Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/02/2012

Le gardien du phare Catherine Hermany-Vieille

imagesCALP07YF.jpgUn roman d'atmosphère, pas vraiment ma tasse de café. Un roman de femmes qui commence par une mystérieuse traversée pour un non moins mystérieux exil. Trois femmes (condamnées ? consentantes ?) se retrouvent coincées sur un îlot minuscule visiblement, sans vivres ni abri, non loin de l'île aux chiens d'où elles viennent. Pas avenant, plein de brumes hivernales du grand nord canadien. Un univers rude de marins et fermé, bien clos, sauf aux vents, évidemment, et aux poissons. Un monde de taiseux rabougris ; le curé, le médecin, le notaire, un père, et de taiseuses sans enchantement ; les mères, l'épicière, les exilées elle mêmes ; Mathilde, la scandaleuse, la révoltée par le sexe, Anne, l'étrangère, venue s'échouer là pour perdre un amour fantômatique, Camille, la fragile aveugle à la peut-être langue de vipère. Chacune va livrer sa petite histoire au compte gouttes. Et encore, on n'a pas toutes les gouttes. Sur l'île aux chiens, ceux qui y pensent donnent d'autres liens bien ténus.

Tout cela respire l'artifice à plein poumons et du coup on sent à peine la mer, ce qui est dommage vu qu'il y en a partout. Remarquez, on ne sent pas non plus les poissons, ce dont on ne peut pas se plaindre. Et puis, le coup du gardien du phare reconverti en ange de la mort ... Et la vie des femmes est parfois bien dure, ben oui, ma bonne dame ! Heureusement, c'est pas mal écrit et tellement court qu'on s'ennuie peu et que l'on passe à autre chose ...

Athalie

Les commentaires sont fermés.