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08/04/2012

Le garçon dans la lune Kate O'Riordan

Piquets01.jpgDans la lune, c'est là où je devais être en le lisant, sur une autre orbitre, ma fusée a eu des ratées, je ne suis pas partie à l'allumage, et j'ai mal arrimé ma capsule spatiale. Suis passée à côté de la cible. sans exploser en plein vol, malgré tout.

Je me disais, voili voilà une histoire de garçon rêveur, terre à terre que je suis. Mais en fait non. Il y en a quand même un, au centre d'une galaxie nébuleuse, ses parents. Sam a sept ans. pas plus. Définitivement. Etoile filante.

Les deux satellites en orbitre autour de leur étoile solaire, leur centre du monde, Sam, donc, c'est Brian et Julia. Ils n'ont rien de brillant, sauf ce gamin, le leur. Un couple, marié depuis 10 ans, ils s'aiment, pas sûrs de ça et pas contre ça, ils montent et ils descendent, sans trop de roulis. Ils s'agacent, sans plus, sans vraiment d'éclats ni de raison raisonnable. Brian est est son bain, Julia prépare leur départ pour le séjour traditionnel de la petite famille chez le père, celui de Brian, en Irlande, après un passage sur le ferry et une visite chez le frère. Les talons de Julia claquent dans le couloir, elle couche son fils, respire son odeur, claque les portes, met tout en ordre, occupée, autoritaire, responsable. Brian traine dans son bain, la désire, elle se laisse faire. Ils partent, reproches quotidiens. Rien ne se remet en cause.

Je m'étire un peu. ça ne m'agace pas, non, ça pourrait, ça sonne à côté pour moi, je ne sais pas pourquoi, je n'entends pas les reproches de Julia, les excuses de Brian.

Et puis, le Noël va prendre une autre trajectoire et c'est Brian et Julia qui vont exploser en plein vol, sans parachute.

On change de fusée. Ce sont les familles qui deviennent les cibles. Celle de Brian dont on découvre l'enfance déchirée à coups de coups de ceinture par son père et d'amour pour ses frères, un Brian qui s'entortille dans une culpabilité indicible, comme dans des barbelés d'une enfance sans couleur, dans une ferme qui suinte la crasse : quelques moments de bravoure contre la loi paternelle, celle du plus fort, de la sélection pas naturelle, seuls les plus forts de ses enfants seront dignes de vivre ( de survivre) . Celle de Julia est sans violence, juste une soeur plus aimable que sa mère a mieux aimé, un père qui est plus souvent au fond du jardin à faire pousser ses fleurs qu'à regarder et entendre grandir sa fille.

Une histoire simple, dramatiquement simple. Je suis juste rester les regarder s'agiter, sans trop savoir pourquoi je suis restée au bord ...

Athalie

 

 

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