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16/08/2014

Spooner Pete Dexter

Le livre se nomme Spooner logiquement, puis que c’est le surnom du héros, surnom beaucoup plus utilisé que son nom. Sauf que des héros, en fait, il y en a deux, Spooner , donc, et son beau-père, Calmer. Et je ne suis pas loin de penser que le vrai, c’est le deuxième, qui porte d’ailleurs bien son nom dans la prononciation phonétique française.

Calmer vient du Dakota du sud. Placide, travailleur, consciencieux et effacé, peu loquace, rien ne le prédisposait à la carrière héroïque ( d’ailleurs de carrière, il n’en aura pas vraiment …). Il a bien un oncle, le préféré de la famille, qui s’est fait arracher trois de la main gauche par une ourse dans un zoo (il était gaucher), mais cela ne compte pas vraiment. Calmer, loin du Dakota du sud, est devenu capitaine de frégate, travailleur et consciencieux. Il était sûrement promis à plus haut grade encore, seulement voilà, un obscur député va mourir soudainement lors d’un match de football et Calmer se retrouve en charge de l’immersion du cercueil en pleine mer. Immersion qui va tourner à la catastrophe, comme le vent tourbillonnant dans la jupe de la veuve, pas éplorée, mais  quand même qui va égarer un moment le placide Calmer.

Et voilà ( en gros), comment il va se retrouver père de substitution de Spooner, toujours loin du Dakota du sud, dans la petite ville de Géorgie où Spooner est né, le soir de l’incendie de la maison de retraite. De cette incident-là, Spooner est innocent, mais pour les suivants, enfin pas tous quand même, c’est moins sûr. En effet, le héros enfant loupe à peu près tout, même sa naissance puisque son jumeau mort restera, de ce fait même, le préférée de sa mère. Comment le placide Calmer a-t-il bien pu tomber en amour de cette femme-là ? Cela reste un mystère … Enseignante aigrie, irascible, voire acariâtre, veuve éplorée mais juste d’elle-même, accablée d’un asthme qui lui permet de se plaindre sans cesse et de s’échapper toujours …. Sans doute, Calmer a-t-il vu là un devoir humanitaire à accomplir, cet homme ayant le goût immodéré (mais modeste), des missions perdues d’avance. Pour la même raison, Calmer aimera Spooner quoiqu’il fasse car le jeune garçon persiste, beau-père ou pas à louper tout ce qu’il touche et s’acharne à s’autodétruire, même en ne le faisant pas exprès, ce qui est quand même le comble de l’anti-héroïsme. Sa grande sœur, Margaret est belle et surdouée, comme le deux autres frères qui naîtront par la suite. Spooner se cantonne à la médiocrité, se fait virer de la maternelle pour pulsion sexuelle voyante,  et révèle des dons de somnambulisme pour uriner dans le frigidaire des voisins et rate son suicide sur fourmilière ( et se ne sera pas la seule tentative …). Mais toujours, Calmer le rattrape par le fond de la culotte, en silence, d’œil interrogateur et tendre, lui, le héros boiteux, le vilain petit canard, le champion du sabotage intime …

Puis, Spooner grandira, s’ échappera à lui-même, et s’appliquera, à lui-même, le regard de Calmer.

Une belle histoire de père et de fils qui s’inventent et se choisissent. Ce pourrait être dramatique, mais la tonalité choisie est l’humour, et le roman est truffé de scènes cocasses et burlesques : le mariage des parents de Spooner, l’envolée matinale de la voiture de la voisine sur l’ennemi intime de Calmer ….

 

Je le mets dans mes préférés, parce qu’il a tout pour me plaire, sans en faire un coup de cœur total, parce qu’il a quand même un petit goût de fabriqué pour … 

Commentaires

Je ne sais pas trop quel est ce genre de bouquin, mais ça a l'air assez barré pour me plaire;..

Écrit par : keisha | 16/08/2014

Tu me poses une colle ... Le genre, je ne saurais pas dire ... la construction narrative est assez classique, on suit les aléas de Spooner qui grandit et devient presque plus sage, et on suit aussi sa famille, surtout Calmer, donc. Il lui ( puis leur)arrive des aventures assez barrées, effectivement, mais pas trop. C'est souvent drôle, un peu le ton d'Irving mais cela fait un moment que je n'ai pas lu d'Irving, et puis à la fin, c'est bourré de tendresse ... je ne sais si c'est plus clair, mais je pense que tu pourrais aimer. Il n'a pas de cow-boy, par contre ...

Écrit par : Athalie | 16/08/2014

J'ai pas tout compris, j'ai le cerveau lent... C''est sûrement bien, si tu le dis.

Écrit par : Une Comete | 16/08/2014

Décidément, j'ai fait une note pas claire, moi ... Disons qu'au début, le héros se colle plein de claques dans la figure (il a des raisons valables), faut dire, après, il continue, mais comme il grandit, ce ne sont pas les mêmes, et puis à la fin, ben, je ne peux pas le dire, mais la fin aussi est bien ... Et Calmer, c'est un type génial !

Écrit par : Athalie | 16/08/2014

bon , je vais un peu expliquer ce que j'ai compris
1 / tu as apprécié
2/ l'histoire est un peu compliqué
3 la relation père fils est touchante
C'est ça?
mais si , mais si tu es très clair et surtout j'adore tes billets
Luocine

Écrit par : luocine | 16/08/2014

Bon résumé !!! Elle est un peu compliquée, l'histoire, au début seulement, un peu loufoque mais rien qui ne soit surmontable. Merci de ta contribution à la cause de la clarté, Luocine ! et merci toujours de tes compliments ...

Écrit par : Athalie | 17/08/2014

Longtemps que je veux découvrir cet auteur. "Train" me fait de l’œil depuis sa parution; il y a presque dix ans. Il va finir un jour ou l'autre dans ma pal, ce sera une première étape...

Écrit par : jerome | 17/08/2014

Je crois que celui-ci n'est pas récent non plus et je l'avais déjà amené en vacances l'année dernière ... Comme quoi, les bonnes lectures peuvent attendre leur moment ! Je note "Train", je ne savais pas que l'auteur avait écrit plusieurs livres. A ma rentrée, j'irai me renseigner.

Écrit par : Athalie | 17/08/2014

La bibli a cet auteur, mais pas ce titre, pas grave, c'est le genre qui me plait (avec ou sans cow boys)

Écrit par : keisha | 18/08/2014

Les commentaires sont fermés.