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07/05/2013

Les petites filles Elizabeth Bowen

imagesCAZDMCBC.jpgNe vous attendez pas à un récit modèle, ni à une histoire de petites filles qui l'auraient été. Les trois sont plutôt veillissantes et de bric et de broc quand l'une décide de retrouver les trois autres, quelques quarante ans après qu'elles ne soient vues pour la dernière fois.

Un livre en trois parties : la première est consacrée à la plus "dynamique" des trois ex-amies : Dicey, dite Dinah ou Diana. ( Là, je vous donne un sacré coup de main parce moi, je n'ai réussi à stabiliser les trois nominations différentes qu'à la moitié du livre, sans compter que les deux autres ont ausssi des surnoms que je mélangeais, ce ne qui fait que j'ai parfois manqué de concentration sur l'histoire). Donc, la première, disons, pour ne pour que vous embrouille et moi non plus, vit dans une villa de la campagne anglaise, visiblement sans souci financier, veuve, deux garçons, mariés. Quand même quelque peu excentrique comme peuvent les grands mères anglaises romanesques, elle est en train de mettre en place un  projet farfelu. Comment  de ce projet va-t-on en venir aux retrouvailles. le chemin est long. La grotte est le premier indice, le second est la balançoire aux cordes inégales. La grotte est le réceptacle du projet : il s'agit d'y réunir des objets intimes, révélateurs, donnés à Dicey-Dina-Diana par ses amis et connaissances, puis de sceller les portes pour laisser ces traces de la civilisation aux bons soins de la sagacité des chercheurs futurs, pour leur édification éclairée.

 Diana-Dicey-Dinha est secondée par une sorte de major Thompson, Franck, veuf aussi que l'on pourrait supposé transi de la veuve tant il se sert à l'aise des drinks dans le salon avec cheminée où l'on se retire le soir au coin du feu, et de Francis, un majordome-espion dont l'efficacité est versatile.

Voilà qui plante un décor fleurant bon le Earl Grey dans son mug à fleurs, avec le soupçon adéquat de rose à l'anglaise.

A cause de la grotte et de la balançoire, Dinha-Diana-Dicey fonce vers un autre projet : retrouver ses deux amies d'enfance, perdues donc de vue un jour de leur onze ans. Elle arrose les journaux de petites annonces, ce qui va considérablement énerver les deux autres. L'une est une sorte de femme au foyer au cynisme triste qui carbure au gin-tonic sans se dépardir de son quand-à-elle, c'est Sheila, dite Sheikie, ou l'inverse. La troisième est Clare, dite Mumbo, elle est devenu une femme d'affaire surbookée, solitaire, active et sinistre comme un corbeau empaillé.

Lorsque les trois se retrouvent, je me dit chic, ça va démarrer. Le ton est agressif, il y a des comptes à régler, des secrets honteux, ça va saigner dans la villa ... Les piques sont rancunières, bourrées de sous entendus. Sauf que moi, j'ai eu un problème de bande-son, je voyais un livre mais les sous-titres étaient en décalage, ou alors le décodeur était crypté, ou le film pas dans la bonne langue ... Cela m'a fait cet effet un peu pour tout, l'histoire du secret, les images des petites filles faisant le secret, des mêmes recherchant le coffre à secret. Les répliques se veulent vives et percutantes, voire caustiques à souhait, ce pourrait être un Lubisch, mais moi, j'ai loupé la cible. C'est tout décousu. Et si quelqu'un sait pour cette histoire des trois sorcières de Mac Beth, je suis preneuse.

( Pour le couteau à beurre aussi, mais je ne voudrais pas abuser)

 

Athalie

 

 

Commentaires

J'adore............non pas le livre mais ton billet!
et l'histoire des prénoms qui changent ! moi aussi ça m'énerve! je me souviens que pour les romans Russes je les notais au fur et à mesure au début jusqu'à ce que peu à peu une sorte de familiarité se fasse ente Allioucka , Sacha et Alexandre!
merci pour tes billets
Luocine
PS mais je ne me lancerai pas dans cette lecture

Écrit par : luocine | 08/05/2013

J'avoue que j'ai été déçue, mais je suis peut-être trop classique dans mes attentes, je pensais avoir affaire à un roman anglais pour vieille dame et m'assoir au coin du feu (imaginaire, bien sûr) pour sourire béatement à une intrigue convenue, tasse de thé à la main ... Du coup, comme j'ai dû fournir un effort je suis peut-être passée à côté !
Merci à toi pour tes compliments, c'est un plaisir partagé.

Écrit par : athalie | 08/05/2013

Une déception donc, ça arrive. Moi par exemple, je finis péniblement Wharton (je t'en parle parce qu'il me semble que tu l'aimes beaucoup) et il me tombe littéralement des mains. Une vraie corvée. Si ce n'était pas pour une LC, j'aurais abandonné depuis longtemps...

Écrit par : jerome | 08/05/2013

Mince ! Wharton te tombe des mains ... C'est vrai que j'ai beaucoup aimé les deux livres que j'ai lu d'elle, "Le temps de l'innocence" et "Chez les heureux du monde" ... Je vais guetter chez toi quel est le titre qui a pu te décevoir à ce point parce que Bowen, ce ne fut pas quand même pas une corvée, il y a des moments très "tea-times" qui m'ont beaucoup plu.

Écrit par : Athalie | 09/05/2013

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