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21/01/2014

L'auberge de la Jamaïque Daphnée du Maurier

romans,romans anglais,l'auberge de la jamaïque,daphnée du maurier,cup of tea timeC’est Rébecca qui aurait bu un coup de trop des hauts de Hurlevent et qui du coup, se prendrait un peu pour Jane Eyre.

L’auberge de la Jamaïque se tient au bout des landes connues. Battue par les vents et gangrenée par le mal et la poussière boueuse qui s’y traînent en une lamentation damnation des esprits : bienséance et réalisme s’abstenir !

Mary y vient contrainte par son destin. Elle vivait à Helfort, de l’autre côté de la rivière, enfin, un peu plus loin quoi. Mais c’était un autre monde où même la pluie était douce, les coteaux juste vallonnés comme il faut. La vie de la ferme, la sienne, celle d’une jeune fille pauvre mais courageuse et vaillante à la tâche, lui convenait. Elle aurait pu y couler des vies paisibles, si le destin, donc, n’y avait pas mis son coup d’arrêt fatal. Sa mère est morte, la ferme est vendue. Et le coche l’amène rejoindre sa jeune tante, la sœur de sa mère, sa seule parente, dont elle garde un souvenir frais et gai. Mais première stupéfaction, après le vide de l’auberge délabrée, et l’accueil un tant soit peu brutal de son oncle par alliance, qu’elle découvre, c’est une tante demie folle qu’elle retrouve. Tremblante, une ombre soumise à son géant de mari. Déboussolée, ( on le serait à moins vue la tête du gars) Mary se fait un trou et s’endort. Mal.

Au fil des jours, la tyrannie se précise un peu. Joss Merlyn est alcoolique en de longues crises qui lui délient la langue et des horreurs en sortent. Imprévisible, malade, violent, sa présence a transformé l’auberge en désert. Les coches ne s’y arrêtent plus et les landes bruissent de rumeurs d’un autre âge. Des hommes, la nuit, s’y cachent, s’y cognent, les poutres s’ornent de corde, les portes claquent sur la nuit qui rôde toujours. Des charrettes dans la cour brinqueballent ... Les murs qui s’effritent enterrent de drôles de silences ...

Mais Mary ne va pas se laisser faire et la lande sera le terrain de ses aventures, dignes de la jeune fille courageuse qu’elle est, un peu aveuglée quand même et pas que par la pluie. Elle ira sa route, de cahots en cahots, de rencontres en fuites éperdues. Qui est le pire ? De Joss, de son frère Jem, séduisant voleur de chevaux à l’âme vagabonde, du mystérieux pasteur, albinos qui plus est, et dont le trait cruel révèle des abîmes ? où est le piège ? Mary, prisonnière de son devoir envers sa tante, tente d’éviter le pire et pas toujours pour le meilleur .... prise dans la tourmente des âmes torves qui veulent l’entraîner dans leur tourmente fatale ( AH, AH, AH !!!! "rire sardonique de la lectrice qui connait la fin" ....).

Bref, des échos romantiques anglais gothiques à souhait, bien ventés et pluvieux comme on les aime. Mettez vos capuchons et embarquez des kleenex, rien que pour le plaisir !

Commentaires

Je l'ai lu quand j'étais ado, j'ai beaucoup aimé !

Écrit par : Hélène | 22/01/2014

Un côté romantique échevelé qui m'aurait bien plus à l'adolescence aussi, je crois. Mais je devais avoir le nez plongé dans d'autres histoires. je suis très contente de découvrir cette auteure à l'âge "adulte" ....

Écrit par : athalie | 23/01/2014

Lu, bien évidemment! L'auteur sait y faire!

Écrit par : keisha | 22/01/2014

Oui, c'est bien fichu, j'ai quand même préféré "Ma cousine Rachel" à cause du côté thriller de l'âme. Mais une lecture très agréable, avec un petit côté féministe marrant comme tout. Quelle pugnacité la Mary !

Écrit par : athalie | 23/01/2014

Bon je vais découvrir cette auteure bientôt (si, si !) mais pas avec ce titre-là bien sûr^^

Écrit par : jerome | 23/01/2014

Pour toi, j'avais hésité entre "Ma cousine Rachel" et celui-ci ... Ce deuxième titre sera peut-être ta deuxième lecture de cette auteure ... (si, si, on y croit !)

Écrit par : athalie | 23/01/2014

C’est Rébecca qui aurait bu un coup de trop des hauts de Hurlevent et qui du coup, se prendrait un peu pour Jane Eyre.

j 'ai éclaté de rire !!
moi j'adore cette auteure mais avec tout ce que je lis en ce moment je n'ai pas le temps de m'y replonger
ça ravissait ma mère ma grand mère et moi l'été quand je rêvassais au grand amour
Luocine

Écrit par : luocine | 24/01/2014

C'est tout à fait cette image là que j'ai dans la tête quand je lis cette auteur, des femmes à l'ombre des pommiers en fleurs ( bon, je ne sais pas si il y avait des pommiers dans ton souvenir en vrai, mais moi, j'en mets dans mon souvenir en faux) qui rêvassent au grand amour en y croyant ou pas vraiment. J'adore ces effluves romantiques !

Écrit par : athalie | 25/01/2014

Oui, un livre pour le plaisir! Mais Rebecca reste mon préféré! Hitchcock les a adaptés tous les deux mais son Rebecca aussi est supérieur à mon avis.

Écrit par : claudialucia ma librairie | 25/01/2014

Je n'ai pas encore lu "Rebecca", mais ce sera sûrement pour bientôt, j'ai trop de plaisir à lire cette littérature anglaise que je découvre (pas trop tôt ...). Je me regarde l'adaptation d'Hitchcock au moins deux ou trois fois l'an, par contre, je ne savais pas qu'il avait aussi adapté "l'auberge", il va falloir que je me renseigne ... Et bienvenue par ici !

Écrit par : athalie | 25/01/2014

Les commentaires sont fermés.