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19/05/2013

Etonnants voyageurs 2013 (1)

 

Etonnants_voyageurs_130411.jpg

Moisson de la première journée :

Deux phrases cultes : (dont je ne me souviens plus, mais A.M. les a notées) (à lire en commentaire)

Un sac rose et orange avec écrit "Le livre de poche 60 ans" dessus, et des livres dedans et le reste de mon croissant mangé devant Vélibor Colic pendant qu'il nous racontait au petit déjeuner deux ou trois anecdotes bien ponctuées sur la guerre en Bosnie. Ben oui, j'ai petit déjeuné avec Vélibor Colic, c'est un nouveau truc du festival, j'étais juste morte de trouille ( et de froid), comment dire des choses intelligentes à un auteur avec un croissant dans la bouche et un plateau qui se casse la figure alors qu'il y a son café, à lui, dessus ? Expérience étrange, que je ne suis pas certaine de renouveler, mais je remercie toutes mes copines qui ont (en gros) passé leur soirée de la veille à me dire que ce n'était pas grave si j'avais l'air d'une andouille. Ce qui est vrai, l'important n'étant pas vraiment moi, mais ses livres à lui.

Cette moitié de croissant ( et non Vélibor ne l'a pas gardée en souvenir ...) a été ensuite rejoint par ma moitié de pannini aux trois fromages dans le sac où ma canette de schwepes agrumes a coulé. Donc, là je n'ai rien ramené.

Un coeur dessiné par Lance Weller sur mon exemplaire de "Wilderness" (Dominique, j'ai fait ce que j'ai pu ...) à cause de ma copine A.M. qui parle anglais super bien et qui le lui a demandé (elle ose tout).

Une leçon de western par Bertrand Tavernier, en grand sachem aux yeux mi-clos.

Une mention spéciale à l'éditeur de Gallmeister : so charming ...

Maylis de Kérangal et Carole Martinez : for ever.

Une plaquette d'oropolis. Il parait que c'est meilleur que le strepsil pour les maux de gorge dûs à une station prolongée dans le froid d'un petit déjeuner, ou d'une file d' attente pour voir et entendre un auteur super bien.

Une autre leçon de western par Christophe Blain, juste passionnant en défenseur occidental du western  et d'un John Wayne pas raciste et d'un John Ford humaniste. Passionnant ne voulant pas dire convainquant par ailleurs ... je veux dire.

Une rencontre marrante avec une jeune blogueuse : Manou se livre.

Une conviction : la littérature peut tout, l'écriture historique aussi, mais moins, quand même. ( Que les historiens de l'apéro me pardonnent ce résumé-raccouci à coup de marteau symbolique)

 

Des livres partout, et un certain nombre dans mon sac :

"Debout sur la terre" Nahal Tajadon

"Loving Franck" Nancy Horan

(parce les conseils des libraires comptent aussi, il n'y a pas que la tête des auteurs qui soient peu fiables)

"Wilderness" de Lance Weller

"Pas Sidney Poitier" de  Percival Everett

"Sarajevo omnibus" Vélibor Colic

"Les frères sisters" Dewitt

"Ni fleurs ni couronnes" Maylis de Kérangal (parce que c'est le seul que je n'ai pas encore lu)

"Le tireur" de Glendon Swarthout

"Mélo" Frédéric Ciriez (parce que Maylis de Kérangal le défendait)

"Chroniques birmanes" de Guy Delisle (parce que impossible de faire autrement après les " Chroniques de Jérusalem") 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Etonnants Voyageurs, c'est en gros un festival de bobos qui se foutent de la gueule des touristes chinois, japonais, parisiens et périgourdins qui sont venus à St Malo ne sachant pas que la seule chose chose qu'y en vaille le déplacement, c'est la vue de remparts (et non pas la rue centrale ou je me suis gavé d'une immonde saucisse frite sous la pluie parce qu'il faut se nourrir quand même), alors que nous, festivaliers (j'assume), on va s'offrir une tranche, beaucoup plus alléchante, de renne lapon, une tâche de vie bosniaque, sud-africaine ou iranienne, un ragout coréen ou haîtien. Alors oui, on peut railler, mais le cynisme (que je pratique moi-même à temps perdu) commence à me faire gerber. Les dix minutes pendant lesquelles André Brink a parlé de Madiba Mandela cet après-midi ont contribué à me faire aimer les touristes chinois , japonais, parisiens ou périgourdins que j'ai croisés ce weekend.
Anonymous

