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08/10/2012

Nature morte Louise Penny

imagesCAKRTUHM.jpgJ'étais plantée devant mon étagère des "pas encore lus", cherchant un bouquin léger à me mettre sous la couette, un livre demandant quelques neurones mais pas trop quand même, genre qui coule sans faire trop d'histoires, fraises tagada sans trop de crème glacée à l'intérieur. Pas du Oates, quoi. Et Sandor Marais me faisait de l'oeil, mais je n'avais pas envie de gâcher. "Nature morte", donc,  Louise Penny, donc. Je ne sais plus où je l'ai déniché celui-là, un nom qui me disait quelque chose, un jour où j'avais oublié mon carnet de "pile prévue" et que j'ai dû voir sur un étal de " auteure féminin à série à succès". A moins que je n'ai fait un gloubibalga entre Louise Penny, Anne Perçin et Anne Perry. Trois auteures que je n'ai jamais lues, mon blog s'en souviendrait.

Quelques neurones plus tard, me voilà dans un village québécois de carte postale, "Three Pines", avec presque dans l'ordre d'apparition le couple d'homosexuels réfugiés là pour être loin du monde perfide des hommes, des vrais (je blague là !), respectivement amateur d'antiquité et fin cuisinier, hôtes charmants du café tiré à quatre épingles et du confortable hôtel (le seul d'ailleurs) du coin. Et là je ne blague pas, il y a même un moment où le fin cuisinier apparaît ceint d'un sain tabler ... Dans la même presque première scène, on a le reste de la bande : un couple d'artistes peintres, qui font plutôt dans l'abstrait, elle Clara, est très intuitive, et lui, Peter, très renfermé, Ben le gentil garçon un peu poussé en graine quand même, et un peu castré par sa maman, mais depuis qu'elle est morte, il va mieux, et surtout Jane Neal, l'institutrice à la retraite, aimée de tous et de toutes (oserai-je vous dire qu'elle est aussi charmante que vieille fille ? ben oui, faut tout oser quand on a commencé !). doit avoir lieu la sélection des oeuvres pour le prix de peinture local et séïsme de l'amitié, Jane propose au jury pour la première une des oeuvres de sa composition. Jusque là, elle les a si bien cachées qu'on pourrait croire qu'elle en a honte.Je commençais à espérer une grosse cochonnerie (je sais, j'ai mauvais esprit), mais point du tout, c'était juste l'évocation d'un "Jour de foire" dans le village. Ce qui a l'air pour certains membres du jury, d'être une grosse cochonnerie. Ou un chef-d'oeuvre ? Le jury est en émoi. Surtout que le lendemain, la gentille Jane est retrouvée morte dans les bois.

Peut-on assassiner une vieille femme respectable, peintre de croutes à énigmes, membre respectable de l'association des femmes anglicanes, sans être un dangeureux prédateur aux mobiles obscurs et inavouables ? C'est que va devoir découvrir l'inspecteur Gamache, fin observateur de ce petit monde, notamment en restant assis sur un banc au petit matin, mastiquant le croissant frais du fin cuisinier.

Bon, je mets le point final à mes neurones, parce qu'ils ont eu ce qu'ils ont cherché et que ce livre à un mérite, il a un certain exotisme ( quebecois ? point d'interrogation, car je n'y connais rien en littérature québécoise, mais je me renseigne via http://ray-pedoussaut.fr/) et il se laisse lire, et c'est parfois tout ce que l'on peut demander.

 

Athalie

 

Commentaires

j'ai lu ses deux romans, ce ne sont pas des polars extraordinaires mais ils se lisent avec plaisir, ils font très 'miss marple" et je crois que c'est à cause de cela que je les aime bien

Écrit par : Dominique | 09/10/2012

Tout à fait d'accord avec le côté "Miss Marple", un roman québécois qui a le goût de ce thé anglais qui se déguste dans un mug à fleurs, moi aussi j'aime bien. Et je lirai sûrement son autre titre, calée cet hiver dans une couette !

Écrit par : Athalie | 09/10/2012

Miss Marple ou Agatha Christie ?

