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02/03/2012

Tangente vers l'est Maylis de Kérangal

Construction-du-Transsiberien--3-.jpgTangente vers l'est, prendre la tangente, sortir de la liste prévue, pour aller voir ailleurs. Va falloir que je me recadre. C'est parce que j'avais un moment à attendre, près d'une libairie, et donc, je suis rentrée dedans :  autant attendre dans un endroit où l'on puisse lire quelque chose plutôt que de rester sur le trottoir à faire semblant de s'intéresser à l'affiche qui trône au milieu de la vitrine d'à côté annonçant la prochaine exposition  de l'aquarelliste local. (Je n'ai rien contre les aquarellistes locaux, je m'empresse de le préciser, juste contre le fait que sur leurs affiches, il n'y a pas grand chose à lire). Et A.B. m'avait touché un mot de cette dernière publication de Maylis de Kérangal, vu qu'on a bien aimé toutes les deux Naissance d'un pont.

Il semblerait que ce soit un ouvrage de commande, un voyage payé dans le Transsibérien contre une production écrite parlant du voyage dans le Transibérien : ce qui se sent un peu, j'ai trouvé. Autant Naissance d'un pont avait réussi à, comme le dit A.B. faire qu'on se retrouve passionnées par des histoires de plaques de béton, de fils aériens en acier et de boulons, autant là, ma foi, les wagons m'ont peu transportée. Pourtant, il est attachant Aliocha : un jeune recru embarqué pour le service militaire et une destination inconnue, quelque part en Sibérie. Et il ne veut pas y aller. Il a tout fait pour ne pas y aller, jusque errer la nuit dans les bars pour se trouver une fille avec qui faire un enfant ( Ben oui, visiblement, un sixième mois de grossesse suffit au pas encore jeune père pour être exempté). Du coup, il est balloté dans ce wagon de troisième classe, où les autres comme lui, éructent, s'imbibent et jouent à qui aura la quéquette la plus grosse. Ce qui l'interesse peu, lui. Donc, déserter, quitter le train, sans même savoir ce qui il y a autour. C'est lourd, collant et poisseux, et en même temps, on lui met un visage, une histoire. C'est lorsque les figures féminines rentrent dans le plan de l'évasion que l'histoire se gâte, quelque chose de plus convenu : la belle étrangère qui fuit un amour qui s'est égaré, deux maternelles protectrices dont ne sait trop ce qui les fait pousser le balai, et la chansonnette presque finale et vraiment de trop.

En attendant le prochain, par conséquent. Et "les prodigieuses créatures" piaffent ...

PS : il y a quand même une scène croquignolesque sur les passagers découvrant le lac Baïkal.

 

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