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03/06/2012

Et Nietzsche a pleuré Irvin Yalom

lou-salome-3_1244405292.jpgJe ne sais pas vous, mais moi, je n'ai jamais su écrire Nietzsche sans m'emmêler le crayon dans les consonnes. Heureusement, je l'écris peu souvent. C'est pas comme Daeninckx ou Apollinaire, que je dois parfois remettre dans l'ordre en public, et là, je n'ai pas le bouquin sous les yeux pour vérifier, ce qui fait que j'attaque cette note printanière dans une étrange sérénité ... ( mais aussi parce qu'il a fait beau et que les roses poussent dans le jardin)

C'est munie d'une forte recommandation que je suis partie à la conquête des premiers chapitres, une sorte d'ordonnance de bonne humeur, là aussi. Venise, fin de siècle, un café sur la place Saint Marc, un grand médecin viennois est piégé par la superbe, l'arrogante, l'aristocratique, l'originale excentrique, Lou Andréas Salomé. Il doit, il faut qu'il prenne en charge le cas Nietzsche, dont la belle a un peu trop fouetté le coeur. Elle craint que le pauvre philosophe solitaire et incompris, sauf par elle, n'en vienne à user de solutions extrêmes à son mal du siècle à lui. La vampire femelle et fatale a gain de cause. Un air de valse plus tard, Vienne : le bon docteur est à l'oeuvre jour et nuit : extérieur jour, il expérimente de nouveaux soins, fait preuve de modernité expérimentale, de sagacité médicale, à la pointe de la recherche, pertinent et judicieux, il cherche comment cerner ces "maladies" de l'hystérie, papotte au coin du feu avec Freud. Et petit à petit, il tente d'apprivoiser la bête nietzschéenne (j'ai corsé avec l'adjectif). Intérieur nuit : le bon docteur se bat avec ses fantasmes. C'est passionnant, intelligent, pertinent, comme un documentaire animé, des intelligences supérieures mises en scène en action, comme si on y était et que nous aussi, on était tellement intelligents que oui, la découverte de la psychanalyse, comme un nouveau continent inexploré, on y était pour de vrai.

Puis, se met en place un jeu truqué entre maître et maître et de longs dialogues entre Nietzsche et son docteur s'étirent, pour moi, en longueurs. Non pas que ce ne soit pas bien fait, j'en ai appris plus sur Nietzsche dans ce livre que dans aucun autre ( faut dire que peu de romans font parler Nietszche pendant aussi longtemps, du moins à ma connaissance), mais la vulgarisation philosophique ce ne doit pas être mon truc. En fait, si je dois dire la vérité comme sur le divan qui n'était pas encore "inventé", je crois que j'aurais préféré écouter les confidences de la vampire femelle, la Lou Andréas Salomé au fouet acéré et à superbe certitude, Nietzsche, je l'ai trouvé un peu culcul quand même, un peu philosophe incompris qui se la pète. ( Que tous les amateurs de philosophie sérieuse me pardonne ...)

Athalie

PS : je crois que je sais toujours pas l'écrire sans regarder le modèle, Nietzsche, je veux dire.

Commentaires

Nous avons les mêmes bêtes noires côté noms d'auteurs, avec pour moi en plus Arto Paasilinna. Par contre, Lou Andréas Salomé, quel nom magnifique !

Écrit par : Ys | 03/06/2012

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Et oui, non seulement le nom est superbe ( et facile à écrire ...) mais en plus, la belle a des airs de tigresse "fin de siècle" pas piquée des cacahouettes. Du coup, je suis en recherche d'une biographie honnête sur la bête.

Écrit par : Athalie | 06/06/2012

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Encore un que je viens d'acheter, promis j'ai pas copié! :)

Écrit par : Métaphore | 02/07/2012

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Je vais guetter ta note, j'espère qu'il te plaira ! Et puis les blogs, c'est un peu fait pour copier, non ? En tout cas moi, je "copie" sur le tien ...

Écrit par : Athalie | 05/07/2012

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