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18/02/2012

The Fucking Iron Lady (Phyllida Lloyd)

 

iron lady,la dame de fer,phyllida llooyd,meryl strepJ'aurais préféré écrire un petit mot sur un bouquin ou un film que j'ai aimé. En général, les gens qui grognent me gonflent, mais là, désolé, je ne peux pas me retenir. Ces derniers temps on a loué - souvent avec raison, comme "The Queen" de Frears- les auteurs ou réalisateurs qui s'attaquent à l'histoire contemporaine et propose une vision bien sûr subjective mais souvent éclairante d'évènements ou de personnages qui ont marqué ces dernière décennies. Avec La Dame de Fer, on atteint le degré zéro du biopic fait à la hâte, sans aucune mise en perspective et une narration calamiteuse. Je tiens tout de suite à préciser que mon aversion totale pour la politique de Mme Thatcher n'a rien à voir avec mon jugement sur ce film. J'avais adoré lire le premier tome de ses mémoires (The Downing Street Years), qui contrairement au film permettait au lecteur de juger la fameuse dame non pas sur quelques phrases choc du genre :"we will stand on principles or we will not stand at all", affirmation qui à elle seule semble justifier la guerre des Malouines, mais sur son analyse, que je conteste, mais recevable, de la société brittanique dans les années 80. Je mentionne les années 80, car à ce sujet, celui de la chronologie, le film est égalemment un désastre : on mélange sans vergogne la grève des mineurs (1984), les grèves de la faim en Irlande du Nord (1981), etc... sans essayer de donner aux plus jeunes des spectateurs quelques éléments qui permettraient de s'y retrouver.

En sortant de la séance, je pensais que ce film était une simple hagiographie de Mme Thatcher, sauvée un petit peu par la performance de Meryl Steep.

Quelques heures plus tard, je pense que c'est pire : un sujet passionnant non traité par paresse intellectuelle et une excellente actrice condamnée à un pitoyable exercice d'imitation.

Anonymous

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