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12/03/2012

Désaccords imparfaits Jonathan Coe

désaccords imparfaits, Jonathan Coe, roman anglais, Billy wilder, la vie privée de Sherlock HolmesImparfaites, elles le sont peut-être ces petites nouvelles en passant, alors évidemment on leur pardonne un désaccord ou deux : imparfaits comme l'est un apéro sans olives mais avec saucisson (il faut alors autant aimer les olives que le saucisson, ce qui est mon cas, ou imparfait comme l'est un bain sans perle de bain rose, alors on met une violette et bien sûr il faut aimer autant le rose que le violet, ce qui est aussi mon cas.

La première pourrait être un souvenir d'enfance, une histoire de Noël, une histoire de peur comme les enfants aiment avoir peur, ou avoir un canif, ou avoir vu un fantôme, ou ne pas avoir perdu le Noël, l'enfance, le canif, les fantômes, en grandissant. Tonalité d'ensemble : La pluie avant qu'elle tombe.

La deuxième pianote sur deux touches d'un piano bar le blues bluette d'un croisement de regards, celui qui aurait fait la suave histoire d'amour parfaite, mais bon, non. tonalité d'ensemble : La pluie avant qu'elle tombe.

La troisième décline les errements d'un musicien de cinéma dans un festival improbable de films gores et fantastique : une croisette un peu toc, une journaliste et un acien amour plus trd, il va enfin pouvoir aller s'acheter une paire de lunettes de soleil. Tonalité d'ensemble : La vie très privée de monsieur Sim ou Une touche d'amour, avec des accents en sourdine de Testament à l'anglaise.

La quatrième est le récit visiblement autobiographique de l'obsession de Jonathan Coe pour un film de Billy Wilder "La vie très privée de Sherlock Holmes" : l'air de rien, elle dit le goût de laisser l'imparfait, le pas fini, l'innacompli, de ne pas combler les trous, les vides, on ne sait jamais, le fini pourait décevoir. Le triomphe du pas fini sur le fini, ça me plaît bien, moi.

Et en toute modeste harmonie, finalement, ces désaccords imparfaits touchent juste.

Athalie

Commentaires

Comme Athalie, je me disais: oh non, Coe c'est au moins du 400 ou 500 pages, sinon c'est de la triche, "car il n'est pas facile de faire court", comme il l'avoue lui-même dans son introduction. And yet (NDT: et pourtant) on entre dans ces quatre petites nouvelles, en sont-elles vraiment?- avec beaucoup d'aisance et de bien être. Foin de schéma narratif sophistiqué mais des sagas familiales ou individuelles obéissant presque au format imposé par les maisons de disques et les radios des années soixantes: 3mn30 max.n Malgré l'épure, les personnages sont drôles et identifiables, on n'est pas dans la tragédie et c'est tant mieux. Le dernier récit m'a particulièrement touché puisqu'à l'instar de Coe, je suis un fan inconditionnel de "La Vie Privée de Sherlock Holmes" de Billy Wilder. En lisant ce texte, je me suis rappelé que c'est en lisant les aventures de Holmes que je suis arrivé, bien tardivement ,à la lecture. J'ai utilisé l'adjectif "drôle", je pense que Coe s'est beaucoup amusé en écrivant ce summum de la "Pulp": " Elle se serait penchée vers moi, penchée sur moi, le poids de son corps contre le mien." Enjoy.
Anonymous

Écrit par : Anonymous | 25/03/2012

Bonsoir Anonymous,
Décidemment, nous sommes souvent d'accord ! Ne serais-tu pas un avatar ? genre Ark vAdor ... Par contre, moi j'ai du mal avec "La vie privée de Sherlock Holmes", je crois que je n'ai pas tout compris.J'ai un souvenir d'un truc psychadélique et bien étrange, genre puzzle pour initiés. Je le reverrai à l'occasion, promis.
Athalie

Écrit par : Athalie | 29/03/2012

Bonsoir Athalie
C'est vrai qu'on doit certainement avoir des affinités et que nous sommes souvent d'accord mais bon sang, "La Vie Privé de Sherlock Holmes" n'a rien de psychédélique. C'est un puzzle,en effet mais pas pour initiés. Il conviendrait qu'une personne de ton entourage en fasse l'acquisition pour régler cette affaire une bonne fois pour toute and then you could dream about castles in Scotland.
Anonymous

Écrit par : Anonymous | 30/03/2012

Les commentaires sont fermés.