Écrit par : Anonymous | 19/05/2013

Tu laisses enfin parler le bobo humaniste qui sommeillait en toi ...

Écrit par : athalie | 20/05/2013

Ben voui, c'est le miracle de ce festival... on raille on raille (moi aussi, entre autre sur son côté parisiano-bobo-humanitaro-chose) mais on y retourne... No comment.

Écrit par : Margotte | 25/05/2013

Une autre innovation pour cette édition 2013 : le commentaire en direct du festival, en attendant le début du plateau qui va réunir Frédéric Roux et Éric Plamondon autour de notre animatrice préférée Margot Loizillon (qui écrit dans Causette).
Les deux phrases cultes notées sur mon programme, c'était :
"Vous maniez le style western avec un twist très personnel" ; ça c'était l'animateur de Transfuge, Damien Aubel.
Et la meilleure nous a été livrée par une poétesse, Ariane Dreyfus : "chaque geste du quotidien a sa noblesse"...
Mon auteur découverte cette année : Mariusz Wilk. J'ai aimé le personnage, reste à découvrir ses romans.
Margot est arrivée, les auteurs aussi : je vous laisse et je vous tiens au courant de mes coups de cœur du lundi.
PS pour Athalie : j'ai l'´e-mail du photographe pour les photos du petit dej´

Écrit par : Anne M. | 20/05/2013

Merci super A. M., je savais que je pouvais compter sur toi pour ne pas avoir perdu ton programme et ces deux phrases qui ne pouvaient que faire sens ( lequel ? On trouvera bien ...) par contre pour l'e-mail du photographe, tu me bluffes ( j'ai l'habitude pourtant). J'ai cependant du mal à comprendre pourquoi on n'a pas fait la "Une" d'un "spécial petit déj avec écrivain bosniaque sur une terrasse de Saint Malo sous la neige en plein mois de mai" ...

Écrit par : athalie | 20/05/2013

Rhooooo, Lance Weller, vite ton billet ! J'y étais hier après-midi et j'ai un peu discuté avec lui. Du coup j'ai racheté un exemplaire juste pour avoir une dédicace. Le tireur, j'ai beaucoup aimé aussi et les frères Sisters je crois que je le lirais lorsqu'il sortira en poche. Une belle moisson que tu as faite- là !

Écrit par : jerome | 20/05/2013

OUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH ! le billet, il va pas être pour tout de suite, t'as vu la moisson ... ( d'ailleurs je compte lancer une demande de subventions auprès des (quelques) lecteurs de mes pages pour l'achat d'une nouvelle étagère ... ça ne rentre plus !). Je n'ai pas discuté très longtemps avec Lance Weller, mais juste vu une rencontre avec lui, autour du western, il est peu intervenu, mais bon, il y avait Tavernier sur le plateau, alors forcément ... "Le tireur", j'avais vu ton billet et l'éditeur est encore plus convaincant que toi, c'est dire ! J'ai failli repartir avec la moitié des ouvrages ...

Écrit par : athalie | 21/05/2013

Tavernier sur le western avec entre autres Patrick Dewitt et Percival Everett ? Ça promettait d'être passionnant et je me suis endormie tellement ce Damien Aubel est soporifique. Sans blague, il laisse tout le monde partir en roue libre, ne pose pas les bonnes questions et parle comme un... (bon, je choisis en terme poli) petit merdeux qui sait tout.

