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04/07/2012

La carte du monde invisible Tash Aw (1)

la carte du monde invisble,tash aw,romans,romans nouvelle zélandeTash Aw, c'est le beau jeune homme sur lequel on a été plusieur(e)s à craquer lors du dernier "Etonnants voyageurs" (pas quand même à la hauteur du sombre solaire Joseph Boyden, mais presque). Charmant, intelligent, conquérant .... sauf que moi, finalement, je n'ai pas été si conquise que cela par ce roman présentée lors du festival comme "à l'origine d'une littérature du post-colonialisme", pas par l'auteur, évidemment, qui est trop chou pour ne pas être également modeste .... (rien que cela !) Je n'en attendais pas tant, bien sûr, ç'aurait été faire fi d'oeuvres "post coloniales" bien trop conséquentes pour je me lève de mon fauteuil de bureau pour aller en retrouver les titres sur mes étagères ... Mais je pensais avoir à faire à une sorte de fresque historique, plus historique que fresque et aussi plus au vitriol, et que finalement, l'histoire est bien là mais par petits morceaux et que le vitriol est un peu trop dilué à mon goût.

La fresque attendue s'entrevoit par l'évocation de parcours intimistes, des parcours croisés de personnages plongés dans la complexité de leur rapport avec l'Indonésie, avec leur origine, avec eux mêmes. Le personnage central est un jeune garçon, Adam. Il a vécu en orphelinat avec son grand frère avant d'être recueilli par Karl. Karl est hollandais et blond, comme les colonisateurs de l'île dont il a fait son pays, Nusa Pedro, au large très large de la ville pieuvre de Jakarta. Il s'est installé là après des années à fuir l'Europe. En voulant se plonger dans un exotisme à la Gauguin, il va s'en éloigner petit à petit, notamment en croisant Margaret. Margaret l'a aimé, jeune fille, puis elle a aussi croisé Bill et Mick. Mais ces croisements sont pour plus tard, et pas forcément amoureux. Il y a aussi le grand frère et sa famille d'adoption, mais ça va devenir compliqué comme note.

L'histoire commence alors que Karl est arrêté par les militaires indonésiens en pleine chasse anti communistes, dans les années soixante, avec des échos de guerre froide et de révolution de l'indépendance qui tourne à la dictature. . Karl n'est ni communiste, ni révolutionnaire de rien, mais bon, il fallait bien commencer par sa disparition pour que Adam se mette à sa recherche et avec de vagues indices, ne retrouve Margaret, Bill et Mick et que les fils se nouent. Des fils peu solides quand même et un tissage tellement lâche que souvent j'ai flotté. L'arrière fond politique est confus, les émeutes claquent en permanence et les manigances américaines pour conserver des liens avec le pouvoir en place se mêlent artificiellement à cette quête identitaire d'un orphelin suffisamment näïf et pataud qu'il manque devenir poseur de bombes entourloupé par la bonne parole d'un diablotin au double visage, universitaire le jour, extrémiste la nuit. Heureusement, il va être cueilli au passage par une princesse activiste. (Bon, là je suis un peu dure quand même ...)

Une première déception de la pêche ramenée de ce festival, mais pourtant ce roman a quelque chose, que je n'ai pas su saisir. Donc, je me garde de côté en session de rattrapage, le premier roman du même auteur "Le tristement célébre Johnny Lim".

On a toutes nos faiblesses ...

Athalie

 

Commentaires

"ç'aura été", s'il vô plé...

Écrit par : kohnlili | 05/07/2012

Bonsoir,
Merci pour la correction de ma faute, mais je garde mon conditionnel, si, si, j'y tiens !

Écrit par : Athalie | 05/07/2012

Les commentaires sont fermés.