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04/12/2012

Le cantique de Meméia Heloneida Studart

le cantique de meméia,heloneida studart,romans,romans brésiliensLes Carvalhais Medeiros est une grande famille richissime brésilienne, une richesse et une puissance sourde, tapies dans une grande maison et qui prennent les traits de la grand-mère Memina. Elle contrôle tout et tous, ses filles, enfin, celle qui lui reste, la mère de la narratrice, de l'autre elle s'en est débarrassée, et de l'autre, elle a fait une demi folle pitoyable. Les prêtres lui tiennent lieu de corset spirituel et le pouvoir de caution morale. Elle veille à la conservation du bon grain. Dans cette famille, donc, point n'est d'amour, la pureté de la race seule compte. Les fous, il suffit de les cacher au grenier et les impures au couvent. Pour celle qui a dérogé en aimant un pauvre, le retour au bercail est possible mais sous le joug.

La narratrice, Marina, est la petite fille de ce tyran. Marina n'a qu'une cause, celle de l'amour pour son cousin Tao ( et accessoirement celle de la haine pour sa mère, qui le lui rend bien d'ailleurs). Tao, lui, il est au grand coeur, du côté des pauvres, et emprisonné et torturé pour avoir écrit sur un mur que "les moineaux était bleus", comme un appel au rêve sans doute.

Une famille, l'Amérique du sud, l'amour impossible, la révolte rêvée, le mot aurait pu être lancé "réalisme magique" et un goût de "Cent ans de solitude" Garcia Marquez ...

Mais l'arrière goût est plus âpre ici ( et surtout, c'est quand même, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus court ...). Parce que Marina, les pauvres, peu lui chaut, c'est son cousin qu'il lui faut, son beau cousin, celui de son enfance et des escapades au bord de mer, des pêches au crabes ... Tao se bat pour les laissés pour compte de ce monde bi-polaire, pas elle.

Un roman comme une guerre larvée entre un rêve égoïste, et l'autre, étouffé d'un altruisme rêveur. Un drôle de roman, que j'ai retourné du bout des doigts en le finissant, de peur que sa colère ne m'explose à la figure, je n'y ai pas toujours vu clair, loin s'en faut, mais j'ai aimé.

 

Athalie

 

PS : Ô ma dealeuse préférée, auras-tu le courage de m'arracher encore celui-là des mains, après Jésus et Tito, séparation dont j'ai toujours du mal à me remettre ....

Commentaires

Tu as aimé mais pas adoré, alors je passe car trop de lectures à prévoir ou prévues !!! bisous

Écrit par : Philisine Cave | 05/12/2012

Pas adoré, vraiment, non, et pourtant ... Je reste avec le sentiment d'être peut-être passée à côté d'un truc ! C'est imparfait, comme un imparfait baroque. Peut-être pas indispensable mais quand même (je m'enlise !)

Écrit par : Athalie | 06/12/2012

Intéressant ton ressenti "entre deux eaux". Du coup je suis très intrigué et j'aimerais bien me faire ma propre opinion.

Écrit par : jerome | 05/12/2012

"Entre deux eaux" est bien l'expression qui convient, avec quand même plus de bien. Je suis donc curieuse de voir ce que tu en penserais, si tu arrives à le trouver parce l' édition " les allusifs" n'a pas l'air vraiment bien représentée sur les étals marchands. Pourtant, on sent les marchands de pépites rares, et choisies.

Écrit par : Athalie | 06/12/2012

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