Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/10/2011

The artist

astarisbornjudy-garland-a-star-is-born-1.jpgAvec la copine A., on est retournée au cinéma. Le moral moins dans les chaussettes, mais toujours que toutes les deux vu que la lâcheuse de "Il faut qu'on parle de Kévin" a décidé unilatéralement, de suivre un ordre précis de sorties cinématographiques (on ne sait pourquoi ... si ça se trouve, elle a vu ça dans le marc de café ...), et que nous, on ne suit pas le ryhme des trois cinés à suivre, enfin, pas moi, en tout cas. Faut dire aussi que j'avais oublié de le lui dire.

Même pas presque en retard, tranquilles et tout, on s'est bien calées dans nos fauteuils Gaumont super star sans pop corn (A. O. elle avait pourtant un bon de réduction !) et on a tranquillement décollé dans l'OVNI. Le scénario est cousu de fil blanc (et dans toutes les critiques et blogs, donc je passe vite fait) , une star du muet, orgueil et décadence, une figurante, fraicheur, audace, qui tente et qui gagne dans un Hollywood de paillettes et de strass. Pas grave, le scénar, le plaisir est ailleurs. Dans une sorte de dépaysement qui se fait plaisir et joue avec les codes sans se prendre une tête d'intello réflexif sur l'histoire du cinéma.

Quelques longueurs, mais peu, quelques scènes étonnantes de trouvailles, le jeu de jambes devant derrière un écran de pacotille, le jeu des mains de la future starlette qui se caresse dans le costume de l'acteur tellement admiré, celui des regards lors d'une danse si tendre que la caméra la suit, l'intrusion du bruit des objets dans un monde sans voix ...

On ne sait pas trop où l'on est, du vrai faux muet ou du faux vrai parlant, mais là non plus pas grave. La musique est génialement travaillée, elle devient narrative, les paroles semblent du coup superflues, un vrai tour de passe passe, on n'entend pas leur absence. Jean Dujardin est l'acteur, mais l'actrice est vraiment l'actrice, une réminiscence de Liza Minelli, avec un soupçon de Marilyn, et quelque chose de Judy Garland.

Ce qui fait qu'on ne peut que revoir " Boulevard du crépuscule", "Une étoile est née" et "Eve". Dans cet ordre là.

Athalie

Les commentaires sont fermés.