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08/06/2013

Le retour à la terre 4. Le déluge, Jean Yves Ferri, Manu Larcenet

Le-retour-a-la-terre-tome-4.jpgL'intégration à la campagne, on peut dire que c'est quasiment acquis, celle à la mise en abîme du retour à la terre aussi, reste celle à la paternité et là Manu rame un peu. Les Atlantes lui envahissent le peu de sommeil que lui laisse Capucine. Le monde bloguesque qui s'ouvre lui offre une relecture plus rose de son quotidien, quelques nostalgiques visions d'une fiancée exotique d'un temps d'avant et Mariette veut retourner à la fac.

Chez Dargaud, on s'inquiète ... Et c'est qui m' a valu mon moment préféré dans ce tome, le voyage en avion de Manu avec Madame Mortemont, on est rêvait, Larcenet l'a fait : le choc des titans : madame Mortemont contre le reste du monde, où l'on apprend que Capucine (la vieille, celle au foulard, pas la neuve, celle au papillon) aurait des "vues" de reconversion et que son défunt mari avait le sperme clair, entre autres petites choses ... Un Manu reconcilié avec la prophétesse rurale.

Mais un Manu qui craque, une Mariette qui s'émancipe et prend les choses à coeur, les canards qui s'en mêlent, et monsieur Henri aussi, empoignant l'accordéon au son d'une singulière poèsie où l'on apprend, mais seulement que, non seulement "le lombric est un loustic" mais aussi que "son pantalon est élastique". On ne peut que ne pas regretter la non parution de ses oeuvres complètes, on se demande si monsieur Henri n'aurait pas lui aussi quelque vues pertinentes sur les Atlantes, côté alambic et eau de feu, vue l'effet que le lombic fait à Manu ( l'alambic et l'eau de feu y sont aussi pour quelque chose.)

Un tome peut-être un plus disparate que les autres, mais tout aussi excellent mélant ( et il faut être balèze), le sarcasme tendre, quelques jolies choses sur l'amour tout bête et le quotidien qui s'en dépêtre comme il peut, avec une pudeur de l'intime. Je vais devenir aussi attendrie qu'un accordéon qui couine, moi ...

Quatrième épisode d'une relecture toujours aussi savoureuse avec Hélène

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