Écrit par : Anonymous | 09/10/2012

Bon, au moins, tu les gardes, tes neurones à la fin !!! bises

Écrit par : Philisine Cave | 09/10/2012

Il faut dire que c'est plutôt reposant comme lecture, mais pas sans un certain charme, comme le dit Dominique, pas des polars extraordinaires, juste comme ça en passant, avec un exotisme de très bon aloi ...
A bientôt

Écrit par : Athalie | 09/10/2012

Je crois que c'est moi qui t'en avais parlé ; depuis que je suis grand mère je trouve un charme fou à l'obsolescence des choses , à la possibilité qui nous reste de croire que le temps n' a pas passé , au charme fou de goûter à nouveau aux plaisir ancien des premières lectures bien avant d'être complètement gâtée par Ferey ou Breat Eston Ellis ...
Comprendre : ArKvador n'a pas trop la patate en ce moment. je crois qu'Agnès B est de retour!
actualité livresque (le reste est trop triste)
Laura Kasischke ( les revenants , à moi pour toujours et en un monde si parfait ) + Les cahiers pédagogiques (BERK!) + HOME en boucle ( Biolay ...)

Écrit par : Arkvador | 09/10/2012

Bonjour,

Le coté canadien m'emballe plus que le coté Miss Marple. Si mon libraire l'a en rayon, je me laisserai bien tenter.

Écrit par : esperluette | 10/10/2012

A.B., fait quand même attention à toi,Kakischke, pour se remonter le moral, ce n'est pas le top, reprend plutôt une dose de Louise Penny, le monde y est doux, un peu ouaté, t'as raison, ça fait du bien ... Et tu as raison encore, c'est bien toi qui me l'avais conseillé, avec "L'île des chasseurs d'oiseaux", un autre bon conseil, merci A.B. Par contre, les cahiers pédagogiques, je passe mon tour ...

Écrit par : Athalie | 10/10/2012

Bonsoir esperluette,
En toute franchise, je ne sais vraiment pas si ce livre est représentatif de la littérature canadienne ou québécoise ( re ?)... je n'y connais vraiment rien ! même si je compte m'y mettre en suivant les conseils du blog "Sang d'encre" (page de pub ...). par contre, malgré les clichés qui trainent ça et là, ce fut une lecture qui est passée toute seule, comme une grande.

Écrit par : Athalie | 10/10/2012

Bonjour,
Louise Penny est québécoise mais de langue anglaise (minoritaire au Québec). Elle est représente d'un genre que mon collègue Michel appelle cozy mystery (pantouflard). Faut aimer. Perso j'aime pas. Nous avons sur notre site http://ray-pedoussaut.fr/ 2 articles sur cet auteur dont un de Michel et l'autre de moi. Tous les deux n'avons pas trop apprécié les œuvres de cette dame et avons été assez sévères dans nos commentaires.
Merci pour le lien vers notre site pour ce qui est de la littérature québécoise dont le vrai spécialiste est mon collègue Michel.
Amitiés.

Écrit par : Ray | 15/10/2012

Merci pour les précisions sur Louise Penny. L'expression "pantouflarde" colle bien avec la lecture de ce roman, paresseuse et sans surprise. Souvent, cela m'agace ... Disons que là, elle est tombée à un moment où "pantouflarde", je l'étais aussi. je vais d'un coup de clic aller lire vos commentaires !

Écrit par : Athalie | 15/10/2012

J'ai bien aimé son charme "pantouflard", cet univers feutré plutôt sympathique..

Écrit par : Hélène | 18/12/2012

Dès que je remets des pantoufles feutrées, je lis le deuxième tome.

Écrit par : Athalie | 18/12/2012

Rebonjour Athalie, c'est surtout le "modus operandi" du tueur qui est original sinon, le roman traîne en longueur. Pas totalement convaincue. Bonne après-midi.

Écrit par : dasola | 17/08/2013

Un intérêt oui, mais surtout des longueurs, pas totalement convaincue non plus ( d'ailleurs, je n'ai toujours pas lu le deuxième tome ...°

Écrit par : Athalie | 18/08/2013

Les commentaires sont fermés.