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15/10/2013

Guide du loser amoureux Junot Diaz

Guide du loser amoureux, Junot Diaz, nouvelles, nouvelles Saint DomingueComme le titre l'indique plus ou moins, ce sont des nouvelles. J'aurais franchement préféré un nouveau roman de ce même auteur, mais bon, j'ai pris quand même, parce que c'était ce qui venait de paraître de Junot Diaz et que "La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao", c'est tout simplement génial. "La prose de Diaz électrise tout sur son passage" dit l'éditeur sur la quatrième de couverture. Soit. Sûrement, y a du volt là dedans, mais quand même, çà électrise moins, j'ai trouvé. Peut-être parce que ce sont des nouvelles et que j'aime moins les nouvelles que les romans, ou peut-être parce que je piaiffais devant, du coup, j'ai moins sauté en l'air.

Presque toutes les nouvelles tournent autour de Yunior (celui qui sévissait déjà autour du pauvre Oscar ...), un sorte de pivot à contre courant, un exemple à ne pas suivre, un loser d'amour qui le mérite bien, (et ne cherche point la repentance ni l'abstinence, sauf forcée évidemment ...), un Dominicain qui garde les yeux sur là-bas, l'île d'origine, et aussi sur les bas des reins qui passent à sa portée, un queutard qui saute sur tout ce qui porte nichons hauts (voire bas d'ailleurs, peu lui chaut si nichons et culs il y a ), parfois le regrette, quand il se fait larguer, reconnaît ses fautes, se fait larguer quand même, toujours infidèle et repentant. Il jubile et déchante en même temps, comme un destin de macho (presque) malheureux.

Mais ce n'est pas ce Yunior là, qui est touchant, bien sûr celui-là, il est drôle, poursuivant sa malédiction des stéréotypes des hommes "chauds" de là-bas, fumeurs, branleurs, glandeurs, braguetteurs ... A côté de ce dragueur, se voile l'autre, celui touché par l'exil, le pays pointé dans le coeur, comme un mythe déceptif et pourtant caressé, même oublié, caressant de quelques rayons certaines nouvelles. "Le soleil, la lune, les étoiles" en gardent trace, comme les deux femmes de "Otravida otravez" ( rien que le titre est une samba triste). Quelques passages, quelques phrases en sont les gardiennes, en espagnol dans le texte, plantées dans leur solitude comme les deux enfants dans l'appartement de l'arrivée à Boston, sous la neige de "Invierno". Puis, plus tard, plus grand, Yunior raconte un peu de son frère qui se meurt d'un cancer, de la mère qui d'un inconditionel amour l'étreint. Le père a disparu, reste cette ombre de l'aîné qui le double parfois, avant lui entre les cuisses des mêmes filles, puis disparaît. Reste le macho qui prend le sexe des filles comme d'autres mangent des mangues.

Un recueil un peu déceptif, donc mais que, en toute subjectivité, j'ai décidé de bien aimer. Même sans Oscar, qui m'a manqué ...

Commentaires

Honnêtement, je ne suis pas très nouvelles, mais le thème me tente, quoique je le trouve un peu rebattu. Ce qui m'étonne, c'est que toutes les nouvelles tournent autour du même personnage...c'est un roman fractionné alors?

Écrit par : sous les galets | 16/10/2013

Pas vraiment un roman fragmenté, mais un peu quand même, les mêmes personnages reviennent, Yunior, le macho de base, mais pas tant que cela, finalement, sa mère, son frère ... Pour être sincère, ce recueil donne l'impression d'un roman pas abouti, comme si l'auteur tournait encore autour ... Je dis cela mais je n'en sais rien ! Par contre, "La brève et merveilleuse vie ..." est un roman abouti et jubilatoire et triste et tragique et pas bien construit, un régal foutraque !

Écrit par : Athalie | 17/10/2013

j 'ai donc noté le roman qui t'a enchanté plutôt que ces nouvelles .C'est souvent comme ça , quand on aime un auteur on ne veut pas le lâcher . cela donne au moins envie à tes lectrices de découvrir le titre pour lequel tu avais complètement craqué
Luocine

Écrit par : luocine | 16/10/2013

Si tu le trouves (le roman, je veux dire) dans dans ta nouvelle médiathèque toute flambante neuve, vraiment n'hésite pas ! ( ceci dit je l'ai recommandé à quelqu'unes amies qui n'ont pas aimé du tout, voire qui lui ont claqué la porte au nez au pauvre Oscar !)

Écrit par : Athalie | 17/10/2013

C'était mon premier Junot Diaz donc pas de comparaison possible en ce qui me concerne. J'ai beaucoup aimé, tu le sais et tu sais aussi que "La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao" m'attend depuis peu grâce à toi^^

Écrit par : jerome | 16/10/2013

Si cela se trouve, tu vas préféré les nouvelles ... Et je vais rester avec mon stock d'Oscar sur les bras ! ( en plus, il pèse lourd l'animal !!!)

Écrit par : Athalie | 17/10/2013

Dans Los boys aussi, premier recueil de l'auteur, tous les textes tournent autour du personnage de Yunior.
Ce que tu écris de ce nouveau titre me retient un peu. Je crois que je vais encore attendre -quelques années de plus- que Diaz écrive enfin un autre roman !!

Écrit par : Ingannmic | 18/10/2013

Tant pis, même si ce sont des nouvelles, même si c'est Yunior qui en tient la vedette, je lirais "Los boys", trop accro à Diaz. Je me plais bien dans cet univers branquigole, excessif et foutraque. Yunior m'énerve par moment, mais ce recueil en montre la facette tristoune (à sa façon), et flambloyance du macho oblige, je trouve qu'il s'en sort pas mal. Curieuse de lire ton avis au cas où ... Mais comme toi, j'attends le prochain roman !!! Dans quelques années, l'auteur ne semblant pas prolifique.

Écrit par : Athalie | 20/10/2013

je l'ai trouvé et abandonné , je t'explique pourquoi.
Je suppose que tu parles un peu l'espagnol moi pas du tout, et la traduction laisse un nombre incroyable de mots espagnols .
Je me suis imposée ma règle habituelle , lire 50 pages mais je déteste ne pas tout comprendre et je me suis rendu compte que je lisais en diagonal . Du coup son personnage de loser m'énervait , j'ai finalement rendu le livre
Luocine

Écrit par : luocine | 19/10/2013

Je n'avais pas vu les choses comme cela, donc merci de ton commentaire ! Il est vrai que je cause un peu l'espagnol, et que non seulement j'adore cette langue, mais la culture qui va avec, ce qui fait que les passages non traduits ne me paraissaient pas dérangeants, voire rajoutaient au rythme " calor y calente", comme une histoire qui tangente de trop de chaleur. Comme quoi, il est bon de voir son point de vue remis en question ... Et Yunior est énervant, de toute façon, je te rejoins là dessus !

Écrit par : Athalie | 20/10/2013

Les commentaires sont fermés.