela n'interresserait personne. Comme moi, ceux de Foekinos.

Je vais reprendre le cours de mes lectures normales, celles qui racontent des histoires que je connais pas, des maisons autres que la mienne, de quartiers plus exotiques ... ou encore recycler de bonnes vieilles lectures, n'en déplaise à A.P. qui attend impatiemment la note promise sur Le livre de Dina.

Athalie

http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article1154

21/09/2011

Rien ne s'oppose à la nuit Delphine Le Vigan

imagesCANI25S9.jpgRien ne s'oppose non plus au jour, normalement. C'est juste que Bashung, le jour, il ne devait pas avoir envie de le raconter, le livre non plus, ce qui fait que c'est cohérent . On le comprend vite vu que ce roman commence par le récit de la découverte par l'auteure (je ne dis pas narrateur, et j'ai pas faux puisque c'est dit, c'est autobiographique, ni narrateure, parce que cela ne veut rien dire) du corps de sa mère qui vient de se suicider, macabre et sordide. ça finit d'ailleurs sur la même scène (je ne sais pas si c'est parce qu'elle avait peur qu'on ait oublié entre temps ...) A.O. va me maudire parce que je dis la fin, mais l'auteure, elle a mis la fin au début, alors c'est pas ma faute, et ça ne change rien à l'intérêt (ou non) du bouquin.

 La première partie retrace l'enfance de sa mère, Lucille, deuxième d'une famille de 9,10,11, enfants, je ne sais plus (et puis en plus il y en a qui disparaissent en route plus un qui s'ajoute, pas pour le meilleur), des parents improbables, mais haut en couleur, une tendresse pour tous ces gens-là, ce bruit, que l'on devine, cette douceur et cette inconscience, celle rêvée des familles nombreuses, des complicités particulières et des relations que l'on voudrait proches, cette époque, celle des années 50, à peine, mais justement, esquissée. Il y a de l'allant, de l'humour, une faille évidemment se ligne, sinueuse, vu le début, on se doute que ça va pas durer comme ça, que l'explosion de l'illusion de la cohésion (c'est une allitération) ne va pas tarder. Mais c'est un beau tableau de personnages qu'on nous présente là. La belle Lucille qui fait des photos de mode, les moments de complicité avec sa maman, à elle rien qu'à elle, pour une fois, son silence, son retrait ... Et puis après, ça glisse, ça se délite, ça commence à pourrir ... et au bout d'un moment, je n'en pouvais plus des drames et des peines, de la folie de Lucille, qui glisse aussi, qui plonge et replonge et ses filles qui surnagent, à leur tour, de l'adhésion que nous demande cette voix d'auteure, sûrement sincère, qui demande qu'on ne la juge pas, qui souffre de dire la violence de sa mère, et la violence que l'on a faite à sa mère, belle, si belle, jeune, si jeune, fragile, si fragile, dure, si dure, si pas là, si ailleurs, si autre, si aimée, malgré tout.

Moi, je me demandais comment on pouvait sortir d'une enfance comme ça, mais aussi si ça allait s'arrêter bientôt, si on allait pas nous laisser quitter le manège à tragique avant qu'il aille dans le mur, je voulais bien lire jusqu'au bout, mais sans être obligée d'attraper le pompom pour faire un nouveau tour gratis. Pitié. Ben non, jusqu'au bout.

Ce n'est pas un livre pour moi, c'est tout.

Athalie

PS : désolée pour les familles nombreuses ....

 

19/09/2011

La braderie la plus rapide de toutes les braderies ...

imagesCAOTJER0.jpgLà, on n'a pas fait exprès. On était super prêtes, soit, on vendait mollement, soit, quelques pièces de vaisselle avaient été égarées, soit, le fameux blouson en cuir déjà essayé dix fois, quasi vendu, puis non, finalement, trop lourd (ben oui, je sais, c'est par cela que ma copine A. le vendait l'année dernière et que cette année, c'est moi ,vu que je le lui ai racheté l'année dernière, pas payé encore, mais bon, théoriquement, il est à moi, et effectivement lourd, ce pourquoi, je le revends à mon tour, le même prix que je ne lui avais pas encore payé, vu que ...),  les docks pas à la taille ... l'écharpe rose sublimissisme ... quelques classiques, et relativement peu d'immondes, enfin comparativement.

On avait bien vu que la pluie était annoncée, on n'est pas des nouilles quand même, (sauf pour compter mais là ça compte pas) on avait une bâche, on regardait le ciel, prêtes à agir en trente secondes, efficaces et prévoyantes.

