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29/12/2011

Pas pu m'en empêcher .... (2)


Aqua - Barbie Girl - Music Videos par asrinet2

Sur ma peau Gillian Flynn

imagesCABCQI27.jpgPolar noir, noir plutôt que polar, d'ailleurs,  pas vraiment convenu, pas complètement, et vaut le temps de deux trois soirées pluvieuses, ou de fins d'après-midi feignantes.

Un personnage se construit petit à petit,  celui d'une ville, Wind Gap, bourgade contrainte et scérosée du Missouri, où l'ennui conduit les adolescentes à établir un impitoyable système de valeurs : les belles et riches dirigent ce monde en écartant toutes variantes. Elles sont les modèles et les bourreaux, même sans tuer. Le code n'est pas écrit, il se reproduit.

Camille a été une belle dirigeante, admirée et copiée par les plus jeunes, mais aussi une victime consentante, une spectatrice du malsain. Et puis, elle est partie et est devenue journaliste, même pas excellente, dans un journal même pas trop lu, mais soutenue par Curry, son chef, elle survit, boit trop, solitaire qui s'est massacrée le corps à coups de scarifications éloquentes. Les mots brûlent encore, mais surtout les violences des non-dit.

C'est donc sans prévenir et sans du tout le vouloir, qu'elle revient dans la grande et belle demeure familiale, où règne sa mère, Adora, où traine le fantôme de sa demi-soeur morte et sévit une poupée Barbie qui n'a rien de candide, son autre demi soeur, Amma, ( Il y a aussi le beau-père, mais bon, il ne compte pas vraiment celui-là, quoiqu'il arrive à être répugnant rien qu'en mangeant une sardine, une de mes scènes préférées ... ), puisque deux jeunes filles ont été tuées, édentées et étranglées, et que Camille est du cru. Du cru, oui.

Ce n'est pas que l'enquête soit vraiment haletante, des scènes maldororantes se dessinent plutôt : la belle et respectée Adora à l'enterrement de sa protégée, ses amies fardées, qui trainent leur ennui dans le club local et suintent leurs ragots comme les rides se creusent malgré les liftings, les  anciennes amies de Camille, devenues ce qu'elles devaient devenir : 4-4 et maison pseudo-victorienne, bronzage entretenu, ou, serveuse de bar, enfants plus ou moins désirés et rancoeur. Univers factice, ou, univers sordide. Un non woman's land où les femmes se déchirent, dans le chuintement des apparences.

Soit, le souci, c'est qu'on oublie peu à peu les victimes, enfin, celles qui ont vraiment été tuées, édentées, étranglées, soit, des éléments convenus trainaillent (la méfiance de l'étranger dans les petites villes, l'enquête qui piètine quand tout à coup, y'en a un qui savait tout ...), mais comme  les Perséphones, c'est quand même plus rigolo que les douces agnelles, en littérature, s'entend, bonnes soirées pluvieuses à vous ...

Athalie

27/12/2011

En un monde parfait Laura Kakischke

3860164178_ccb6970b72.jpgEn ce monde parfait, une hôtesse de l'air épouse un pilote de ligne, comme la bergère un prince charmant. Elle a la trentaine, semble empotée mais séduisante, haut perchée, notamment sur des escarpins madrilènes. Jiselle a laissé passer son bout de vie et ses bouts d' amours en figurante expérimentée, spécialisée dans les rôles de demoiselle d'honneur, parce qu'elle porte super bien les robes tartes. Rien d'une prédatrice, lisse comme une annonce d'embarquement dans un aéroport. Alors quand Mark, le très beau, très séduisant, très convoité, très viril, le super héros des  hôtesses de l'air, se met à lui mater les jambes et davantage, dans un romantisme tout aussi calabré qu'un piège à pauvre gourde, elle y croit et trois mois après, mariage. Un peu loupé, mais mariage. Voyage de noces : un peu loupé aussi mais voyage de noces. Faut dire aussi que le bellâtre y met la pédale douce et la joue en finesse, faut dire aussi que la Jiselle, elle met de la bonne volonté à se faire berner. Faut dire qu'il est veuf, qu'il a trois enfants, et plus de gouvernante (enfin, c'est ce qui est dit ...), des attentions à la mesures de ses intentions, une sincérité de papier glacé, une maison dans les bois, et que la Jiselle, elle n'a pas encore vu les trois enfants.

