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23/12/2011

Traquer les ombres John Harvey

imagesCAS788FS.jpgIl y a tout ce que l'on peut apprécier (ou pas ..) d'un bon vieux polar à atmosphère comme on peut les aimer (ou pas ...) dans ce John Harvey-là. Soit on aime et on se coule dedans comme on enfile des chaussons, les deux pieds biens à plats, tranquilles .... soit on n'aime pas et alors on reprend ses talons aiguilles pour faire de la haute voltige en parachute. Ce qui fait que moi, j'aime bien les chaussons.

Deux enquêteurs dans une ville moyenne, plutôt bourgeoise, en Angleterre ... avant l'ère de la clef USB, sinon, il y aurait deux trois trucs qui ne tiendraient pas dans l'intrigue (il y en a d'autres d'ailleurs, pas mal, mais ce n'est pas très grave, les chaussons peuvent être troués, il n'en restent pas moins confortables). Les deux enquêteurs, confrontés à un meurtre violent, pratiquement sans indices et sans mobile, évidemment, vont dérouler la pelote en faisant un pas en avant et un pas en arrière. Lui, Will, est un jeune père de famille, quelque peu débordé et légèrement rétrograde, mais sympathique ; elle, Helen, femme seule et pas dérangée de l'être, l'alter égo efficace mais point sans vie personnelle quelque peu complexe, ce qui nous fait  "couple littéraire" gentillement formaté. La victime est Stephen, jeune universitaire fondu de cinéma, retrouvé assassiné dans sa douche au milieu d'une maison dévastée. Seulement voilà, il est homosexuel et il avait un amant. Lisses comme des sous neufs, les gars : unis depuis trois ans, intégrés, sans bavures.  Il y a juste que Stephen tentait de faire la biographie d'une ancienne star du cinéma, Stella Léonard, et qu'il venait d'éconduire l'amant, qui avait du mal à s'en remettre. Le lien entre les deux ? Ben, comme dit, ça se tricote. Ou pas.

Du coup, si je n'avais pas d'autres propositions alléchantes à me mettre sous les lunettes, je serais bien retournée faire un tour du côté du bon vieux "cycle de Charles Resnick" (l'enquêteur de Coeurs solitaires, Scalpel, Lumière froide, Proie facile etc et dans le désordre), histoire de retrouver tranquillement un terrain connu et balisé ...

Athalie

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