Le problème, c'est que c'est la flotte qui est tombée en trente seconde, et pas qu'un peu, tout d'un coup, la lâche traitresse, et qu'on s'est retrouvée sous la bâche, qu'on sait maintenant ne pas être étanche, du tout, un mètre carré pour quatre ( heureusement les filles sont petites, surtout la mienne) avec de la flotte partout, surtout sur nous. C'est là qu'on voit si on est prêtes, ou pas, pour un plan survie face à l'extrème. Moi, non. J'ai senti que je touchais mon extrême à moi quand mon blouson en daim (IKKS) a commencé à ressembler à une serpillère, sans marque ni rien, juste une serpillère. Sauf que je l'avais sur le dos. ce que je fais peu avec une serpillère, normalement. La copine A. essayait son rimmel qui coulait avec des klennex rescapés du déluge, mais que son sac était resté à l'extérieur, un beau, avec ses papiers et ses sous (pas ceux de la braderie, je pense) . Enfin, si on peut appeler "à l'intérieur" une bache qui fuit.

J'avais dit : "je ne resterai pas trop tard". Pari tenu. Ce qui fait que l'on n'a pas vu Acoco, qui devait apporter le café, ni A. O. qui devait rapporter le Smart Bell.

Athalie

PS : mais bon, on les excuse, vu qu'on n'était plus là.

16/09/2011

La braderie, avant.

vase-chevaux-couleurs-nacres_1495029-55549463.jpgEn général, ça commence que j'ai la flemme de descendre tous les cartons, à moitié vides à moitié pleins, de la braderie de l'année dernière, que j'avais dit que cette fois-çi, j'allais les ranger correctement : fringues par taille et par sexe, saison par saison, "bibelots" divers triés et certains virés pour cause d'aller retour réguliers entre les tréteaux et le grenier, des sortes d'habitués de l'oubli, des trucs que personne ne regarde plus depuis des années .... Mais comme je n'ai rien fait, que je n'ai pas le courage de le faire maintenant qu'ils sont descendus, (on ne sait jamais, c'est peut-être leur année de gloire !), je me dis que cette fois-çi, si ils reviennent, je les jette. Comme j'avais dit l'année dernière. Mais  cette fois, j'y crois. (enfin, un peu).

Puis, je me dis encore que je suis vraiment débile de passer une journée entière à jouer à la vendeuse sur un bout de trottoir avec ma copine A., toutes les deux les fesses dans nos fauteuils, à regarder passer les gens, parce que il n'y pas de trains et qu'on a relativement peu de ressemblances avec des bovidés, mis à part le noir. Y'a des péniches mais elle ne bougent pas et l'eau est derrière nous. Pas devant. Dès fois, il fait beau, alors on bronze un peu. On remonte le pantacourt et on ne quitte pas nos lunettes. Comme on est toujours à la même place, y'a des copains qui passent, à peu près toujours les mêmes aussi. On cause. Parfois on manque de chaises, parfois, on vend un truc de l'autre, dès fois on s'achète des trucs entre nous, surtout moi, pour pouvoir les revendre après, l'année prochaine.

Et puis quand tout est près, c'est bien.

Athalie

14/09/2011

Sanctuaire du coeur

Dth2.jpgLe petit dernier (pas si petit que ça !) de cette magnifique auteur vietnamienne au nom imprononçable, j'ai nommé Duong Thu Huong, sort demain en librairie. C'est Sabine Wespieser qui me l'a dit ! Ca nous changera de la course au Goncourt.

Ca se passe au Vietnam, évidemment... Pour ce qui est de l'écriture, lisez ici les premières pages. Oui, je sais, les livres c'est mieux en version papier mais ça c'est pas un livre, c'est une mise en bouche, un apéritif, un parfum d'Asie ...

13/09/2011

La belle amour humaine Lionel Trouillot

Picture in Fichier bribes (4).jpgLe premier chapitre est assez enchanteur, nuit magique hors du temps, rythme de la phrase et bercements des images,  c'est un chauffeur de taxi qui a la parole : soit, il parle un peu beaucoup comme un écrivain, mais bon, on sait quand même bien qu'on est en train de lire un livre et qu'on n'est pas dans un taxi en Haïti, fraichement débarquée de l'avion comme sa passagère de papier et en route pour un village perdu où deux maisons jumelles ont mystérieusement brûlées, il y a bien longtemps de cela, sans que l'on sache pourquoi. La passagère, elle s'appelle Anaïsse, ne connait rien de cette histoire ni de ce pays, elle est venue y chercher un petit quelque chose, vue qu'une des maisons, c'était celle de son grand-père et qu'il est mort dedans, comme le proprio de la voisine, et qu'après son père a disparu et que sa grand-mère est devenue princesse de conte de fées par procuration. Le taxi la prévient, elle ne saura pas plus que ce petit quelque chose. Il en profite donc pour lui (nous) dresser un tableau satirique et plutôt drôle, bien troussé et finement caricaturé des différentes facettes du touriste en en pays pauvre, de la compassion humanitaire inutile et ridicule, à la recherche malsaine de l'exotisme, coups de griffe et écorchades bien senties (il y a notamment une scène savoureuse sur la famille modèle qui "vient en visite" ...)