Faut dire que tout n'est pas à mettre sur le dos du marié fielleux, une drôle d'épidémie se propage, des phénomènes météo étranges s'en mêlent, la faune et la flore se détraquent. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant. Surtout que la candide Jiselle, elle va quand même se retrouver un peu toute seule, dans un pays où tout va aller doucement on ne sait où, mais surtout pas vers celui de Oui-Oui ou celui de la petite maison dans la prairie que l'on sait.

C'est efficace, drôle, sarcastique, inquiètant. Aucun grand discours moralisateur, pas d'analyse de "où elle va notre planète, regardez comme on n'a pas été gentil avec elle et réfléchissez-y avant qu'il ne soit trop tard et qu'on se mange tous entre nous, sauvagement, puisque sauvages nous sommes etc...". Plutôt un conte de fées qui se dérègle, une grande fille un peu nunuche qui tente de faire face aux dévastations qui la dépassent, mais avec ses moyens, imparfaits. Comment ne pas s'adapter quand la haine rôde. Pour moi, l'inverse de La route, quitte à faire grincer des dents de A. (qui me pardonneront quand elles le liront, sûrement, et seront même peut-être ralliées à ma "Barbie contre l'Apocalypse", qui sait ?)

Athalie

 

25/12/2011

Le ciel de Bay city C. Mavrikakis

9782264052100.jpgOn finit par ne plus trop savoir de quelle couleur il est d'ailleurs ce ciel, vu que la narratrice change sans arrêt d'avis, mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'est pas rose, mais alors pas du tout, du tout.

Amy est une adolescente quand elle commence à raconter son histoire et celle de sa famille et de ses fantômes. Elle habite une sorte de bunker en tôle surclimatisé et sur "amélioré" par des extensions diverses et variées qu'on ne peut imaginer que de guingois. Bay City est un trou dont elle veut s'échapper, sa maison un étouffoir, une boîte de conserve régulièrement balayée par les crises de propreté intensive de sa tante et vaguement habitée par son oncle, prêtre défroqué, son cousin adulé et plat comme un maillot de football américain. Elle le veut tellement qu'elle va s'accuser de les avoir fait flambler dans la maison, avec aussi le chien, sa mère et son petit frère au soir d'un barbecue qui aurait pu être filmé par Cassavettes, tellement on est dans cette tonalité tremblée d'"Une femme sous influence". C'est dire si on rigole. ( Je précise que j'adule ce film, même si j'évite de le regarder tous les jours ...)

Mais la famille, elle était cramée d'avance. La mère d'Amy la méprise et vit dans le culte de sa "grande soeur" morte née, la tante la prend pour une figure de la révélation, les deux soeurs sont des immigrées venues de France juste après la seconde guerre mondiale, imprégnées du passé, rêvant encore de croissants et de tailleur à la Chanel, inadaptées à ce ciel là. La mère ne veut plus rien savoir de l'Histoire, la tante vit dedans et y entraîne Amy. Et le passé resurgit, par les portes, les fenêtres, la cave, le réduit de la cave ... On étouffe là-dedans.

C'est une lecture cuisante, au sens où l'on y cuit, on y mitonne dans le malheur, dans la complaisance de la répétition du pire, dans le ressassement des couleurs de ce ciel qui prend sans relâche les couleurs de la Shoah. Mais à trop le dire, "Je suis une petite juive, une enfant violée de la vie, une condamnée à mort", qui n'a pas eu "la chance de mourir morte née comme sa salope de soeur", la lecture devient vite stérile. Et la narratrice en prend des allures de fabulatrice gênante, se peignant les ongles en noir et écoutant Alice Cooper en s'envoyant en l'air sur des banquettes arrière, roulant et déroulant les mêmes cauchemars vagues, les brasiers enfumés, les fosses phantasmées. Le souci, c'est que la Shoah, c'est pas un cauchemar d'adolescente tourmentée, c'est du vrai.

Le pire peut-être, la fin crépusculaire : "le ciel mauve de Bay city a gagné la guerre". Rien compris.

