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18/11/2011

Les déferlantes Claudie Gallay

Quand Les déferlantes déferlaient (facile ...) en grosses piles compactes sur tous les rayonnages et que tout le monde disait que c'était le "Best seller" des lecteurs, moi, je faisais un peu la tronche car du coup, ce phénomène de bouches  z'à z'oreilles éclipsait celui du Martinez "Coeur cousu", et que mince qu'est-ce c'était que ce bouquin-là, forcément moins bien que mon succès à moi de ma bouche à mes z'oreilles et pas que moi, évidemment, mais quand même.

KS-POLOCHONBLAN-65X20_B.jpg

Finalement, une fois qu'il fut sorti en poche, je l'ai laissé attendre encore un peu, histoire qu'il comprenne bien que je faisais encore un peu la gueule, et puis, "bon, ben, oui, allez, je te pardonne et je ne te lis mon gros coco ...". Gros, oui, coco, on ne peut vraiment dire, moins bien que Martinez, forcément. Mais je me suis quand même laissée prendre ... Comme tout le monde connait l'histoire, je passe et dis juste ce qui m'en reste de bons souvenirs, un peu palis par le temps :

  • Le fantôme de Prévert,
  • L'impression de lire en ayant les coudes posés sur une table de formica derrière une vitre de café embuée,
  • Un huis clos en plein vent, avec un couvercle dessus, comme un ciel breton, même si c'est pas en Bretagne,
  • la maison qui bouge, toujours à cause du vent, et la chambre avec un lit qui doit sûrement avoir un polochon et un édredon. Surtout un polochon, j'adore les polochons, je rêverai d'avoir un polochon, en fait.
  • Les sculptures  de Raphael et son chien empaillé
  • Les chats
  • un certain rythme lent, qui prend son temps pour dire peu de choses, finalement, mais bon.
  • L'art de d'écrire sérieusement des phrases parfaitement inutiles, l'inutilité, c'est reposant : "Il est monté dans la voiture. j'ai entendu le bruit de la portière quand elle s'est refermée. J'ai pensé à la personne qui avait inventé ce bruit". Heureusement, que ce n'est pas un ressort dramatique, sinon, on serait mal. Mais dans le flot, ça passe. Etrangement.

imagesCAY84CMJ.jpgEt finalement, je ne lui en veux plus à ce bouquin. Il a réussi à m'avoir de son côté, un moment calme et doux, presque sans histoire ... peut-être juste pas assez, justement.

Athalie

PS : bonne lecture A.M.L. .....  et autre roman du même auteur à éviter par contre, Seule Venise, la même chose, en plus court et moins bien, beaucoup moins bien, très nostalgie d'une femme seule, aussi, mais à Venise, ça passe moins bien qu'à la Hague, allez savoir pourquoi ? Peut-être qu'il a moins de formica ? et puis les pigeons de la place Saint Marc, ils sont moins porteurs de symbolisme que les goëlands et les mouettes sur la falaise ...

Commentaires

PS: je retiens pour le polochon !

Écrit par : Anne M. | 25/11/2011

Arghh, tu l'as déjà fini ? Moi aussi, j'y suis bien installée dans ce roman. Il y a certains soirs où j'aimerais que ça avance plus vite, et puis, non, finalement ce rythme me va bien et calme un peu les tempêtes sur le nez de Jobourg.
J'adore la campagne là-bas et j'aimerais y passer un week-end en hiver, juste pour le plaisir de lire bien au chaud dans mon fauteuil avec le bruit de la tempête sur les carreaux et aussi pour pousser la porte de la maison, un peu trempée, après une balade sur la lande face à la mer.
Pour l'instant, je n'arrive pas à convaincre ma moitié de l'intérêt d'un tel week-end, mais je trouverais bien l'argument qui fera mouche, un jour. (Lui n'a pas déferlé jusqu'au bout : il a fini le roman mais sans conviction à partir de la moitié). Bises aux A.

Écrit par : Anne M. | 25/11/2011

En fait, j'ai triché, je l'ai lu l'été dernier ou d'avant, je ne sais plus ... et partage tout à fait ce que tu dis du goût de cette lecture lente et au goût de promenades mouillées. Bon, j'ai dis polochon et formica, mais c'est (en gros ...) un peu pareil.
Athalie

Écrit par : Athalie | 27/11/2011

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