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01/02/2014

Les seigneurs du thé Hella S.Haasse

Moi, j’aime bien les romans historiques, un peu exotiques, sur des trucs que je ne conromans,romans historiques,cup of tea time,java,thénais pas, même avec des princesses dedans, je ne suis pas contre. Et puis moi, j’adore le thé et je n’y connais rien, le vert, le noir, le gris ( non, ça c’est le tabac). Et puis Java, le XIXème siècle, tout cela l’ambiance terriblement veule et tiède des colonies décadentes. Je m’y voyais déjà. Alors j’ai pris ma tasse de thé (mon nouveau mug de chez PiP, évidemment, parce qu’en plus, je suis terriblement snob, sans vous parler de mon nouveau pyjama-tenue-d-intérieur so sweet ....) et je me suis plongée dedans.  Plusieurs tasses de thé plus tard, vu qu’il est un peu long quand même, et plusieurs tenues plus tard aussi (je ne peux pas rester en pyjama, même super sweet et chic tout le temps. Des fois, je sors de mon canapé, mon chat peut en témoigner. Il râle. Il a moins chaud, quoi.)

Ceci dit, je ne suis pas certaine que cela puisse avoir une influence, même légère sur le héros du roman, Rudolf ( je veux dire, mon pyjama super sweet, le thé sûrement, même la vague du thé Khusmi , qui sévit par chez moi, il aurait peut-être aimé. Du coup, je lui aurais bien demandé ce que l’on peut faire des boites, une fois vides, parce qu’elles sont si jolies que je ne peux pas les jeter, mais du coup, elles s’entassent. Le raz de marée guette d'un côté, et de l’autre, j’ai une PAB ou PAG qui s’allonge). Mais bon, il est un peu rigide comme héros. Le genre à se fiche éperdument de mon avis et mes soucis de boites vides.

Quand il débarque à Java de sa Néerlande natale, sa famille au sens strict s’est déjà vue attribuer un domaine d’exploitation dans les montagnes reculées, Ardjasari, à côté de celui de son oncle Eduard, le plus jeune frère de son père, qui lui est à Sinagar. (Que l’on ne sache pas où c’est n’est pas très important, c’est juste parce les personnages sont parfois désignés par le nom de leur exploitation, donc il faut retenir les deux. Sinon, on se perd.)  Rudolf a hâte, très hâte de revoir ses parents, hâte de connaître le thé, très hâte de se mettre au travail, de faire ses preuves, à son tour, d’égaler voire de surpasser les autres domaines qui tous appartiennent plus ou moins à sa famille. ça grouille d’oncles et tantes, de sœurs et d’autres racines, alliées toutes par leur puissance et leur intérêt. Tout le monde contrôle ( espionne ?) tout le monde et ils règnent sur les terres du haut de leurs principes et de leurs vastes demeures. Et ils sont envahissants. Ils envahissent d’ailleurs tout le début du roman, ce qui fait qu’au début, je les ai trouvé lourds, même le Karel, un colon philanthrope qui veut rationaliser les techniques de plantations et adapter les exploitations aux couleurs des indigènes. Il va même jusqu’à créer des écoles. On l’écoute, mais on se méfie malgré tout, où cette originalité pourrait-elle bien mener, hein ?

Rudolf est assez peu philanthrope, il est peu thrope tout court. Après s’être initié de tout son sérieux sur les cultures, la langue, les indigènes, il prend, pour un court moment la direction de la plantation de son père, puis de son oncle (ils sont retournés aux Pays-Bas). Pendant leur absence, Rudolf fait ses preuves, mais on l’apprécie peu. Trop froid, trop directif, pas assez paternaliste, rigide, quoi. Peu lui chaut (ou plutôt si), il acquiert un domaine encore vierge, encore plus perdu, avec rien dessus, juste des vieux plants de café improductifs, et il y va, défriche, construit, plante à tour de sueur. Et vous croyez qu’il va réussir, que nenni ! convaincre, que nenni aussi ...

On patine un peu, jusqu’à son mariage où l’histoire prend un  envol moins travail-travail, avec une certaine peinture des relations hommes femmes, à Java, de la vie dans les plantations, la sauvagerie côtoyée, domestiquée, admirée. Parce que Rudolph lui donne tout à son domaine, tellement tout, qu’il ne reste plus grand monde autour de lui pour le comprendre. Du coup, il y a moins de monde qu’au début et l’on s’y retrouve mieux. Lui aussi d’ailleurs, quant à elle, sa femme, c’est une autre histoire ...