Athalie

24/12/2011

Pas pu m'en empêcher ....


Petit papa noêl par christianclio

Que les hottes soient pleines et que les bouchons sautent ....

Athalie

23/12/2011

Traquer les ombres John Harvey

imagesCAS788FS.jpgIl y a tout ce que l'on peut apprécier (ou pas ..) d'un bon vieux polar à atmosphère comme on peut les aimer (ou pas ...) dans ce John Harvey-là. Soit on aime et on se coule dedans comme on enfile des chaussons, les deux pieds biens à plats, tranquilles .... soit on n'aime pas et alors on reprend ses talons aiguilles pour faire de la haute voltige en parachute. Ce qui fait que moi, j'aime bien les chaussons.

Deux enquêteurs dans une ville moyenne, plutôt bourgeoise, en Angleterre ... avant l'ère de la clef USB, sinon, il y aurait deux trois trucs qui ne tiendraient pas dans l'intrigue (il y en a d'autres d'ailleurs, pas mal, mais ce n'est pas très grave, les chaussons peuvent être troués, il n'en restent pas moins confortables). Les deux enquêteurs, confrontés à un meurtre violent, pratiquement sans indices et sans mobile, évidemment, vont dérouler la pelote en faisant un pas en avant et un pas en arrière. Lui, Will, est un jeune père de famille, quelque peu débordé et légèrement rétrograde, mais sympathique ; elle, Helen, femme seule et pas dérangée de l'être, l'alter égo efficace mais point sans vie personnelle quelque peu complexe, ce qui nous fait  "couple littéraire" gentillement formaté. La victime est Stephen, jeune universitaire fondu de cinéma, retrouvé assassiné dans sa douche au milieu d'une maison dévastée. Seulement voilà, il est homosexuel et il avait un amant. Lisses comme des sous neufs, les gars : unis depuis trois ans, intégrés, sans bavures.  Il y a juste que Stephen tentait de faire la biographie d'une ancienne star du cinéma, Stella Léonard, et qu'il venait d'éconduire l'amant, qui avait du mal à s'en remettre. Le lien entre les deux ? Ben, comme dit, ça se tricote. Ou pas.

Du coup, si je n'avais pas d'autres propositions alléchantes à me mettre sous les lunettes, je serais bien retournée faire un tour du côté du bon vieux "cycle de Charles Resnick" (l'enquêteur de Coeurs solitaires, Scalpel, Lumière froide, Proie facile etc et dans le désordre), histoire de retrouver tranquillement un terrain connu et balisé ...

Athalie

21/12/2011

Nous étions les Mulvaney Joyce Carol Oates

images.jpgUne famille comme on aurait aimé en avoir une (pas en vrai, mais juste pour faire joli) : une maman, Caroline, brocanteuse si peu commerciale, belle mais à sa façon, nature, peu efficace, mais si attachante dans ses tenues de hasard, si peu mère et si maman, le genre qui fait la cuisine par plaisir, comme pour rire et dont les enfants dévorent les plats autour de la table, tous réunis, amoureuse du papa, mais aussi croyante, pratiquante de l'optimisme à tout crin, et donc un papa, Mickaël, bel homme, amoureux de sa femme. Parti de rien, chassé par son père, lui, il a tout réussi, son entreprise prospère, prospère, ses relations l'estiment, il va aux clubs des respectabilités du coin et il aime ça.  Il y a les enfants, quatre, trois garçons, une fille : Mickäel, dit "Le mulet", champion de foot, Patrick, dit "Pinch", champion des notes du lycée, Marianne, dite "Bouton", championne de la popularité, une jeune fille "comme il faut", pas comme d'autres qui traînent et à qui il arrive de "vilaines choses" (qu'elles ont bien cherchées, finalement, d'ailleurs ...). Et je vous passe le canari, les chiens, les chats, les chevaux et "La petite maison dans la prairie"

La parole circule, l'éducation bienveillante et responsable, doucement codifiée : les histoires d'enfance sont des repères qui fondent la légende de la tribu. Les Mulvaney : le nom résume la force et la certitude d'un clan, les surnoms cautionnent les identités, les fixent, les avaient fixées .... Parce que c'est quoi ce "trop", ces coups de pinceaux si appuyés, si appliqués sur une toile de chromo ?

