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15/11/2011

Cinq mille kilomètres par seconde Manuele Fior

Première note sur une B.D....,enfin presque pas une B.D., en fait

 

Je l'ai déjà lue trois fois en quatre jours. Pas pour réviser, je n'en suis pas à ce point, mais la première fois pour l'histoire, la deuxième pour regarder les images, parce que comme je voulais vite connaître la fin, la première fois, je n'avais pas trop regarder les dessins, je m'étais juste dit qu'ils étaient beaux, mais c'est une B.D. quand même, donc j'ai repris mon temps pour mieux regarder. En fait, je me suis gourée, ils sont superbes, poétiques et pourtant ciselés. Mais je n'y connais rien, au point d'avoir été vérifier si c'était de l'aquarelle. Bingo, c'en est. Et la troisième, juste pour le plaisir. Pourtant, c'est de la beauté pas gaie, nostalgique, voire poignante, comme un corps qui a grossi, un temps qui est devenu gris.

Au départ il y a une ado, Lucie, piquante comme une ado italienne et les deux ados-super copains qui lui tournent autour quand ils ne roulent pas en vespa ; Piero, le plus doué à l'école, Nicola, le promis à la reprise du magasin de son père, un peu plus balourd. Lucy va jouer un peu, très peu, puis choisir, comme un jeu dans une palette de couleurs qui disent la lumière resplendissante de l'Italie, d'un début de vie et des corps épanouis, une légereté allègre. Puis, ellipse. On retrouve Lucy, sans les deux autres, ailleurs, dans d'autres couleurs, un peu plus bleues et froides. Puis ellipse. Piero, à son tour, ailleurs et  un peu plus tard ... Et, l'un et l'autre, ellipse, retrouvailles d'absences, ellipse, faux happy-end, ellipse.

C'est plein de non dit que l'on comble avec des hypothèses. Et si, et si, si, elle avait fait un autre choix ? et pourquoi celui-là, on ne nous dit pas, pas vraiment, ellipses. Les trois trajectoires  continuent à se croiser, les moments se suivent comme autant de choses qui auraient été possibles, mauvais choix ? bons choix ? ils sont faits, on dirait un peu au gré des pages et des vents, des exils intérieurs ou géographiques, finalement, ce serait un peu pareil ? et les rêves les poursuivent, amertume d'avoir loupé un truc sans voir quoi. Moi, j'ai trouvé ça super ambitieux pour une B.D., ( mais tellement beau à lire et à regarder, on dirait un roman (j'ai appris depuis qu'on dit roman graphique, ce qui convient bien effectivement) ... ( la scène de Hilde et Lucy, un pur régal, et celle, poignante d'une retrouvaille pitoyable ...)

Athalie

PS : super merci A.M.L.

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