Écrit par : Yspaddaden | 22/05/2013

"Vous maniez le style western avec un twist très personnel" : une mes phrases culte de ce festival, prononcée justement par cet animateur !!! C'est dire à quel point je suis d'accord avec toi, c'était son entrée en matière pour présenter Christophe Blain, et là on a frôlé la crise de fou-rire avec ma copine A.M., la deuxième phrase culte : "chaque geste du quotidien a sa noblesse" vient aussi de ce débat, à propos des femmes qui faisaient la vaiselle dans la rivière pendant la conquête de l'Ouest.... C'est facile de se moquer, c'est sûr, mais quand même un débat décévant. Et il n'y avait pas que toi et Tavernier qui avait les yeux mi-clos ... C'est quand même marrant de penser que l'on s'est croisées sans se voir. L'année prochaine, on se met un badge : "Je suis une blogueuse inconnue" ... ?

Écrit par : athalie | 22/05/2013

Endormie moi aussi pendant ce débat mais bercée par l'accent de Tavernier en anglais et charmée par les biscotos de Blain, ça valait le coup ! Sans parler de Percival dont j'ai finalement acheté le roman, "the one with horses"...

Écrit par : Anne M. | 22/05/2013

Les charmants biscottos de Christophe Blain ... cette remarque reste de ta responsabilité, moi, je n'aurais jamais osé ...

Écrit par : Athalie | 22/05/2013

On est passés à côté d'un énorme débat sur le racisme dans les westerns, sur comment les Noirs voient ce genre iconique entre tous. Percival Everett a attaqué fort en disant que John Ford était raciste, punaise, ça les a fait sortir de leurs gonds, et l'autre imbécile avec son air de je-sais-tout intello qui ne rebondit pas... misère... Sans le connaître personnellement, j'avais eu des échos très négatifs de festivaliers à son propos lors du dernier festival America (où j'animais des débats justement...) : 2 de tension, c'est son surnom...

Écrit par : Yspaddaden | 22/05/2013

Les européens d'un côté ( Tavernier, Blain) avec une connaissance encyclopédique des films évoqués et un imaginaire sur (?) dimensionné sur le genre et les américains, pour qui l'ouest n'était finalement qu'un lieu géographique, et la position de Percival Everett, la seule du côté américain a être idéologique ( et pour cause !): toutes ces divergences auraientt pu donner lieu à un débat passionnant et un peu vivant !!! C'est toi qui a posé la question qui tue "Mais qu'en pense les américains ?" alors que tout le monde s'endormait, et que deux de tension a réussi à ne pas reprendre correctement ( simplement, je veux dire) ?

Écrit par : Athalie | 23/05/2013

Non, ce n'était pas moi, j'étais perchée tout en haut. Je vais quand même tenter de mettre la main sur les BD de Christophe Blain, que j'ai revu sur un autre débat, il m'a bien plu. J'ai envie d'entamer sous peu une période western (littéraire) : ça va dégainer !

Écrit par : Yspaddaden | 23/05/2013

Si tu entames une période western, on risque de se croiser ... Mais je ne suis pas sûre de dégainer aussi vite que toi. Je n'ose te recommander mes quelques découvertes dans le genre : "Lonsome Dove" de Mc Murthy, par exemple ... Sur le stand d'étonnants voyageurs, l'éditeur en disait que c'était un chef d'oeuvre, et je ne suis pas loin de penser comme comme lui, toute raison gardée, bien sûr.

Écrit par : athalie | 25/05/2013

La tribune ici me semble un peu rude.Sur le cinéma de Ford il faudrait des heures et pas mal de remises en question.Attention aux raccourcis.Et la cinéphilie ne brille pas toujours par sa tolérance,piège dans lequel il m'est sûrement arrivé de tomber.Sur les festivals en général,tant cinématographiques que littéraires,je suis assez réservé.Et là aussi il faudrait pour s'en expliquer du temps,beaucoup de temps.