Une soirée de Saint Valentin et la lézarde est dans le fruit. Il est arrivé "ça" à la jolie Bouton, et l'aquarelle prend l'huile. "ça" va être l'engrenage pour chacun de la tribu, celui qui tente de sauver les meubles, celui qui saute par la fenêtre, et celle que l'on sort par la petite porte, pour que "ça" n'existe plus, ni la honte de "ça", et que "ça" ne se voit plus, la tâche sur la robe du Bouton si aimée, et d'autant plus dégradée, souillée. Spirales des rumeurs, des regards qui se détournent, des graffitis qui ne s'effacent pas sur les murs des toilettes des garçons, au lycée. La mère qui fait semblant de ne rien voir devient parfois aussi méprisable que le père qui ne voit plus que "ça". Et la peinture se désagrège sous les yeux du lecteur aussi sûrement que s'effrite une façade  de stuc ou les pieds d'argile du père.

Moi, je me suis enfoncée jusqu'au cou avec eux, parce que ça palpite et ça vibre cette histoire : à quoi tenait l'amour d'avant ? quand il était si évident qu'il brillait trop fort ? Une famille ce serait une construction précaire qu'il faudrait tenir à coup d'optimisme hypocrite ? Sinon ... quoi ? Elle se fracasserait la margoulette, elle tiendrait pas la déroute ? Un truc du genre Père Noël ?

Brr....

Athalie

18/12/2011

Mille femmes blanches Jim Fergus

mille femmes blanches,jim fergus,roman américain,roman sur les indiens américainsUn roman qui parle d'indiens sans que ce soit de Boyden (le P. de A.M.L., il ne voudrait pas nous la faire, la note sur Le chemin des âmes ?) ou de Louise Erdrich, c'est une première sur ce blog.

Un conseil reçu d'une dame inconnue dans la librairie où j'hésitais encore, le livre à la main, mais déjà bien chargée de l'autre. "C'est très bien" m'a-t-elle dit. Et moi, j'aime bien les conseils de lecture de gens que je ne connais pas et qui ose donner leur avis tout haut quand on ne leur demandait rien. D'ailleurs souvent, je brûle souvent de le faire quand je vois un de mes romans préférés reposé sur la pile par une main erronée : "Mais prenez-le allez-y!", ou "Tant pis pour vous, vous passez à côté, mais vous ne voyez donc pas ce que vous loupez ...". Non, la main ne voit rien, mais je ne dis jamais rien non plus.

Mille femmes blanches, "pas très bien" mais pas "pas mal", comme le commentait A.B. Le prologue est réjouissant : Washington 1874, une délégation d'indiens cheyennes, avec à sa tête "le chef et grand homme médecine" Little Wolf, est reçu par le président en grande pompe. Grandes pompes qui vont rapidement se transformer en coup de pieds aux fesses lorsque le chef indien propose une solution rationnelle permettant de mettre fin aux conflits récents, avec un moyen fort pacifique : mille femmes blanches. Mille femmes blanches livrées aux Indiens de sa tribu, perdue aux fins fonds hors de la civilisation, chargées de fabriquer des métis pour que les deux civilisations se fondent en une seule. Cela peut paraître logique, finalement. Surprenant, mais logique, pacifique en tout cas. Choquant pour la société américaine, vraiment. Ce qui fait que c'est en catimini que le gouvernement blanc va recruter des volontaires, dont la narratrice principale May Dodd dont les carnets retraçant son aventure ont été conservés.

Premier truc qui m'a fait tiquer. Moi, quand me présente un roman comme vraisemblable, j'aime bien qu'il le soit. Sinon faut le dire. Deuxième truc qui cloche, la May Dodd, fille d'une famille grande bourgeoise, elle aurait choisi de son plein gré et par amour d'aller vivre aux fonds des docks pour un contremaître brutal qui va lui caser deux enfants vite faits ... Soit, puisque à cause de cette mésalliance et donc de ce qui est présenté par sa famille, non comme une grande histoire d'amour, mais comme une tendance hystérique et nymphomane, May est internée dans un hopital psychiatrique. Le seul moyen d'en sortir est d'intégrer le projet baptisé "Mille femmes blanches pour l'Amérique". Ce qui ne permet pas vraiment de se refaire une réputation. Femme forte et va sans peur, May nous raconte son périple, occasion aussi de faire connaissance avec les autres recrues, portraits plutôt disparates et amusants, femmes aux motivations curieuses, aux itinéraires focément atypiques, les rejetées, les pas méritantes, juste bonnes à satisfaire les sauvages dette Amérique là.