De l'histoire des maisons jumelles et des deux bien saligauds qui les habitaient, on ne saura finalement que des touches, de jolies touches, bien écrites, mais données en alternance avec la parole du taxi moralisateur. Du coup, moi, ça m'a détachée, rattachée, détachée ... et suis restée quelque peu sur ma fin.

Mais bon, après Du domaine des murmures, évidemment .... 

Athalie

PS : j'attaque le De Vigan, quelques unes de mes têtes blondes et brunes qui l'ont commencé cet après-midi m'ont dit "Il a l'air GENIALLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL". Je crains le pire.

09/09/2011

Du domaine des murmures Carole Martinez

dame.jpgComme un long rêve qui s'étire dans un Moyen Age chimérique et brutal, ou un air de madrigal couvert, par interminence ,du fracas des armes et des hennissements des coursiers fabuleux, des épées qui tranchent et transpercent les nouveaux nés.

Ne pas s'arrêter, surtout pas, au quatrième de couverture, peu engageant. (Qui a pu écrire ce truc-là ???). Qu'attendre de cette histoire qui commence par enfermer son héroïne entre quatre murs, seule avec son dieu et sa foi vibrante, dévorante, après qu'elle se soit mutilée pour échapper à un mariage contraint, soit, il avait pas l'air terrible, terrible le mari ... mais quand même ... Foi délirante qui lui fait choisir, vouloir, ne vouloir que cloitrer ses quinze ans entre des murailles de pierre sans porte et deux grilles, dont la plus grande s'ouvre sur l'obscurité d'une église ?

Escarmonde, le prénom dit l'inverse de ces ténèbres là, de la foi qui asservit et la condition subie de fille et femme à marier, à prendre : éclats de la lumière des feuilles et des simples, du vent et des tissus qui glissent sur les peaux ou flottent dans le soleil des croisades perdues, monde qu'elle a refusé et l'empreigne, la mord et la tord, monde qui emporte la recluse loin du huis clos que l'on pouvait craindre.

Les mots de Carole Martinez, c'est une boîte à musique ou une lanterne magique. De ce domaine des murmures, s'échappe une voix qui dessine des légendes, vend des reliques gargantuesques, peint des fées qui aiment tellement l'amour qu'elles peuvent en changer de couleur, colorie des belles dames du temps jadis, enfermée dans la ronde d'un chateau de brume, qu'un Desdichado a aimé et qu'il pleure encore, le luth dans les étoiles.

Moi, quand la dernière page s'est tournée, j'ai bien vu qu'il y avait une  licorne qui s'était planquée vite fait derrière le rosier grimpant, au fond du jardin.

Athalie

PS : désolée, A. B. j'ai fini par faire la note avant toi, à force de dire du bien de ce bouquin, j'ai eu peur de friser l'overdose de superlatifs. Et évidemment pour les retardatrices Coeur cousu

08/09/2011

Y'a les feuilles d'automne qui tombent

270px-Goncourt_FR_(april_2008).jpgOn s'y colle ou pas ??? aux goncourables, je veux dire ... pas aux feuilles, j'ai déjà les rides  automnales ... ( c'est l'effet rentrée, retrouver la jeunesse qui n'a jamais lu Madame Bovary ni la 73, ni l'autre.)

 Stéphane Audeguy, Rom@ : a l'air vide et prétentieux.        

Emmanuel Carrère, Limonov : ben, ça doit être du Carrère ...           

Sorj Chalandon, Retour à Killybegs  : Mon traitre ne m'avait pas emballée ... mais je crois que A. M.L. avait bien aimé, Anonymus aussi, ça doit être le côté angliciste....            

Charles Dantzig, Dans un avion pour Caracas (Grasset) : genre snob grave, sans a priori aucun évidemment, vous me connaissez ... En plus ça se passe dans un avion ...           