Écrit par : Eeguab | 24/05/2013

Tu peux prendre le temps que tu veux pour causer en ces pages des festivals littéraires ou cinématographiques ... je n'en suis guère amatrice non plus, en toute méconnaissance de cause et mauvaise foi, puisque que je ne fréquente dans le genre que "Etonnants voyageurs". Je ne dirai rien du cinéma de Ford, que je ne connais pas mis à part certains classiques, ni de la cinophilie parce que je ne suis pas assez pointue pour me prétendre cinophile (par contre, évidemment, chez toi, il y a matière) mais ce que je voulais dire, et Ys aussi je pense,(mais je ne voudrais pas parler en son nom, elle me rectifira si besoin) c'est qu'il y avait possibilité d' un vrai débat lors de la rencontre à laquelle nous avons assisté : l'imaginaire européen sur le western, érudit, réfléchi, intelligent , l'imaginaire américain, plus circonspect, géographique et plus réticent à l'idéalisation, à ce qu'il m'a semblé. Ce n'est donc pas tant le racisme ou non, ( je ne suis pas apte à juger) de l'oeuvre de Ford qui a été gênante que l'absence de confrontation entre ces deux visions, en grande partie liée, non pas aux auteurs présents mais à une réduction de leur intervention par l'absence de pertinence des questions posées. Et du coup, je vais aller voir chez toi ce que tu dis de Ford (parce que je suis sûre que tu en dis plein de choses) et que cela va me donner envie de revoir encore "Rio Bravo" !

Écrit par : athalie | 25/05/2013

Je comprends mieux ton com laissé chez moi (la "pile" de livres").... et j'adore ta description de Tavernier, c'était tout à fait ça ;-)

Écrit par : Margotte | 25/05/2013

Ha bon, Tavernier était "grand sachem" dès le matin ? ce fut en tout cas un sachem savant et passionnant, même si je ne suis pas assez versée en western pour savoir si ces prises de positions sont justes ou pas.

Écrit par : athalie | 25/05/2013

J'ai eu l'occasion de rencontrer trois fois Bertrand Tavernier.Et même de l'interviewer pour une radio locale,il y a longtemps.J'admire l'historien du cinéma,je connais le travail qu'il a fait pour mieux distribuer certains cinéastes américains.J'aime aussi pas mal de ses films notamment Que la fête commence,Le juge et l'assassin,Un dimanche à la campagne.Son bouquin 30,puis 50 ans de cinéma américain est remarquable.Mais je crois pouvoir dire,et je pèse mes mots,qu'il n'aime guère la contradiction.Ce n'est que mon avis.A bientôt.
P.S.Pour John Ford,commence par Les raisins de la colère,si tu ne l'as pas déjà vu.Je me ferai un plaisir de te le prêter si tu le souhaites.

Écrit par : Eeguab | 26/05/2013

Des rencontres avec ce bonhomme, voilà qui doit être passionnant, mais pas de tout repos, j'imagine, même pour un cinéphile comme toi ! Je ne connais pas son travail d'historien du cinéma, je l'avoue, mais le petit aperçu que j'ai ai vu cet après-midi-là m'a impressionnée. (même si le côté grand sachem, laisse penser qu'il ne fait pas bon ne pas être d'accord avec lui et que le bref échange contradictoire avec Percival Everett, aurait pu être passionnant, du coup). Mais quand tu évoques " Que la fête commence", je ne peux être que complétement d'accord ( un de mes films cultes), et j'ai fini ma première projection d'"Un dimanche à la campagne" en larmes. Je me souviens moins du "Juge et l'assassin", mais tu me donnes envie de me le procurer pour le revoir, et aussi du coup "Les raisins de la colère" que j'ai dû voir enfant ... Merci de ta proposition de prêt en tout cas, si certaines offines s'avèrent trop dépourvues ... (je vais d'ailleurs finir par y avoir recours pour "Paulina, 1880", impossible à trouver en librairie par chez moi ... peste, peste, rage ...
A bientôt !

Écrit par : athalie | 26/05/2013

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