Elles vont finir par trouver hommes et tipis, plus ou moins à leur goût, liées finalement par choix à ce qui n'en n'était pas un. Et c'est là que ça m'a gêné, on vire à l'apologie de la vie naturelle chez les bons sauvages. Et moi les bons sauvages, j'ai comme un doute, voir la série Montaigne¨et la bonne conscience née de l'institution littéraire...)

Mais, bon, j'écouterai encore les conseils des lectrices Anonymes.

Athalie 

PS : pour d'autres lectures indiennes : Erdrich, donc, surtout La malédiction des colombes, voir aussi Love Médecine, Ce qui a dévoré nos coeurs, Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse et La chorale des maîtres bouchers (sauf que là, il n'y a pas d'indiens) et le beau et excellent Boyden Le chemin des âmes ( âpre) et Les saisons de la solitude (moins âpre)

 

16/12/2011

A offrir aux A. pour Noël

imagesCAWZBVQA.jpgUne fragola, pour faire comme en Lozère, à la mode espagnole, et puis une fragola, c'est plus Geek qu'une serpillière.

Une sacoche pour portable, la même que celle des autres, mais avec des couleurs différentes. Toujours pour celles qui ont des portables, sinon, ça va tomber à plat.

Une dédicace de Carole Martinez : " Les A. je vous aime, et le blog des A. est le meilleur des blogs de A. !"

Des polochons, des couettes, des bouillottes, tout ce qui peut permettre d'améliorer le confort de lecture lors d'un week-end venteux au bord de falaises contentines, en écoutant d'une oreille les bourrasques se frotter aux vitres.

Un chat, mais un qui aime se mettre sur vos pieds quand vous êtes en train de lire entre les polochons, pas celui qui miaule sans arrêt pour que vous remplissiez sa gamelle, et donc qui se fiche complètement de votre confort de lecture.

Un pyjama "Princesse Tam-Tam", parce qu'il n'y a que dans ceux-là que l'on peut vraiment bien lire. Les autres peluchent et laissent des marques sur les pages.

Des cactus. Pour celles qui n'ont pas de jardin avec de la terre argileuse et des haies qui ne poussent pas.

Une carte bleue en sucre d'orge : croquante et fondante.

Un  Ipad, avec une housse pour Ipad, assortie avec la sacoche pour l'ordi portable, mais en légèrement décalé, genre "Oui, ça va ensemble, mais juste par hasard ...." Comprendre "J'ai mis trois heures pour créer mon effet super stylé, vingt magasins, quarante sites internet, j'suis crevée, mais c'est pas mal. " Par contre éviter la sacoche pour fragola, faut trop l'essorer avant, et ça les A. n'ont pas le temps.

A compléter ...

Athalie

En hommage à l'autre meilleure d'entre nous ... mais pas pour les mêmes raisons

Bon anniversaire A.O. !

 

kit_outils_rose_375_n_m.jpgAthalie

15/12/2011

Elles causent, elles causent ...

Un magazine que l'on pourrait dire "fait pour nous"38_accueil_slideshow.jpg, signalé par une A. collègue qui va peut-être rejoindre nos notes (je pense que elle, elle sait comment faire pour les commentaires ...)

http://www.causette.fr/

Ce n'est que le site, pour donner une idée, l'intégrale papier est en vente dans les kiosques. A Acheter ... et A lire. En plus, il y a un article sur Carole Martinez dans le dernier numéro....

Athalie

14/12/2011

L'année du jardinier Karel Capeck

pivoine.jpg

Un drôle de petit bouquin, une drôle de petite lecture ...