David Foenkinos, Les Souvenirs (Gallimard) : La délicatesse, c'était pas trop mal, mais bon, pas de quoi sauter de branches en branches non plus ...            

Alexis Jenni, L’Art français de la guerre  (Gallimard) : pas d'infos pour l'instant.             

Simon Libérati, Jayne Mansfield 1967 (Grasset) : peut-être pas mal, et puis ça me changera de Sissi l'impératrice et autre Marquise des anges.           

Ali Magoudi, Un sujet français : ????            

Carole Martinez, Du Domaine des Murmures  : respect.            

Véronique Ovaldé, Des vies d'oiseaux une jolie musique.         

Eric Reinhardt , Le Système Victoria : il parait que Cendrillon était mieux, mais comme je n'ai pas lu Cendrillon ...            

Romain Slocombe, Monsieur le Commandant : ???            

Morgan Sportès, Tout, tout de suite : ???          

Lyonel Trouillot, La belle amour humaine : a l'air pas mal du tout, je compte me l'acheter demain.        

Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit : Les heures souterraines avaient quelque chose.

Sur le site Gallimard, on peut lire les livres en numérique : "Book" quand tu nous tiens !!!

Athalie            

07/09/2011

Pour les A. anglicistes


http://www.youtube.com/watch?v=x4BK_2VULCU&feature=sh...

Désolée, je ne suis pas une geek comme A.O. !!!! Mais elle pourra peut-être faire la manip ????

Athalie

Yes... she can ! AO

 

06/09/2011

Le plaisir ne saurait attendre Tishani Doshi

bouddha.gifPorte particulièrement bien son titre .... même décor que dans l'Equilibre du monde, même pays, l'Inde, même grande ville, même époque, les années soixante, soixante dix, plus ou moins ... mais cette fois-ci, on est du bon côté, ça repose et ça coule, on a moins peur que tout s'écroule et qu'on perdre nos personnages en route, qu'ils disparaissent dans le trou. Ici, il a des ornières et des cahots, mais on ne bascule pas dans le fossé, haillons par dessus tête.

C'est l'Inde de la bourgeoisie moyenne, tranquillement prospère. Le premier à secouer le cocotier, ce sera Babo, le fils aîné, envoyé, non sans cérémonie photographique très exotique, en Angleterre, la nation moderne, pour y suivre une formation, qui permettra, à son retour programmé, de continuer à faire prospérer l'entreprise de peinture familiale. Sauf que ça va disjoncter grave, et vite, genre électrochoc gallois, blonde, avec un ruban rouge dans les cheveux. Babo est jaïn, ce qui veut dire qu'il ne peut consommer ni viande, ni alcool, ni femme. Et c'est à peu près dans cet ordre là qu'il en faire une consommation gourmande. Sans remords. D'ailleurs, c'est un livre qui laisse peu de place aux remords, ou autres ratages vraiment, vraiment, graves. Enfin, parfois, ça pourrait l'être, mais le parti-pris n'est pas celui là.

On suit donc Babo, de retour (mais je ne dirai pas comment et pourquoi sinon, y'a une A. qui va m'accuser de tout raconter), ses amours, ou plutôt son amour, sans presque une ride, et avec, les couics et couacs des père, mère, frère, soeurs et filles. Il leur arrive des trucs qui coincent et qui cahotent mais y'a toujours une brise quelque part dans le ton : le métissage, c'est possible, l'amours toujours, c'est possible, l'harmonie, c'est possible aussi ...

Le personnage de Ba, l'aïeule, a un air de Terre des oublis, au fond de sa cabane-demeure des souvenirs d'enfance, qui caquette du bruit des voisines, et elle, qui bruisse d'odeurs divinatoires.

Quand il leur arrive des gravités, à ces indiens doux-là, c'est plus du paprika, un léger picotement qui passe, mais qui a du goût quand même.

Athalie

 

05/09/2011

Une révolution ....dès la version 1!

L'origine de la violence Fabrice Humbert

Entre Un secret de Grimbert et hhHh de Binet, c'est-à-dire à la fois une romanesque histoire d'un amour impossible, jusque là bien enterré, et une tentative d'écrire l'histoire hideuse avec les points d'interrogation qui vont avec et la trame qui transparait. Ce n'est pourtant pas aussi systématique que dans hhHh et moins fleur bleuette que dans Un secret (y'a pas Cécile de France, non plus, faut dire).

