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26/11/2011

Une saison à Venise W. Odojewski

une saison à venise,odojewskiSauf que lui, le petit Marek, il n'ira pas à Venise, pas comme son grand-frère, sa mère, ses tantes, avant, destination de villégiature traditionnel pour cette famille polonaise aisée, on imagine la Venise des cartes postales du temps d'avant, celle de "Mort à Venise", mais sans le choléra (le typhus ? je ne sais plus ...) 1939, la Pologne va être envahie, tout s'arrête et son rêve de Venise aussi, sa légende fabriquée, sa collection d'images découpées. Son père file dare dare à la guerre, sa mère se plonge dans ses comités de soutien aux soldats, et le voilà expédié en quelques pages dans la maison de sa tante, une grande maison art déco avec plein de recoins, mais en pleine campagne, plantée au milieu des jardins, sans gondoles. La tata est un peu doucement frapadingue, le reste de la famille arrive, une autre tante, et Marek va avoir sa Venise ...

C'est ouaté, en sourdine, des petites fuites ou fugues mineures avant qu'une source ne coule dans la cave ... un plein d'images flottantes. Un tout petit roman, comme un point de suspension, une lanterne aux fées, un jeu de masques et de bergamasques dirait Verlaine,  et d'ombres délicieusement, hop, pas vu pas pris ... La fable, les lampions d'une lagune souterraine et les notes d'un violon font un temps se taire les fracas qui arrivent. Un moment. Et puis, la Pologne sera bien envahie, la réalité rattrapera bien la fausse insouciance de l'enfance. Faut pas rêver.

Mais la mascarade était bien jolie.

Athalie

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