Cueilli par hasard, en passant dans un grand truc commercial où on vend des TV, des radio réveil, des trucs numériques à n'en plus finir que je ne sais même pas que ça existe dans la vraie vie ni dans quel sens ça se plante, pas. Bon. Avec mon homme on sortait d'un grand débat sur la taille de l'écran qu'on va s'offrir pour Noël. Je sais, ça fait rêver. Nous, on est à fond pour la magie de Noël .... 60, 80 cms de diagonale d'écran (ben, oui, la taille, c'est en diagonale, pourquoi ? parce que c'est marqué sur l'étiquette rouge autocollante sur les écrans, avec d'autres infos, qui m'échappent aussi, je m'en fiche, moi, je veux un truc avec un look sympa qui aille bien avec mon meuble T.V super branchouille.). Mais comme il y avait des livres aussi, et que je ne peux ressortir d'un truc où l'on vend des livres sans en acheter un, au cas où tous les magasins qui vendent des livres fermeraient définitivement leurs portes ... Un peu comme les jardineries, en fait.

Le livre est découpé en petits chapitres, un par mois, avec les occupations jardinières pour chaque, pas des vraies, mais des presque vraies. On va ainsi de janvier à décembre, de l'attente de la saison nouvelle à l'attente d'une autre saison nouvelle. Entre deux chapitres, des digressions, jardinières aussi, sur la différence entre le jardinier "de fleurs" et le jardinier de légumes", sur les achats frénétiques de plantes qu'on n'a pas encore, sur l'éternelle volonté du jardinier de recommencer son "oeuvre", sur les affres de la mauvaise terre, dont quelques pages sur la terre argileuse : sa dure conquête, son peu de reconnaissance et de constance,  (là je m'y suis vue, avec mon sac de compost et ma binette à lutter contre le destin qui m'a fichu une terre dure comme un caillou en été, glaiseuse  quand il a plu, avec en life les commentaires exaspérants de mon jardinier-expert de beau père "Mais tu vois bien qu'elle pousse ta haie", quand le truc ridicule qu'il voulait tailler atteignait à peine les trente centimètres deux ans après deux ans de soins attentifs, ou alors "Il faudrait que tu mettes de l'engrais", quand je venais, de rage, de vider l'arrosoir entier de "corne de sang séchée bio" au pied du machin qui ne faisait que me narguer, des pucerons plein les maigres brindilles). Il ya aussi des énumérations infinies de noms de fleurs, inconnues mais poétiques à souhait, parce qu'inconnues (Jules Verne fait la même chose avec les noms de poissons, mais, je ne sais pas pourquoi, le poisson, ça me parle moins), la peur de l'orage subit et violent qui va briser en quelques secondes une beauté éphémère de quelques jours ( mes pivoines !!!) et l'attente de quelques mois ( ou années en ce qui concerne les pivoines, ce qui explique le cri d'angoisse précédent), la peur du vide, le goût du trop plein, la lutte incessante contre les mauvaises herbes et les cailloux dans les plates bandes qui doivent se régénérer depuis le centre de la terre,c'est pas possible autrement qu'il y en ait encore, la compulsion compulsive des catalogues où les plantes proposées sont toujours celles qu'on voudrait avoir mais qui ne poussent pas comme dans les magasines où tout est toujours harmonie parfaite.

Un petit livre de curiosités, mais à réserver aux A. qui ont un jardin et qui y plantent des trucs. Les autres passeront leur chemin sans regrets ( à moins que l'homme de A.M.L. ne se reconvertisse en jardinier "des fleurs" ...).

Athalie

PS : si vous avez un avis sur plutôt 60 ou plutôt 80 de diagonale, pour la taille de l'écran ....

12/12/2011

A ne pas offrir aux A pour Noël (1)

decoration-sapin-noel-sapin-noel-noel-ecorce-726613.jpgUn roman : trop risqué, y'en a même qui ne disent pas ce qu'elles ont déjà lu sur le blog., et d'autres qui font des réserves sans le dire.

Un roman Japonais, il y a une A. qui est restée coincée dedans et une autre qui préfère encore manger des sushis jusqu'au prochainTsunami que de recommencer l'expérience.

