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30/10/2014

Jeune fille en Dior Annie Goetzinger

jeune fille en dior,annie goetzinger,bande dessinnéesL'immédiate après-guerre, 1947, alors que le rationnement sévit encore, quelques privilégiés se ruent au premier défilé de haute couture de l'inconnu qu'est alors Christian Dior, une débauche de luxe dans des salons bondés et c'est l'immédiate explosion du New Look. L'euphorie touche à peine le timide créateur. Traînent bien quelques mauvaises langues illustres pour évoquer les débuts obscurs du normand dont la faillite familliale n' empêche pas ce début grandiose et cet étalage de luxe insolent. On passe ensuite dans les coulisses grâce au personnage de Clara, au départ obscure chroniqueuse dans "Le jardin des modes", puis mannequin, puis amie, puis cliente ... Et on comprend rapidement que l'intérêt de la dessinatrice de cette bande dessinée, réside uniquement dans les robes, rien que les robes, comme le dit d'ailleurs leur initial créateur.

Superbement dessinés, on assiste à un envol de chiffons soyeux très maîtrisé, ils envahissent les pages et tournevoltent comme dans une romance un peu creuse. La trajectoire du maître est linéairement plate, comme celle de l'héroïne qui nous la chronique. Le travail harassant des pauvres mannequins dont la devise désespérée est "Qui dort dîne", n'a d'égal que celui de leur inspirateur vénéré, exigeant mais attentif. 

Bref, un scénario à l'eau de Dior, malgré de superbes dessins de robes (on l'aura compris), et même si quelques vignettes montrent le décalage entre la réalité de la pauvreté de l'époque et la vanité arrogante du monde de la création et du commerce, c'est bien peu. Et comme monsieur Dior est montré comme étant essentiellement un artiste dans l'âme, l'aspect mercantile de l’univers du luxe est aussi gommé. pas de contrepoint, donc, cela fait un panégyrique qui fleure juste bon une flânerie pour happy few.  

Commentaires

je suis allée voir sa maison à Granville, je sus attachée à ce personnage sans que je sache bien pourquoi, je ne lirai sans doute pas ce livre mais j’imagine bien son atmosphère grâce à toi.

Écrit par : luocine | 31/10/2014

J'aime bien aussi ces atmosphère de luxe intemporel, c'est mon côté Sissi l'impératrice ... Sans que je ne sache vraiment ce qui m'attire dans ce guimauve ... Mais là, dans cet album, le propos reste plat. Dommage ! ( j'ai pensé à toi, t'as vu ? j'ai mis une image ...)

Écrit par : Athalie | 01/11/2014

Les dessins ont l'air superbes...

Écrit par : Une Comete | 01/11/2014

Ils le sont, on en prend plein les mirettes du New look ...

Écrit par : Athalie | 01/11/2014

Hum, ca doit être bon pour le plaisir des yeux.

Écrit par : Valérie | 01/11/2014

Juste pour celui-là ....

Écrit par : Athalie | 02/11/2014

Plaisir des yeux, oui (et j'ai lu que l'auteur avait dû transformer un dessin qui ne plaisait pas (un monsieur dans le lit!)

Écrit par : keisha | 02/11/2014

M'étonne pas ! On voit bien que le propos ne doit surtout pas être dérangeant, mais très bien pensant ! Un monsieur dans un lit, quelle inconvenance ...

Écrit par : Athalie | 02/11/2014

Ce n'est pas un monsieur dans le lit qui gênait, mais le fait que juste avant il y en avait sûrement deux..; ^_^

Écrit par : keisha | 03/11/2014

Tu veux dire qu'il avait un homme dessiné dans le lit de Christian Dior !!!! mon dieu quelle horreur !!! ¨-¨ Si ça se trouve, c'était Yves Saint Laurent déguisé en nymphette ...

Écrit par : Athalie | 03/11/2014

Je l'ai feuillé te celui-ci, j'ai trouvé les dessins "jolis" mais l'aspect un peu "lisse" me l'a fait reposer bien vite...

Écrit par : manU | 05/11/2014

Ah ! Pour être lisse, c'est lisse, et pour être joli, c'est joli ...

Écrit par : Athalie | 05/11/2014

Les commentaires sont fermés.