Le narrateur est prof (lycée franco allemand en plein centre de Paris, mais il a conscience de son privilège et il a fait un peu de ZEP avant, d'ailleurs il a trouvé la ZEP plus difficile, le finaud, mais quand même la ZEP, ça le rend plus "normal"....) Lors d'une visite de Buchenwald, il voit (hasard, hasard ...) une photo : un médecin nazi repertorié et un détenu inconnu. Détenu qui a la particularité de porter un étrange regard sur son tortionnaire mais surtout celle de ressembler fortement à son propre père, figure d'ailleurs peu paternelle, une sorte de proue dans le brouillard, à part des autres composants d'une famille grande bourgoise, le genre terres et traditions. ( comme les voisins de A.O., mais en pire parce qu'avec de plus grandes maisons, et donc plus d'enfants et toujours sans game boy, ce qui n'est pas le sujet du roman, du tout, mais c'est juste un aparté pour la A. qui ne savoure pas à leur juste titre mes digressions sans qui pourtant ... )

Le statut de ce père fantomatique, plus la photo, vont conduire le narrateur à détricoter le fil : un fil, pas toujours blanc, mais cousu plutôt solidement, même si c'est parfois à gros points. Celui qui m'a le plus gênée aux entournures, c'est celui fait entre une violence intime et personnelle, celle que le le narrateur ne peut que laisser sortir parfois ( peu quand même, cause bonne éducation et par conséquent retenue de rigueur, coincée et de bon ton, ( et non, je ne ferai pas une autre digression sur les voisins de A.O. Il n'y avait qu'à être là quand "Tout ce qu'il peut y avoir à voler est dans la voiture" ou "Tu sais,papillons-autres-animaux-knokke-belgique-1737024189-588304.jpg ma soeur, je crois qu'elle a un problème d'infériorité vis-à-vis de moi, je ne sais pas pourquoi...") et pourtant, ça me démange) et la violence que l'histoire humaine a faite à l'humain interné.

La violence des bourreaux serait transmissible à la descendance des victimes ? ça fait un peu mélange des genres, le lien entre Shoah et "Un jour j'ai cassé la figure à un type qui m'a embêté en voiture"

Mais bon, je tatillosine sûrement.

Athalie

PS : l'illustration c'est pour papilloniser

 

04/09/2011

Compte rendu du premier week-end des A (1)

Peche-aux-palourdes---Carnac_3.jpgLes A. ont légèrement perdu le sens du temps.

Agnès B. n'a pas réussi à étrangler Acoco, pourtant, elle a bien essayé, la traitresse, par surprise, dans le noir et avec sa propre écharpe.

A. O a bien tenté de nous égarer et de nous jeter du haut de la falaise. Ce projet chafouin a également échoué.

Athalie a mis la table. Six couverts pour cinq personnes. Elle a ainsi prouvé, encore une fois, qu'il vaut mieux que ses compétences restent strictement littéraires. D'ailleurs, c'est la seule qui ait lu plus de deux pages en deux jours. Les autres ont promené leur livre.

A.O. et A. M.L ont définitivement prouvé qu'elles aiment presque autant la mer salée que le vin blanc. Mais pas en même temps et pas aux mêmes heures. Ce qui est louable.

Acoco n'avait pas apporté son matériel de pédicure, ce qui a été regretté.

A.M.L. a appris que les trous de palourdes sont légèrement plus rectangulaires que les trous de coques.

Athalie a appris qu'Anonymous avait de gros bras musclés. Elle ne le lui a pas encore dit.

A. B. a prétexté un mal de dos conséquent pour ne pas participer à une sortie collective et enthousiaste visant à remplir les ventres affamés des A. A la place, elle est partie acheter "Elle". Et "Libé". Elle n'a lu que le "Elle". En rentrant, Acoco s'est jetée goulûment sur le supplément pour homme avec un soupir gourmand.

Les A. ont cherché à définir le concept d'amitié virile mais aussi d'autres orientations possibles ....

Les A. n'ont pas regretté le départ des voisins de A. O. Les bobos snobent les bourgeois qui s'assument, mais qui causent vraiment trop fort. Les enfants n'ont même pas de game boy, les A. pensent remédier à cette carence éducative.

Les A. n'ont pas trouvé de solution à l'étrange malédiction qui semble poursuivre Athalie. Pourtant, elles ont essayé. Qu'elles en soient remerciées.

Les A. ont parfois parlé livres. Ce ne fut pas un domaine des murmures, et il n'y avait pas de prince d'Aquitaine. Mais c'était sympa quand même.

Athalie

 

 

01/09/2011

Madame Bovary 73

 

Jetez un oeil sur cette petite merveille ...

http://flaubert.univ-rouen.fr/derives/Bovary73/accueil.php

Athalie