Un manuel d'utilisation d'internet pour les nuls : y'a l'homme d'une A. qui les écrit, c'est à peu près la seule qui y comprenne quelque chose, sauf la A. qui a appris à mettre des commentaires, cette année. L'année prochaine, elle attaque les notes ( mais ça ce sera pour "les bonnes résolutions des A.")

Un kit de survie sous la neige dans une maison en bois : la seule A. concernée s'en sort déjà très bien sans.

Un sac d'ordinateur portable de Geek : elles vont avoir toutes le même dans peu de temps, sauf celles qui n'ont pas d'ordinateur portable. Evidemment.

Un gâteau d'anniversaire avec des bougies dessus. Enfin, le vrai nombre de bougies.

Des bouteilles de bons vins ; elles vont les boire sans vraiment trop le savoir. ( ce qui peine A. oenologue et A.M.L. qui en dégote du pas mauvais). C'est comme le thé, mais pas japonais, surtout ...

Des cartes de fidélité dans les supermarchés du livre, trop de cartes tue les fidélités éphémères.

Des chats : y'a celles qui en ont déjà et celles qui n'en veulent pas. En général, une A. sait ce qu'elle veut. Enfin presque.

Un truc noir de chez IKKS, un truc noir en général, sauf un parapluie. La A. lozérienne doit être la seule à porter des trucs haut en couleur, mais c'est normal, y a personne en Lozère et le IKKS lozérien, c'est pas bon pour les chèvres, ça fait tourner le lait. Donc, éviter d'offrir des chèvres aussi. Même à la A. lozérienne, elle a déjà sa dose.

Une cocotte minute, une centrale vapeur, ou toute autre chose rappelant à la A. que la basse réalité des choses existe.

Un homme qui bosse sans arrêt ou qui achète des maisons pour être sûr d'écouler son stock de poignées de porte acheté en promo à Leroy Merlin, justement parce que c'était en promo. On a déjà. (sans compter qu'il faut après acheter les portes)

Un homme qui conte (déjà pris), plutôt un qui ne compte pas trop. Même si la A. peut être raisonnable, en cas d'urgence, ou de manque de temps.

Un abonnement dans une salle de sport, ou alors très light, mais alors très light, ce qui fait que ...

A compléter

Athalie

 

 

 

 

 

 

 

11/12/2011

En hommage à la meilleure d'entre nous ...

Qui va m'en vouloir à mort .... vu qu'elle n'est même pas blonde ...

dyn002_original_469_300_jpeg_2579114_3134e554f5eff16b465b624455e3cf83.jpg

10/12/2011

Juste pour faire patienter A.O.

Je n'ai pas trouvé plus longue ni plus compliquée, mais on peut lancer une série ...

Athalie

09/12/2011

Promis, après, j'arrête ...

A regarder avec admiration, respect et componction ...

C'est dommage, c'est déjà fini !!! Promis, je vous en proposerai d'autres.

Athalie

Juste un cri de rage impuissante !!!

2918362836.jpgMontaigne me fait chier ! juste pour ceux ou celles qui aurait l'idée saugrenue et antijubilatoire, surtout par temps de pluie et de cadeaux de Noël, d'aller mettre le nez dans ces pages d'Essais que l'on veut nous faire croire pleine de sagesse : sagesse de classe d'un nanti de mes deux à cause duquel les "bons sauvages" sont devenus un objet littéraire que l'on étudie du haut de  notre humanisme à la noix, genre on évacue les massacres commis historiques cause que deux trois péquins guindés et pas érotique pour un sous (Montaigne tout nu ? se faisant La Boètie ? même pas drôle, raplaplats de la liquette et du bonnet de nuit) ont dit que les sauvages, en fait, ben ils étaient gentils.

Moi je dis, relisons plutôt les délires cosmiques imbuvables de Cyrano de Bergerac, inconnus des programmes scolaires, trop râpeux pour être vrais, trop baroques pour se languir d'amitié fadasse avec le copain de classe sociale propre sur lui.

Montons un front anti Montaigne, sortons les sauvages de leur case de bondieuseries, ils vont lui bouffer les roubignoles à l'autre tartouille !

 

montaigne.jpgO justes, nous chierons dans votre ventre de grès !

disait le poète

 

 

Athalie

PS : désolée A.O. pour la recette de la blanquette de veau, mais là, il y avait urgence.