Bref, un roman de fort honnête facture. Il n’y a que deux choses qui m’ont manqué : je ne sais toujours pas la différence entre un thé noir et un thé vert. Et les indigènes ; juste en toile de fond, ils manquent d’épaisseur, les colons prennent toute la place, ils bouchent la vue. Mais sans doute est-ce la réalité des mœurs coloniales ? Ils sont vus d’en haut. Du coup, on les aperçoit juste. 

 

Sur le conseil d'eeguab

Commentaires

Un bon auteur, pour ce que j'en sais. Je n'ai pas lu celui-ci, mais lequel? Pfou ça fait du temps.
M'amuse bien, ton billet. Pour les boîtes de thé, j'en ai dans l'arrière cuisine, vides (ça peut servir), et dans la cuisine, pleines du thé acheté en vrac à la boutique (tu me suis?)
Pour le chat, le mien n'apprécie pas que je quitte l'ordi, car il prolonge sa nuit actuellement, sur mes genoux, c'est chauuuuuuuuuud! Sur ma bonne vieille robe de chambre...

Écrit par : keisha | 02/02/2014

Un bon auteur, bien solide, que je ne connaissais absolument pas ... J'y reviendrai sûrement à l'occasion.
Pour les boîtes de thé, tu vois, mon problème, c'est que celles de Kusmi, je les trouve trop jolies pour l'arrière cuisine (enfin, chez moi, c'est la réserve ...), mais vides dans la cuisine, qu'elles soient jolies encombrent .... C'est comme les boites de chez Mariage Frère (quand je disais que j'étais snob), je ne veux pas m'en séparer, ce qui fait que j'ai acheter d'autres boites ( anonymes) pour mettre le thé que j'achète aussi en vrac ... et que celles de Mariage Frère, vides, font copines avec celles de Kusmi. Et les pleines. Je pense trouver une solution un de ces jours. Une caresse à ton chat. (le mien, quand il vient jusque l'ordi, en général, il se met devant l'écran, normal, mais de mon côté, je veux dire qu'il me regarde, moi, et pas l'écran. C'est un chat, quoi ...)

Écrit par : athalie | 02/02/2014

Hello Athalie, nous sommes, je crois, assez d'accord.

Écrit par : Eeguab | 02/02/2014

Mon ordi me joue des tours et le lien vers ton article avait disparu ... Désolée ! Oui, en gros, je te rejoins, même si tu es plus précis que moi sur l'histoire (ce n'est pas mon fort, je fais des efforts pourtant !) et que tu connais mieux cette auteure que tu m'as fait découvrir. Merci du conseil en tout cas !

Écrit par : athalie | 02/02/2014

Alors moi le thé me fait vomir et je ne suis pas du tout fan des romans historiques donc je suis désolé de te dire que je vais passer mon tour sur ce coup-là^^

Écrit par : jerome | 05/02/2014

Comment ça le thé c'est pas bon !!!! Même dans un mug PiP avec du "Mariage Frère dedans" ? Tu passes à côté du divin mon cher Jérôme !!! ( tu peux aussi faire passer le tout avec des fraises Tagada, crime contre le bon goût de la snobinitude, mais " so délicious" ...)Pour ce titre, par contre, il n'est pas dans mes indispensables, mais ce fut un bon moment de lecture quand même ( un peu long au début).

Écrit par : athalie | 06/02/2014

pour les boites , essaie de les donner dans une école maternelle ! les instits en ont toujours besoin, le seul problème c'est que tu risques de les voir revenir décorée de papier crépon à la fête des mères.
Pour le reste!
J aime beaucoup ton billet mais je ne suis pas certaine de me plonger dans le roman alors que j'adore le thé!
Luocine

Écrit par : luocine | 08/02/2014

Mais que voilà une bonne idée Je n'y avais même pas pensé, quelle dinde je fais !!! Et pour la fête des mères en papier crépon, ouf ! je ne crains plus rien ....
Pour le roman, ben oui, j'ai été un peu déçu, il manque de saveur de thé, mis à part les litres que j'en ai bus en lisant. Comme toi, j'adore le thé, alors quand on me parle de thé sans arrêt, j'en bois encore plus, ce qui fait que, au final, je me suis offert un autre mug PiP ... Il fallait bien un prétexte !

Écrit par : athalie | 12/02/2014

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