Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/02/2013

Montserrat Emmanuel Roblès

imagesCAXBKIP6.jpgBon, il va falloir que tu t'y mettes à cette note ...

Pas sûre, pas obligée, non plus.

Faut l'enlever de A. actualité, parce que cela fait un moment que cette lecture, elle ne l'est plus d'actualité...Faut laisser la place : y'a "L'homme de Lewis" qui piaffe, derrière.

Piaffe, piaffe homme de Lewis, tu en chériras encore plus la mer ... (sic !!!)

Pas idée non plus de te mettre à lire du théâtre. Le théâtre, ça se regarde et ça s'écoute. A la lecture, ça perd, à moins d'imaginer, et du coup, la lecture se fait polyphonie virtuelle.

Mais c'est bien le virtuel, ce serait comme un blog où t'entendrait les voix.

Montserrat ou la polyphonie pas corse, en somme, et Athalie en Jeanne d'Arc.

Sous-titre : comment lire du théâtre ?

En allant le voir.

Sous-titre : se mettre quand même à raconter l'histoire au lieu de bavasser.

Montserrat est un officier espagnol, appartenant l'armée despotique qui massacre ceux qui s'opposent à elle dans un pays qui est dit être le Vénézula, en 1812. Mais ce pourrait être ailleurs, à d'autres moments.  Il connait la cachette de Bolivar, un des chefs de l'armée des patriotes qui porte comme il peut l'étendard mal en point de la liberté à conquérir. Bolivar, caché, malade, en fuite, il n'est pas sûr qu'il puisse encore se battre.

Pourtant Montserrat le protège. Si il parle, Bolivar ne s'en sortira pas, la liberté non plus. Si il ne parle pas, il reste peut-être un espoir....

Montserrat est dans les mains de ce dilemne et surtaout dans celles de Izquierdo, cynique massacreur d'hommes, violeurs de femme, et tortureur avisé de consciences.

Six otages sont face à Montserrat, piochés dans la rue par Izquierdo, piochés dans le peuple pour lequel Montserrat doit les sacrifier, six individus qui n'ont rien demandé à la grande cause, et surtout pas à mourir pour elle, en tout cas, pas là ni maintenant : Ricardo, 20 ans, Eléna, 18 ans, la mère 30 ans, dont les deux enfants sont restés seuls et qui vont mourir sans elle, le comédien, qui a joué les héros sur scène, le potier qui a beaucoup d'enfants, le marchand, qui a une si belle femme. Si Montserrat parle, ils sont libres, si Montserrat ne parle pas, ils seront excécutés.

Un par un, ils vont plaider leur cause, ou accepter leur mort. Parfois Montserrat doute. Nous aussi : l'odieux Izquierdo sachant parfaitement mettre à jour l'intime qui fait mouche : sont-ils dignes de cette liberté, du sacrifice de Montserrat ? Ne sont-ils que des pions remplaçables, négligeables par rapport à la grandeur de la Cause  ? Que pèse le poids de l'individuel face à l'abstraction de la notion de liberté collective, surtout quand on est mort, et que la liberté n'est même pas certaine.

La responsabilité individuelle face à l'inertie collective : un texte qui résonne. Même à lire seulement.

 

Athalie

 

Athalie

 

 

Commentaires

Pas simple de lire du théâtre. En général j'évite. C'est couillon parce qu'il y a des choses vraiment formidables dans le genre.

Écrit par : jerome | 27/02/2013

ça me rappelle de sacrés souvenirs... scolaires. Mais c'est une piècev très forte.

Écrit par : Une Comète | 28/02/2013

C'est une pièce qui s'étudie au lycée ? Une bonne idée sûrement, sur ce thème j'aurais plus pensé aux Justes de Camus, mais je suis sûrement restée trop sur mes classiques scolaires à moi ...

Écrit par : Athalie | 01/03/2013

Je crois que je vais faire comme toi et éviter, beaucoup de pièces me tentent pourtant, mais c'est trop frustant de n'avoir que le texte ... Du coup, je passe ma lecture à me demander comment les cteurs peuvent jouer etc, et je dois relire sans arrêt pour rester dans le texte !

Écrit par : Athalie | 01/03/2013

Les commentaires sont fermés.