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29/02/2012

Rosa Candida Véra Olafsdottir

ange6213.gifPas facile de noter un livre plume ou papillon dont le titre est le nom d'une fleur. ça fait beaucoup de nature légère tout cela ... ça fait peur de mettre des mots dessus, ils vont peser trop lourds et ça va se casser la figure, si ça se trouve.

Donc juste le titre, un joli titre, le nom d'une rose, variété exceptionelle à huit pétales. Du coup, je me suis demandée combien de pétales avait une rose, cela n'a pas vraiment retardé ma lecture, non plus, vu que je me suis dit que :

  1. C'est un roman.
  2. Sortir vérifier dans mon jardin combien de pétales avaient mes variétés à moi n'était pas productif a) Il fait froid b) Il n'y a pas de roses en fleurs, ce n'est pas la saison, juste un début de camélia maigrichon c) Même si c'était la saison, je me voit mal en arrêt devant mes rosiers pour compter les pétales des fleurs, en plus je suis sûre que le nombre de pétales n'est pas le même pour chaque rose, même sur le même rosier. ( Mais sur ce point, j'accepte la contradiction)

Donc, je me suis contentée de continuer à effeuiller les pages, sans épines non plus, comme la Rosa Candida.

Arnljotur, là c'est le nom du candide héros, vingt deux ans, est père par hasard, au détour d'une halte dans une serre, d'une petite fille aux cheveux blonds, mais rares, sauf un accroche coeur que l'on voit bien sur la photo, celle où elle sort du bain. De la mère, Anna, il sait peu de choses, sauf que dans la serre, en ce quart de nuit partagé, une ombre de plante faisait image sur son ventre, son accroche coeur à elle. Depuis, il ne s'est plus rien passé. Marin au mal de mer, depuis peu orphelin d'une mère qui faisait pousser les roses et savait faire les boulettes et la soupe au cacao, fils d'un père qui tente de faire la même chose, sauf faire pousser les tomates et les roses, et frère jumeau d'un autiste élégant, il a décidé de rejoindre un vieux monastère, quatre frontières plus loin, plus au sud, où un jardin précieux necessite réparation. Il prend son premier avion avec ses boutures de Rosa Candida dans le sac à dos et au sauce verte dans le ventre. Ce qui fait que les débuts hors serre ne seront pas des plus évidents.

Un père enfant, qui fait les choses quelque peu dans le désordre, s'attarde aux bords des choses, des lits, des sentiments, une fille fleur, la sienne,  Flora Sol, un monastère plutôt endormi où les manuscrits passent avant les roses, un moine alcoolique cinéphile mentor improbable qui pense que "La grande bouffe" peut donner des idées de recettes familiales et Antonioni des leçons de psychologie amoureuse, un tableau de l'enfant Jésus, un lièvre à la moutarde, un canard farci, une robe jaune à collerette et un manteau rouge (sans oublier le pyjama avec des myosotis dessus), et quelques rosa candida plus tard, on termine dans une jolie lumière. Aussi jolie que le titre. Et voilà.

Athalie

 

Commentaires

N'aurai pas mieux dit ...Cette histoire nous promène au bord quelques jours le temps pour une petite rose de ne pas mourir et le temps de faire éclore un père dans le corps d'un homme.
Bref moi je ne lis pratiquement plus sauf rosa candida évidemment et là un recueil intitulé ''Il faudrait s'arracher le coeur'' ( le titre m'a violemment intimé l'ordre de m'en emparer sur la table du libraire car bien sûr c'est cela qu'il faudrait parvenir à faire!!!)mais j'écoute et le dernier opus de Lamchop Mr M m'arrache des frissons et me fait venir des larmes mais bon je suis un peu tartignole et ne suis pas parvenue encore à m'arracher le coeur!
Ps Quid de la bouffe des A???

Écrit par : Agnes B | 29/02/2012

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