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18/10/2011

Le crieur de nuit Nelly Alard

filet-de-peche_940x705.jpgUn petit livre, tout petit et en poche, un livre en passant, qui passait par là et s'en repartira, non sans avoir jouer sa petite musique, cependant.

Le livre commence par la mort du père détesté. Une mort sans joie ni larmes, d'abord montrée du petit bout de la lorgnette : comment faire rentrer le nouveau cercueil dans le caveau familial, qui est déja bien occupé et où les anciens ont été posés sans souci de l'avenir, ce qui fait que le nouveau, il ne va pas pouvoir rentrer, faut réorganiser rationnellement la chose, comme un jeu de bataille navale, comment décider d'un choix de textes pour la messe quand on descend d'une famille de mécréants notoires dans un coin de bigots bretons confits, que dire au prêtre, gentil, mais quelque peu désarçonné devant le vide sans tristresse que laisse le mort, que dire d'admirable sur un père tellement égocentrique, tyrannique et caractériel qu'il vous a bouffé toute crue votre enfance à coups de filets de pêche et de zapping télévisuel. Sans coups directs, juste de l'indirect bien senti.

A petits pas, on va comprendre, le tableau noircit, mais en douceur, si l'on peut dire, la fille dit sa destruction, celle de sa soeur, son frère, (pas sa mère, étrangement, épargnée on ne sait comment) par un homme finalement pitoyable sans être digne de pitié. Des notes burlesques font passer le tout, on se s'attarde pas, on donne juste les grandes lignes, des traces d'explications ce n'est pas fouillé, ressassé, pas martelé. Pas du De Vigan (le dernier, j'entends, Rien ne s'oppose à la nuit) quoi.

Athalie

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