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02/01/2012

Small world Martin Suter

Dernière lecture de 2011, et décevante, sans doute pour de mauvaises raisons, le livre doit être bon, en tout cas meilleur que je ne le pense. C'est à cause du sujet, et je n'aime pas ne pas aimer un livre à cause de son sujet, de son thème, ou je ne sais quoi d'autre dans ce goût-là ( son propos ...) Par exemple, l'histoire d'un couple banal des années cinquante qui fond comme un glaçon hors de l'eau lors de sa nuit de noce, à priori ne me dit rien, ce qui n'empêche pas que Sur la plage de Chesnil soit excellent. A priori aussi, un émigrant allemand qui va refaire sa vie aux USA à l'aide des saucisses qu'il transbahute dans sa valise pourrait ne pas être un sujet crédible, pourtant quand c'est Louise Erdrich qui s'y colle, j'y crois, j'y suis, j'y reste (du moins aurais-je aimé y rester parce que La chorale des maîtres boucher, je l'ai juste avalé trop vite.) Quel est le sujet de L'équilibre du monde ? la misère en Inde ? le sujet de Euréka Street ? La réussite économique en Irlande grâce aux accords de paix ? Qui va lire un roman qui parle de la réussite économique en Irlande après les accords de paix ? Moi, je me serais mise les oreilles dans le sable si A.B. me l'avait présenté comme ça, ce qu'elle n'aurait pas fait d'ailleurs. Ce qui fait que je suis bien embêtée avec mon premier "sujet" de de l'année 2012, moi. Et que je tournicote le poisson en attendant de me noyer.

Bon, ben le sujet, c'est la maladie d'Alzheimer. Tout sujet peut-être romanesque, soit, mais là, c'est la maladie d'Alseimer chez les riches. Enfin, chez un "alter égo" des riches. Conrad Lang est une sorte de serviteur, d'obligé, d'une richissime famille d'industriels suisse, les Knoch. On ne sait pas trop pourquoi mais il en est à la fois craint et méprisé et se méprise lui-même en buvant plus que de raison garder. Mais, quand il incendie, accidentellement, soit, leur villa de Corfou, la chef de famille, Elvira, au lieu de laisser justice suivre son cours, le fait rapatrier et le dote d'une rente à vie.  On apprend que ce traitement singulier est dû au statut d'enfant pauvre recueilli tout petit pour servir de jouet au fils unique d'Elvira, Thomas. Jouet qui s'avérera plus doué qu'il n'aurait dû l'être, et sera pour cela souvent cassé ... Jusqu'à ce que une belle rencontre semble enfin lui permettre d'avoir son destin à lui, rien qu'à lui, mais la maladie progresse, et son histoire s'engloutit, non sans quelques résurgences que la Elvira va chercher à calfeutrer, sans avoir beaucoup d'efforts à faire, en fait, puisqu'Alzheimer s'en mêle. Le récit en suit les étapes, les progrès, l'impossible retour, malgré (ici, en tout cas) les grands moyens mis en oeuvre. Il y a des moments que l'on pourrait dire jolis, presque "intouchables", mais du coup, ça manque de cruauté, de haine, Elvira, en gardienne du temple des secrets, elle ne fait même pas peur ... Thomas est pâlichon dans son rôle de doublure, et le fils successeur désigné fait le bellâtre sur son coin de page ...

Cependant, je ne suis pas de bon conseil sur ce "sujet" là ...

Autre circonstance agravante pour ce roman qui n'en demandait pas tant ... la couverture. Deux images tirées de l'adaptation filmique de Bruno Chiche "Je n'ai rien oublié", et sur l'une, on voit Depardieu. D'abord, j'ai horreur de lire un livre dont la couverture est tirée d'une adaptation (récente) au cinéma, ça ne donne l'impression de m'être faite avoir par une stratégie marketing, et ensuite, ça fait que l'on n'a pas le choix de mettre la tête de qui on veut sur le personnage de papier, et je n'aime pas qu'on me dise qui mettre dans ma tête quand je lis.

Athalie

 PS : en plus, impossible de caser une Barbie en illustration, même quelconque  ...

Commentaires

Et c'est pour ça que tu n'as pas aimé... parce que quand je l'ai lu, il y une petite dizaine d'années, l'histoire m'avait happée et émue je crois.
Mais Depardieu sur une couverture de roman, c'est rédhibitoire.
De plus le film est archi mauvais!!!
Pour vos enfants: deux romans que ma fille et moi avons dévorés: le combat d'hiver et le chagrin du roi mort de Jean Claude Mourlevat, excellent auteur pour jeunes et moins jeunes il faut bien l'admettre....!

Écrit par : Agnes B | 04/01/2012

Merci A.B.
En attendant tes nouvelles chroniques, je note déjà les deux titres de Mourlevat, on peut rajouter "l'enfant océan", non ? ou "La rivière à l'envers" ? En tout cas je compte sur toi pour fournir la bibliothèque de mes enfants en nouveautés "sûres" par ton choix pertinent.
Athalie

Écrit par : Athalie | 06/01/2012

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